07/11/2015

Endgame : Missions Volume 1 (James Frey)

600x600bb-85.jpgPour pouvoir participer avec succès au « Endgame », jeu final organisé par des extra-terrestres, quatre jeunes gens représentant quatre tribus primitives, les Minoens, les Sumériens, le peuple de Mu et les Kooris, doivent s'entrainer très durement et éliminer tous leurs adversaires. En Crète, Markus, le roi de l'escalade, doit choisir entre son amitié pour Alexander, son plus redoutable concurrent, et son destin de Joueur. Dans un désert du Moyen-Orient, Kala apprend le prix de l'amour avec son petit ami Alad. Au moment fatidique, elle n'aura pas la moindre hésitation. Au Japon, Chiyoko luttera jusqu'à la mort contre Akira, sa rivale plus brillante qu'elle, pour rester la Joueuse de sa lignée. En Australie, Alice devra liquider de sang froid un terroriste pour comprendre le sens de la terrible mission qui l'attend.

« Endgame », à en lire ce prequel de plus de 300 pages, s'annonce comme une efficace série d'horreur et de science-fiction pour ados. Les quatre personnages sont présentés successivement au fil de quatre chapitres qui sont autant d'histoires différentes. On se doute qu'ils s'affronteront dans les épisodes suivants et on imagine très bien quel genre d'ambiance va régner dans cette trilogie annoncée. La violence plus ou moins gratuite, la compétition sans la moindre pitié, la rage de vaincre et de tuer. Endgame a commencé. Endgame est un combat sans merci. Il n'y aura qu'un seul vainqueur. Encore et toujours un univers de jeu video, plein de sang, de mort, et de haine. « Aimer est une faiblesse, l'amour est une menace. Tuer est un choix sur lequel on ne revient pas. » y lit-on. Style efficace, à l'américaine, très page-turner, qui ne peut qu'accrocher. Ames sensibles s'abstenir. A réserver à des ados avertis et sachant faire la part des choses.

4/5

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06/11/2015

Les nouvelles aventures de Carnacki / La chambre rouge (Frédéric Livyns)

 

600x600bb-85.jpgTom Godwil a perdu son épouse Madeleine dans des circonstances particulièrement tragiques. Elle s'est tranché les veines et la police a conclu à un suicide. Pour soulager sa peine, Tom se consacre totalement à la peinture. Il peint exclusivement des portraits de la défunte. Pour voir de nouveaux visages, il a ouvert deux chambres d'hôtes qui remportent un réel succès. L'ennui, c'est qu'un de ses locataires est retrouvé mort dans sa chambre avec les veines du poignet droit tranché. Puis c'est au tour d'un second de subir le même sort. Mais autant le premier avait de bonnes raisons de se suicider, autant le second n'en avait aucune. Thomas Carnicki, ami de Godwil, se lance alors dans une enquête qui s'annonce difficile et risquée.

 

« Avec la chambre rouge », les amateurs de sensations fortes seront servis. Non seulement ils suivront une enquête policière de belle facture et menée de main de maître dans la tradition de Conan Doyle, de Gaston Leroux et d'Agatha Christie, mais en plus ils auront en prime une ambiance d'épouvante digne de « l'Exorciste » ou « d'Amityville » avec esprits frappeurs, maison hantée et autres ectoplasmes vengeurs. C'est parfaitement rythmé, fort bien écrit et si passionnant que le lecteur n'a pas pu lâcher cette novela d'une centaine de pages avant d'avoir eu la clé (surprenante) de l'énigme. Un excellent divertissement offert par les éditions L'IvreBook. Pourquoi s'en priver ?

4,5/5

 

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04/11/2015

Des histoires du pays de Vaud (Alfred Ceresole)

des histoires du pays de vaud.jpgL'huissier Vincent-Pierre David rentre chez lui fort tard suite à une réunion un peu trop longue du Conseil Municipal. Son épouse Marguerite n'a de cesse de vouloir savoir de quoi ces messieurs ont bien pu discuter si longuement. Vincent-Pierre finit par lui raconter une histoire de pose de scellés sur toutes les cafetières du village en exigeant d'elle le secret le plus absolu. Marguerite s'empresse aussitôt de tout raconter à sa meilleure amie, laquelle en fait autant. En trois heures, toute la petite communauté villageoise est en révolution... Un coq, roi de la basse-cour voit d'un mauvais œil l'arrivée d'un plus jeune et d'un plus fringant dont toutes les poulettes sont folles. Il se jette sur lui et tente de lui régler son compte... Justin Bragognon veut épouser Fanchette Tarbaz. L'ennui, c'est qu'ayant trop trainé en chemin, il se présente trop tard devant le pasteur, Monsieur Prudent. Le mariage devra être reporté...

Ce recueil de six textes porte parfaitement son nom. Il s'agit bien d'histoires, de compte-rendus de petits faits divers relatifs à l'humble vie quotidienne des paysans du pays vaudois à la fin du XIXème siècle et au tout début du XXème. Seuls deux textes ont une inspiration un peu différentes : « Les deux coqs », charmante fable et « Un épisode de 1798 », récit de la campagne militaire menée par la grand-mère de l'auteur qui, par amour pour deux militaires, a suivi clandestinement l'armée de Bonaparte en Egypte. La lecture de cet ouvrage très bien écrit permettra au lecteur de faire une plongée dans un monde perdu, à la fois plus chaleureux et plus fraternel que le nôtre mais avec ses dangers quand même. (La dernière histoire, « La contrée d'Oron », avec ses bandits de grands chemins sans foi ni loi en est un bel exemple.) Ceresole, charmant écrivain qui pousse la modestie jusqu'à remercier le lecteur s'il a pris quelque plaisir à le lire et à s'excuser dans le cas contraire, mérite amplement de ne pas tomber dans l'oubli et d'être placé aux côtés des grands du terroir, les Pourrat, Erkmann-Chatrian, Giono et autres Vincenot.

4/5

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02/11/2015

L'aventure de Shoscombe Old Place (Conan Doyle)

shoscombe old place.jpgSir Robert Norberton réside dans un beau manoir à Shoscombe Old Place. Personnage atypique, il est à la fois le cavalier le plus casse-cou de toute l'Angleterre, mais également un boxeur, un athlète, un joueur effréné et un don juan. Il se laisse parfois aller à de regrettables accès de violence. Ainsi a-t-il un jour corrigé à grands coups de cravache, Sam Brewer, un malheureux huissier. Il faut dire que le baronnet est criblé de dettes et qu'il compte se refaire en présentant au Derby son meilleur cheval. Alertés par la découverte d'ossements humains dans la chapelle du manoir, Sherlock Holmes et son fidèle Dr Watson mènent une discrète enquête sur le personnage...

« L'aventure de Shoscombe Old Place » est un court roman policier (novella?) fort agréable à lire. Cette enquête du célèbre Sherlock Holmes n'est pas la plus connue de toutes mais elle mérite le détour ne serait-ce que par l'astuce du subterfuge pratiqué pour échapper à la voracité des créanciers du baronnet. Inutile de dire que le style rapide, élégant et parfaitement rythmé du grand maître du policier et du fantastique britannique offre toujours un véritable régal pour tout lecteur un peu connaisseur et que le texte n'a pas pris la moindre ride. Alors, n'hésitez plus ! Lisez et même dévorez les œuvres de l'immense Conan Doyle et pourquoi se priver de celle-ci qui peut être obtenue gratuitement en e-book sur la plupart des plate-formes de distribution.

4,5/5

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30/10/2015

Lollyblog (Nouvelle complète)

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27/10/2015

Le réseau Spartacus (Jo Van Niekerk)

le réseau spartacus.jpgDans une époque lointaine, aux confins de la galaxie, l'humanité s'est organisée pour vivre sur deux planètes. L'une s'appelle « Activis Tero », c'est celle des jeunes actifs. L'autre, « Senex Planitis », est réservée aux anciens qui y ont été mis au rancart. Sur la première, on gaspille dans la plus totale insouciance. Sur la seconde, véritable enfer de glace, les ressources sont beaucoup plus limitées. D'un côté, une société qui se permet les pires pollutions. De l'autre, des êtres respectueux de l'environnement. Et pour ne rien arranger, l'apparition sur Activis d'un virus dévastateur qui menace d'éradiquer l'espèce humaine en s'en prenant aux femmes enceintes et aux enfants à naître. Atteinte par la limite d'âge, la vieille Marjolaine Werber débarque sur Senex alors que sa fille Angela et son gendre sont restés vivre sur Activis. Elle espère retrouver son vieux mari exilé quelques années plus tôt, mais elle n'est sûre de rien. L'a-t-il attendu ? A-t-il refait sa vie avec une autre femme ?

« Le réseau Spartacus » est un roman de science-fiction de facture assez classique. Son intrigue part sur une problématique originale et des présupposés intéressants mais se fourvoie assez vite comme si l'auteur avait voulu créer une intrigue dans l'intrigue. Une première attaque virale ayant été circonscrite et une première société secrète étant découverte, on a droit à une seconde attaque virale menée par une seconde société secrète, ce qui fait un peu « too much », d'autant plus que tout ceci est développé sur la bagatelle de 660 pages ! Un gros pavé bien indigeste et qui a tendance à tomber des mains du lecteur le plus indulgent. Le plus désagréable étant la lourdeur d'un style répétitif et assez médiocre (fautes de français, expressions triviales ou inadaptées, résumés inutiles), longues tirades sur la biologie moléculaire et autres développements scientifiques. Sans parler des personnages qui quittent la scène les pieds devant les uns après les autres et de l'impression de tristesse désabusée qui sourd de cette histoire finalement fort sombre et fort loin du conte philosophique. L'auteur a beau conclure en affirmant que rien ne pourra soumettre totalement l'être humain alors qu'il vient de faire la démonstration inverse, le lecteur demeure sceptique.

2,5/5

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25/10/2015

Pensées plus ou moins correctes (55)

index.jpgFLATTEUR

« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. »

(Jean de La Fontaine)

FLIRT

« Le flirt, c'est l'aquarelle de l'amour. »

FLEUVE

« On ne descend jamais deux fois le même fleuve. »

FOI

« La Foi nous dit de respecter l'image de Dieu, l'Espérance nous aide à la protéger, la Charité juge de tout. »

(Apophtegme)

« Quand on a la foi, on peut se passer de la vérité. »

(F. Nietzsche)

FOLIE

« Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains le dissimulent mieux que d'autres. »

(Proverbe suédois)

« C'est une grande folie que de vouloir être sage tout seul. »

(La Rochefoucauld)

« Tout le monde a son grain de folie, sauf vous et moi ; et parfois je me demande si vous ne l'avez pas vous aussi. »

(Th. Fuller)

« Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. »

(Oscar Wilde)

« Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse. »

(William Blake)

« En général, ce serait une grande folie d'espérer que ceux qui dans le fait sont les maîtres préféreront un autre intérêt au leur. »

(Jean-Jacques Rousseau)

« Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit. »

(La Rochefoucauld)

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20/10/2015

Montburgonde (Chapitres 1 à 8)

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18/10/2015

Walrus Institute 2/ Monsters ! (Collectif)

walrus.jpgUn gamin de quatorze ans, blessé d'un coup de couteau est admis aux urgences. Quelqu'un s'introduit dans le service et vient l'achever en lui écrabouillant la tête de fort vilaine manière... En pleine nuit, Vincent peine sur les cours de l'Institut, quand il entend soudain une voix d'enfant lui demander : « Tu veux bien jouer avec moi ? » Il reconnaît Adélard, son petit voisin, âgé de quatre ans. Mais que vient-il faire chez lui si tard, avec son ours en peluche dans les bras ? Et pourquoi lui tourne-t-il le dos et reste-t-il comme ça, à fixer le mur ?... Hubby, armé de sa fronde Goliath et accompagné de Minouche, la marmotte dont il ne se sépare jamais, découvre une ferme abandonnée en pleine campagne. Quel monstre se cache à l'intérieur de ses murs ?... Stéphane doit ravitailler le Walrus Institute en substance B, sorte de concentré de bonheur secrété par un monstre tapi au fond d'une caverne. Comment parviendra-t-il à l'extraire de son arrière-train ?... Sophie descend dans les sous-sols de son immeuble pour aller affronter une poubelle géante qui se livre à bien des ravages... Ianian, capitaine des compagnies nazies simiesques, a pour mission d'assassiner Jésus de retour sur terre...

Cet ouvrage collectif est un recueil comprenant onze nouvelles écrites par onze jeunes auteurs francophones de SFFF ainsi qu'une introduction et une conclusion, le tout donnant un ensemble assez homogène, ce qui est plutôt rare dans ce genre de compilation. Tous les textes tournant autour du thème du « Monstre » avec les relais de personnages récurrents, Saïemone, directeur du WI, son cyborg, ses deux muses, belles à damner un saint, et sa bande d'orangs-outangs complètement dingues, relèvent des littératures de l'imaginaire, principalement de l'horreur, mais également de la fantaisie, de l'étrange et même de la pure science-fiction. Le lecteur y trouvera des styles souvent agréables, de belles imaginations, de la terreur, de la monstruosité et pas mal d'humour, ce qui ne gâte rien. Tous les textes méritent le détour pour une raison ou pour une autre. Deux sortent du lot vu la grande originalité de l'instigue et la beauté du style (« Tu veux jouer avec moi ? » et « Le rouge »). Grande qualité éditoriale également (quasi absence de coquilles et autres d'orthographe). Cerise sur le gâteau, ce livre est disponible en e-book gratuit sur la plupart des plate-formes de distribution. Pourquoi s'en priver ?

4/5

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16/10/2015

Jésus 2.0/ Le nouveau nouveau testament (Julien Boyer)

Nouveau nouveau testament.pngAu Paradis, rien ne va plus. Observant la folie des humains, Dieu le père en est arrivé à la conclusion que sa petite expérience sur terre a tourné au fiasco complet. Il est de plus en plus tenté de faire table rase et s'il se retient encore, c'est uniquement par considération pour son Fils né ici-bas. De son côté, Jésus se dit que la solution doit à nouveau venir de lui. Mais comme son père refuse de le renvoyer à nouveau sur terre, il devra y aller incognito. Pour s'incarner rapidement, il choisit Midsch, une jeune marginale allemande. Installé au Mexique, il ne lui reste plus qu'à choisir une poignée de disciples dont le plus célèbre ne sera autre que Ban-Ki Moon, le secrétaire général de l'Organisation des Etats-Unis.

« Le nouveau nouveau testament » se veut un manifeste révolutionnaire visant à remettre l'humanité sur de bons rails en utilisant les moyens les plus modernes tels les technologies de l'information dont l'auteur semble être assez féru. L'intrigue démarre sur un présupposé aussi intéressant que sympathique mais s'enlise assez rapidement entre gentils papotages, nombreuses tasses de thé et rares roulages de joints. Le lecteur, qui imaginait tenir un conte philosophique de belle qualité ou à tout le moins une parabole bien envoyée, se retrouve avec un petit roman plein de bons sentiments et de bonnes intentions mais dont la naïveté utopique laisse pantois. Si on y ajoute que le style de l'auteur est assez proche de l'écriture au fil de la plume, que le texte est parsemé de coquilles et d'erreurs en tous genres et que la fin ouverte invite à lire le deuxième tome « Actes des apôtres 2.0 », on se retrouve un peu déçu du voyage...

3/5

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14/10/2015

Plaisir d'humour (Alphonse Allais)

index.jpgSur un boulevard parisien, un homme croise une très belle femme. Il a l'impression de l'avoir déjà rencontrée quelque part, mais impossible de se rappeler où. Il décide de la suivre de loin pour en avoir le cœur net... Les compagnies d'assurances contre le vol prolifèrent, leurs contrats rencontrent un succès certain. Alphonse Allais propose d'innover avec la création du « Phénix cellulaire », une compagnie qui proposerait aux voleurs une assurance contre les risques de la détention !... M. Erik Dahl, darwiniste convaincu, veut prouver la véracité de la fameuse théorie grâce à une expérience scientifique indiscutable. Il pêche un hareng, l'habitue peu à peu à se passer d'eau, puis lui apprend à ramper comme un serpent... Alphonse Allais détient un record cycliste assez extraordinaire, celui du millimètre sur piste et sur route, accompli en moins d'1/17000ème de seconde et en un peu plus de 1/14000ème de seconde... Pour ne pas risquer de voir ses chevaux dévorés par des tigres, Alphonse Allais décide de traverser l'Afrique dans un chariot tiré par une douzaine de... tigres... Le végétarisme intégral peut amener à être chaussé de bottines en herbe tressée... Les bouteilles vides s'accumulent dans le château du Comte de Rechef, aristocrate dans la dèche qui n'a plus que ça à collectionner...

« Plaisir d'humour » est un charmant recueil d'une quarantaine de textes un peu plus étoffés que ceux du « Parapluie de l'escouade » ou de « Contes humoristiques ». Leur format les rapproche de la nouvelle, de la chronique et même du mini roman feuilleton. Le lecteur y découvrira, entre autres pépites humoristiques, « L'inhospitalité punie », un superbe conte philosophique proche de la fable ou de la parabole, des pastiches, piques et moqueries à l'encontre du critique littéraire Francisque Sarcey qui faisait la pluie et le beau temps à l'époque et qui se piquait de « gros bon sens », autant dire le parfait bouc émissaire pour le malicieux auteur. Et toujours, les paradoxes, les énormités et les incursions dans l'absurde ou le fantastique mais un peu moins de blagues de potache. A noter également deux doublons (« Inconvénient du baudelairisme » et « Loup de mer ») également présents dans « Le parapluie de l'escouade ». Un excellent recueil à recommander à qui apprécie l'esprit français, la légèreté narquoise et l'humour décalé.

4/5

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12/10/2015

Le parapluie de l'escouade (Alphonse Allais)

index.jpgMadeleine trompe Jean, son mari, avec toutes sortes d'amants. A chaque fois, Jean réagit avec efficacité et à-propos... Alphonse Allais est invité au palais de l'Elysée par le Président Sadi Carnot très préoccupé par la question sociale. Heureusement, l'écrivain n'est jamais à court d'idées farfelues... Une nouvelle mode se répand dans Paris, celle des kangourous boxeurs. Allais mène l'enquête au Jardin des Plantes... Un jeune pharmacien, grand admirateur de Baudelaire, déclame des poèmes du maître en délivrant ses médicaments... A force de réclamer un roi, les grenouilles en récupèrent un en la personne de Léopold de Belgique... En Nouvelle Calédonie, des kanaks, obligés par l'auteur de repêcher un marin anglais en train de se noyer, ont une bien curieuse manière de l'aider à sécher !

« Le parapluie de l'escouade » est un recueil d'une quarantaine de textes du grand humoriste Alphonse Allais. En fait, il s'agit plutôt de courts récits, d'historiettes, d'anecdotes amusantes ou de faits divers drolatiques revus et corrigés par l'esprit malicieux et ironique de l'auteur. Inutile d'y chercher des intrigues compliquées ou des situations sentimentales ou psychologiques alambiquées. Non, chez notre conteur, tout est simple, drôle, évident, léger et pétillant comme des bulles de champagne. Au-delà des plaisanteries et des blagues de potache, on retrouve des pastiches (« Il neigeait » de Victor Hugo), des imitations, des interventions de personnages récurrents comme le Capitaine Cap et également des incursions dans le domaine de l'étrange et du fantastique comme dans « Posthume », une mini-nouvelle, qui, à elle seule, mérite le détour. Si la littérature est bien le reflet de son temps, de tels textes, si agréables à lire, pourraient faire regretter cette lointaine époque (fin du XIXème, début du XXème), avec son esprit gaulois, sa galanterie, sa naïveté et sa joie de vivre communicative. Lisez ou relisez Alphonse Allais, vous ne le regretterez pas.

4,5/5

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10/10/2015

Les Faux As (Chapitres 1 à 26)

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09/10/2015

Contes humoristiques (Alphonse Allais)

index2.jpgLe capitaine Steelcock de la marine écossaise, commandant du trois-mâtsTopsy-Turvy, est très porté sur la gent féminine. A chacune de ses escales, il ne peut s'empêcher de partir en chasse... Gaston de Puyraleux s'est engagé pour cinq années dans le Royal Cambouis. Chaud lapin, lui aussi, il se fait escorter par une professionnelle. Au cours d'une promenade, ils font une étrange rencontre... Bonaventure Desmachins décède à l'âge de 28, ce qui est assez surprenant pour un jeune homme bien portant et de belle constitution. Collectionneur d'autographes, il s'est rendu malade dans l'espoir d'obtenir le paraphe d'un médecin célèbre... Dans l'Eure, le phare de Fatouville se dresse en plein milieu des terres. On se demande bien à quoi il sert...

« Contes humoristiques » est un recueil de petits textes amusants et sans prétention qui ne sont pas tous vraiment des contes mais plutôt des anecdotes croquées sur le vif et souvent inventées pour amuser le lecteur. Que d'humour et de légèreté dans cet ouvrage ! Le talent du grand Alphonse Allais y fait flèche de tout bois. Il aligne les blagues potaches, les polissonneries gentilles et les bizarreries en tous genres. Il use de jeux de mots (en particulier sur les noms des personnages), de calembours et même de latin de cuisine. Il sait faire preuve de fausse candeur, souvent et de vraie ironie, parfois. Il cultive les situations drolatiques, paradoxales et même complètement absurdes (en cela, c'est un précurseur). Quel plaisir de lire un homme d'esprit qui avait la modestie de ne chercher qu'à amuser la galerie ! Comme ça nous change des pisse-copie et des humoristes besogneux de notre époque sinistre !

4,5/5

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07/10/2015

Antithèse (Jean-Baptiste Ferrero)

index.jpgA l'université Paris XV, Thomas Fiera, enquêteur privé un peu désabusé, se présente au département linguistique en compagnie d'une certaine Héloïse, étudiante rencontrée en chemin. Il a rendez-vous avec Paul Dubreuil, le responsable de la recherche, qui s'inquiète d'un trafic de vrai faux diplômes. Les faussaires auraient bénéficié de diverses complicités à l'intérieur même de la faculté. Fierra, Héloïse et ses autres compères vont vite s'apercevoir que cette affaire débouche sur des rivages beaucoup plus crapuleux qu'ils ne se l'imaginaient au début...

« Antithèse » est un roman noir et d'atmosphère policière qui se dévore quasiment sans possibilité de le lâcher. L'intrigue est assez mince et les développements plutôt faciles pour ne pas dire téléguidés. Fiera et ses amis, lancés sur les traces d'un réseau d'infâmes trafiquants de chair humaine en provenance des pays de l'Est, ne font pas dans la dentelle. Ils y vont franco au décarpillage et au sulfatage dans un registre très « Tontons Flingueurs » ! En fait, tout le plaisir du lecteur vient de la truculence de l'auteur qui a un style très personnel et tout à fait dans la ligne des plus grands de ce genre particulier de polar. Il y a chez lui du Frédéric Dard pour la gauloiserie, de l'Audiard pour le recours à l'argot et aux expressions imagées et de l'Alphonse Boudard pour le ton décalé et teinté de d'humour noir. Sans parler de sa galerie de personnages, hauts en couleurs, caricaturaux jusqu'à l'improbable et marginaux bien déjantés. Un vrai régal à conseiller à ceux qui cherchent un roman de divertissement de bon aloi qui ne prend pas la tête.

4,5/5

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03/10/2015

Aliens, vaisseau & cie (Jean-Christophe Gapdy)

aliens, vaisseau et cie.jpgLe détective Philippe K. Dester mène une difficile enquête sur la société Boltic, spécialisée dans la plasticination de cerveaux humains, une technologie apparemment pas tout à fait au point. Lui-même a eu recours à ce procédé suite au décès de sa femme et de sa fille... Acteur de séries télé tout comme son frère Ted, Martin est en plein tournage quand il entend sa mère, commandante d'un vaisseau spatial, appeler au secours depuis les confins de l'espace... Après un terrible conflit continental qui a complètement redistribué les cartes en Afrique, le major Rochinko, alias Dosseldon, qui travaille pour les services secrets, convoie par avion quatre officiers de l'Abwehr qui lui font découvrir une étrange base spatiale perdue en plein désert... La commandante d'un vaisseau sur le point d'appareiller découvre qu'un des membres de l'équipage est atteint par un virus très contagieux qui va le rendre aveugle en attendant de le tuer... En Alsace, dans un futur glacé, Alex veut porter secours à Sonia et Adelin, deux jeunes gens de passage dans le coin. Ceux-ci l'entraînent dans une étrange cavale...

« Aliens, vaisseau & Cie » est un recueil de onze nouvelles de belle taille et de belle forme (assez longues, toutes relèveraient presque du format « novella ») qui peuvent être classées dans quasiment tous les registres de la littérature de l'imaginaire : anticipation, science-fiction, space-opera, post-apocalyptique et même uchronie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur dispose d'une imagination débridée et qu'il sait à merveille jongler avec toutes les nouvelles technologies et avancées scientifiques en les poussant dans leurs plus improbables voire leurs plus terrifiants développements. L'avenir qu'il imagine n'est pas très réjouissant car en plus des apocalypses et autres cataclysmes, la plupart des nouvelles présentent quelque chose d'assez original : le féminisme a été transformé en « suprématisme féminin » avec réduction du mâle en esclavage. On remarquera également de nombreuses touches d'humour souvent noir ou grinçant, des clins d’œil aux grands de la littérature (Stevenson, Chandler, Agatha Christie, Kipling, Grimm et même Hergé !). Sans oublier l'immense auteur autour de qui tout cet ouvrage est conçu, j'ai nommé Mister Philip K. Dick ! Jean-Christophe doit beaucoup l'aimer car il lui rend un hommage on ne peut plus appuyé. Chaque nouvelle est précédée d'une citation du maître. Les noms des personnages sont autant de références ou d'allusions. Sans parler des expressions, des scènes ou des circonstances qui rappelleront tant de choses aux fans de PKD ! Toutes les nouvelles ont leur charme et leur intérêt (ce qui est rare dans ce genre de recueil) mais trois dominent le lot, celle au titre en cyrillique, incompréhensible pour qui ne parle pas russe, « Importance toute relative » pour son côté uchronique et surtout « Neutral game », à notre goût la meilleure de toutes dans la mesure où elle dépasse le cadre de la simple nouvelle pour atteindre les délices du conte philosophique ! J.C. Gapdy est un auteur très prometteur qui mérite amplement de sortir du lot. On attend avec impatience son premier roman.

4,5/5

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30/09/2015

Copyright (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

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27/09/2015

Air Drone One (Guzlar Joby)

Airdrone one.jpegA Shanghaï, Francesca et Feng, suivis depuis le ciel par leur drone de service, achètent quelques souvenirs dont un énorme poulpe en peluche mauve. Alors qu'ils rentrent à leur hôtel en taxi sans chauffeur, ils sont pris dans un « concert express », sorte de « flash mob » organisé par de jeunes rebelles chinois. Au Japon, à l'heure du thé servi par un robot humanoïde, Omizu Senseï annonce à son épouse Kumiko qu'il a l'intention de demander le divorce pour la protéger de ce qui risque de lui arriver. En effet, il craint le pire de la part de la nouvelle junte militaire récemment montée au pouvoir. A Beijing, Madame D, la grande prêtresse des drones chinois reçoit un représentant américain de la socité Airdrone One pour lui faire une surprenante proposition de contrat commercial...

« Airdrone One » relève du thriller d'anticipation le plus basique. En effet, les inventions et nouveautés technologiques décrites, voiture sans chauffeur, drone d'observation ou de combat, robot humanoïde imitant parfaitement l'apparence humaine sont déjà notre réalité actuelle ou en passe d'être commercialisées. Autant dire que pour la projection dans le futur et pour l'originalité, on repassera. Plus gênant est l'invraisemblance de la réalité géopolitique imaginée. Elle est carrément uchronique, le Japon est retourné à ses vieux démons totalitaires. Quant à la Chine, ce n'est que la caricature de ce qu'elle est aujourd'hui. Si on y ajoute que cet épisode 1 n'est qu'une sorte de « teaser », de mise en appétit pour accrocher le lecteur se contentant de présenter le tout début d'un feuilleton sans grand intérêt, on pourra faire l'impasse sans aucun problème.

2,5/5

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25/09/2015

Pensées plus ou moins correctes (54)

index.jpgFIDELITE

« Il y a des femmes qui n'aiment pas faire souffrir plusieurs hommes à la fois, qui préfèrent s'appliquer à un seul : ce sont les femmes fidèles. »

(Alfred Capus)

FIERTE

« Ce qu'il y a de plus embarrassant quand on n'est pas né riche, c'est d'être né fier. »

(Vauvenargues)

« La fierté a rarement un juste milieu, on en a trop ou pas assez. »

(Comtesse de Blessington)

FILLE

« Il y a deux sortes de filles : les filles comme il faut et les filles comme il en faut. »

FILS

« Les fils continuent ce que les pères ont commencé. »

(Proverbe chinois)

FIN

« En toute chose, il faut considérer la fin. »

(Jean de La Fontaine)

FIN DES DEMOCRATIES

« La fin des démocraties est marquée par les mêmes symptômes : les libertés deviennent des crimes, les droits deviennent des privilèges, le bavardage remplace la pensée, le langage devient technique et rhétorique, les discours tiennent lieu d'action et les déjections de discours, les lois nourrissent les bureaucrates qui les votent et les administrent, l'état est à la fois omniprésent et impotent. »

(M.G. Dantec)

FIN DU MONDE

« La fin du monde a bien eu lieu. Elle n’a pas eu lieu un jour précis, mais s’est étalée sur plusieurs décennies. Le monde qui a disparu était un monde où la plupart des enfants savaient lire et écrire. Où l’on admirait les héros plutôt que les victimes. Où les appareils politiques n’étaient pas encore devenus des machines à broyer les âmes. Où l’on avait plus de modèles que de droits. Un monde où l’on pouvait comprendre ce que voulait dire Pascal quand il affirmait que le divertissement nous détourne d’être vraiment hommes. Un monde où les frontières garantissaient  à ceux qui y vivaient une façon d’être et de vivre qui leur appartenait en propre. C’était un monde qui avait aussi ses défauts et qui fut même parfois horrible, mais la vie quotidienne du plus grand nombre y était au moins réglée par des dispositifs de sens aptes à dispenser des repères. Par le truchement des souvenirs, ce monde reste familier à beaucoup. Certains le regrettent. Il ne reviendra plus. »

(Robert de Herte, « Eléments », numéro 146.)

FLATTERIE

« La flatterie est une fausse monnaie qui n'a cours que par notre vanité. »

« On croit haïr la flatterie, mais on ne haït que la manière de flatter. »

(La Rochefoucauld)

« La flatterie est le miel et le condiment de toutes les relations entre les hommes. »

(Platon)

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24/09/2015

Feu (Collectif)

cover225x225.jpegUn forgeron doit redresser une clé tordue sertie de pierres précieuses... Alkinn, un jeune viking, doit passer l'épreuve du feu, un rituel initiatique nordique... Fréon part à la recherche de la flamme. Arrivé devant son sanctuaire, il retrouve Fréon, un ennemi qu'il a vaincu autrefois... Frei, 19 ans, fête son anniversaire en la seule compagnie de ses parents. Aucun de ses copains n'est venu... Englué dans un marécage, Athan en est sorti par l'intervention de Kymaeré, une très belle jeune femme... Altiya, la déesse du feu trouve que les hommes ne lui rendent plus le culte qui lui est dû. Elle décide de se venger d'eux... Prof, le grand-père de Lino, sorte de Geo Trouvetout diplômé, a inventé une machine à remonter le temps. Il propose à Lino de tester son invention... Dans le métro, une étudiante dérobe un briquet dans la poche d'un homme étrange...

« Feu » est un recueil de quinze nouvelles de quinze auteurs différents abordant toutes le thème du feu, de la flamme, de l'incendie. Ces textes, d'une grande variété d'inspiration et de registre, vont de la poésie au policier et à l'horreur en passant par l'érotique et la fantaisie. Ces deux derniers genres étant les plus représentés. Comme toujours dans ce genre d'ouvrage, le lecteur y trouvera le meilleur et le moins bon pour ne pas dire le médiocre et l'à peu près. Par indulgence, nous nous en tiendrons aux trois textes qui sortent nettement du lot : « Assis dans le noir » d'Isabelle Leblond, « Fille du feu » d'Eric Lysoe et « Altiya, déesse du feu ». A eux seuls, ils méritent le détour. Originalité de l'intrigue, intérêt de la problématique, qualité de l'écriture. Trois pépites, trois belles découvertes, trois auteurs à suivre...

4/5

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20/09/2015

Montburgonde (Chapitres 1 à 7)

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17/09/2015

Petit Piment (Alain Mabanckou)

images.jpgNon loin de Pointe Noire (Congo), Moïse, jeune orphelin au nom imprononçable et affublé du surnom de « Petit Piment », a été recueilli à la naissance dans un orphelinat dirigé par l'autoritaire et très corrompu Dieudonné Ngoulmoumako qui a engagé ses nombreux cousins pour faire office de « surveillants de couloir ». Avec son unique ami, Bonaventure Kokolo, fils naturel et abandonné d'un fonctionnaire du service des eaux, ses rares plaisirs sont les leçons de catéchisme atypique pour ne pas dire loufoque de l'aumônier Papa Moupelo. Mais un jour, celui-ci disparaît mystérieusement alors que la « révolution socialiste » commence à bouleverser le pays. Une section de jeunes pionniers de la Révolution est même créée dans l'orphelinat...

« Petit Piment » est à la fois un roman social et un témoignage sur la vie des orphelins du Congo, enfants abandonnés car souvent fruits d'amours illicites qui sont élevés durement, « à la chicote » et qui, quelquefois, deviennent enfants des rues avant de terminer leur vie comme SDF ou comme handicapés mentaux. La composition du livre est assez particulière. Il démarre sur un ton détaché, truculent et même picaresque et finit par un drame qui semble aussi surprenant qu'inattendu. Le lecteur qui s'est pris d'empathie et de compassion pour le petit héros se retrouve obligé de reconsidérer son jugement, déçu qu'il est de l'absence de happy end. Mais cette petite ombre au tableau mise à part, il en reste un ouvrage délicieux qui se dévore plus qu'il ne se lit tant la plume d'Alain Mabanckou est légère et élégante et tant ses personnages sont originaux, attachants et pleins d'humanité. Quelle merveilleuse plongée sans concession dans la réalité du Congo ! Avec une grande lucidité et une belle honnêteté, l'auteur ne craint pas d'énoncer des vérités qui dérangent comme le fait que l'esclavage était présent en terre africaine bien avant l'arrivée des Blancs ou que toute la politique actuelle du pays est conditionnée par les pesanteurs tribales et ethniques. Un roman passionnant à ne pas manquer.

4,5/5

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15/09/2015

Pensées plus ou moins correctes (53)

index.jpgFEINDRE

« Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver. »

(Benjamin Constant)

« Il a été convenu que les femmes feraient semblant d'être faibles et timides et que les hommes feindraient d'être forts et courageux. »

(Alphonse Karr)

FEMME

« Il n'y a pire mal qu'une mauvaise femme, mais rien n'est comparable à une femme bonne. »

(Euripide)

« La modération n'a pas de sens pour les femmes. »

(Plaute)

« La femme est comme la nèfle : sitôt mûre, sitôt sûre. »

(Th. Dekker)

« Prenez le temps comme il vient, le vent comme il souffle et la femme comme elle est. »

(Alfred de Musset)

« Les femmes seraient charmantes si l'on pouvait tomber dans leurs bras sans tomber dans leurs mains. »

(Ambrose Bierce)

« Les faiblesses de hommes font la force des femmes. »

(Voltaire)

« Le triomphe des femmes est de nous faire adorer leurs défauts et jusqu'à leurs vices. »

(Th. Jouffroy)

« Une fois qu'une femme vous a donné son coeur, on ne peut plus se débarrasser du reste. »

(John Vanbrugh)

« Dans les premières passions, les femmes aiment l'amant ; et dans les autres, elles aiment l'amour. »

(La Rochefoucauld)

« Tout ce que les femmes peuvent raisonnablement promettre, c'est de ne pas chercher les occasions. »

(G. de Lévis)

« Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque. »

(Talleyrand)

« Une femme n'est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant. »

(Stendhal)

« Si la femme était bonne, Dieu en aurait une. Si elle était de confiance, le diable n'aurait pas de cornes. »

(Coluche)

« La femme infidèle a des remords, la femme fidèle a des regrets. »

(Proverbe chinois)

« La première femme est une esclave, la deuxième une compagne et la troisième un tyran. »

(Proverbe polonais)

« On a les femmes dans les bras puis un jour sur les bras et bientôt sur le dos. »

(Sacha Guitry)

« Il y a deux ans que je n'ai pas parlé à ma femme ; c'était pour ne pas l'interrompre. »

(Jules Renard)

« Certains hommes aiment tellement leur femme que, pour ne pas l'user, ils se servent de celles des autres. »

(Coluche)

« Les femmes ne voient jamais ce qu'on fait pour elles. Elles ne voient que ce qu'on ne fait pas. »

(Georges Courteline)

« Les femmes mentent pour cacher ce qu'elles éprouvent, les hommes pour dissimuler ce qu'ils n'éprouvent pas. »

(Stendhal)

« Faire l'amour avec une femme qui ne vous plaît pas c'est aussi triste que de travailler. »

(Jean Anouilh)

« La femme est l'addition des ennuis, la soustraction du porte-monnaie, la multiplication des ennemis et la division des hommes. »

(Sacha Guitry)

« Une belle femme, c'en est une que je remarque. Une femme charmante, c'en est une qui me remarque. »

(John Erskine)

« Les brigands vous demandent la bourse ou la vie tandis que les femmes exigent les deux »

(Ambrose Bierce)

« Quand une femme dit qu'elle lit en vous comme dans un livre, vous êtes fichu. »

(W.G. Comer)

« La femme est une créature humaine qui s'habille, qui babille et qui se déshabille. »

(D'Arlincourt)

« Celui qui tient la femme tient tout, d'abord parce qu'il tient l'enfant, ensuite parce qu'il tient le mari. »

(Jules Ferry)

« Je n'aime pas voir la femme émuler l'homme dans son adhésion à la civilisation du gâchis, de la concurrence, du commercialisme et de l'industrialisme exacerbés, malfaisants et futiles. Que les circonstances économiques l'y obligent, je le veux bien, encore qu'il y ait beaucoup de choses à dire là-dessus. La civilisation à laquelle j'aspire n'aurait pas de place pour le féminisme militant, non plus que pour l'agressive masculinité. Et tout le reste ne me paraît qu'ajouter à notre chaos, pour ne pas dire à notre désastre. »

(Marguerite Yourcenar)

« La femme est le chef d'oeuvre de Dieu surtout quand elle a le diable au corps. »

« Lorsqu'une femme vous parle, souriez-lui mais ne l'écoutez pas. »

« Les femmes se servent de leur intelligence pour étayer leurs intuitions. »

« Une femme seule et toujours suspecte. »

« Une femme fidèle commande à son mari en lui obéissant. »

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12/09/2015

Mon retour à la terre : guide du néo-rural (Nicolas Fabre)

index.jpgNombreux sont les citadins lassés de la vie trépidante des grandes villes qui rêvent de retourner à la terre, de s'installer à la campagne et, tels Candide, d'y cultiver leur jardin et de vivre de ses productions. Mais du rêve à la réalité, il peut y avoir plus que de la coupe aux lèvres. D'où l'intérêt de ce guide qui présente avec une grande honnêteté et avec une belle expertise tous les aspects du problème d'un reconversion de ce type. Nicolas Fabre ne cache pas qu'il n'est pas évident pour un citadin candidat au néo-ruralisme de se faire accepter par les autochtones du cru. Toute sa vie, il restera l'étranger, le « Parisien » ou le « horsain » (en Normandie). De même, la recherche de l'autonomie intégrale ou partielle est un long chemin plus semé d'embûches que de roses. Les élevages de chevaux, vaches, chèvres, moutons et autres sont abordés sans en cacher toutes les difficultés. Nicolas Fabre est un fervent adepte de la permaculture basée en premier lieu sur l'arboriculture, les plantations en brise-vent et en piège à chaleur. Il prône également les plantes vivaces, les variétés anciennes plus résistantes aux parasites et plus adaptées aux terrains de chez nous. De nombreux dessins, croquis et notes ainsi qu'une bibliographie et une sitothèque accompagnent cette édition de qualité. Le meilleur ouvrage du genre depuis l'inégalable « Revivre à la campagne » de John Seymour, lequel était nettement plus encourageant et plus optimiste. Mais un homme averti n'en vaut-il pas deux ?

4,5/5

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10/09/2015

Les Faux As (Chapitres 1 à 26)

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08/09/2015

L'enfant rebelle (Christian Laborit)

index.jpgEn 1897, la jeune Adèle Vigan, 17 ans, orpheline, travaille comme fileuse dans une usine de Saint Jean du Gard pendant la semaine et à la ferme de ses parents adoptifs le dimanche. Leur fils aîné, Martin Bonnal, abuse d'elle. Elle se retrouve enceinte de ses œuvres. Saisie par la honte, elle s'enfuit de chez elle et gagne Alès puis Nîmes. En janvier 1898, elle accouche d'un enfant qu'elle abandonne quelques jours plus tard à Arles, au couvent des Soeurs de la Charité. Elle le prénomme Raphaël en souvenir du jeune pasteur dont elle est toujours amoureuse. Très vite, Raphaël est adopté par un couple d'âpres paysans cévenols...

« L'enfant rebelle » est un roman à la limite du terroir (les Cévennes, le protestantisme, les magnaneries), de l'historique (l'auteur nous promène de 1897 à 1934 avec une séquence se déroulant pendant la Première Guerre Mondiale au Chemin des Dames), du sentimental (le fond est assez mélodramatique, on suit deux personnages au destin triste à pleurer) et de la saga familiale (sans être une suite du précédent roman de Laborie « Les Rochefort », celui-ci reprend certains personnages et renvoie à des évènements racontés précédemment). Bien écrit, ce long ouvrage de plus de 500 pages assez agréable à lire pose le problème de l'adoption, de l'exploitation des enfants à la campagne et de l'usurpation d'identité (surtout sur la fin). Ce dernier rebondissement donne d'ailleurs une fin un peu « fabriquée ». Quant à l'échange d'identité qui est le nœud central de l'intrigue, il laisse le lecteur sur sa faim vu que l'auteur ayant traité le destin de Vincent dans le précédent livre, s'attache surtout à celui de Raphaël. Un ensemble en demi-teinte qui peut plaire aux amateurs du genre et laissera de marbre les autres.

3/5

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04/09/2015

Le silence des bombes (Jason Hewitt)

index.jpgEn juillet 1940, Lydia, une petite Anglaise de onze ans, portant une grosse valise et un masque à gaz, descend du train dans la petite gare d'une ville désertée du Suffolk. Elle cherche à rejoindre Greyfriars, l'endroit où elle a grandi et où elle espère retrouver sa mère et les autres membres de sa famille. Comme la zone a été évacuée, elle trouve la maison vide, abandonnée. Un peu plus tard, un inconnu vêtu d'un uniforme de l'armée anglaise s'y introduit. Il est blessé à l'épaule et, sous la menace de son arme, oblige Lydia à rester en sa compagnie.

« Le silence des bombes » est un face à face dans un huis clos oppressant sur un arrière fond historique inquiétant. Deux personnages qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont s'affronter, dialoguer, et même s'entraider sur un registre assez théâtral et mélodramatique. Comme le reconnaît l'auteur dans la postface, ce n'est qu'une œuvre de fiction. Tout est inventé et finalement assez improbable. Le thème est usé jusqu'à la corde. Tous les habituels poncifs et idées reçues sur cette guerre s'y retrouvent et ne peuvent qu'agacer quiconque est un peu connaisseur de la période. La seule originalité et le seul intérêt de ce roman réside dans son écriture de grande qualité et dans cette façon particulière de tisser par petites touches impressionnistes deux histoires parallèles pas très vraisemblables et nous faire peu à peu découvrir les pans cachés de la réalité des deux malheureux protagonistes de ce drame. Mais autant c'est dur et surprenant du côté de Heiden, autant c'est faible et assez peu convaincant du côté de Lydia. La quatrième de couverture parle de livre « envoûtant et déchirant », ce qui n'est pas faux et de mélange entre « petite et grande histoire ». Le lecteur y verra surtout une tranche d'Histoire vue par le petit bout de la lorgnette et au lieu de « rédemption » et de « part d'humanité », la rencontre d'une gamine et d'un salopard. Ne serait-on pas en train de nous refaire le coup d'un certain Jonathan Littell ?

3/5

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02/09/2015

Meurtres du côté de chez Proust (Serge Le Gall)

index.jpgEn 1895, le jeune Marcel Proust, à l'aube de sa carrière de romancier, et son ami Reynaldo Hahn, musicien déjà célèbre, prennent le train à vapeur pour se rendre à Quiberon. Ils doivent y embarquer pour rejoindre Belle-Ile en mer où ils souhaitent passer saluer la grande actrice Sarah Bernhardt en villégiature dans son fortin face à l'océan. Dans le train, ils font la connaissance d'un certain Tin Kerel, un jeune marin brut de décoffrage et au passé plutôt douteux. Arrivés à Belle-Ile, ils apprennent que des bagnards se sont échappés en tuant un gardien, assistent à l'incendie de l'église paroissiale et apprennent la mort du sacristain et du vicaire. Un vol de chandeliers en argent semble être le mobile de ces crimes. Un dénommé Pinkerton, détective privé de son état, cherche à les rencontrer pour pouvoir démarrer ses investigations...

Ainsi débute une difficile enquête ponctuée d'un nombre impressionnant de meurtres. Le roman ne se situe pourtant pas dans le registre du thriller, ni dans celui du roman policier classique, ni même dans celui du roman noir. On est plutôt dans le style « feuilleton rocambolesque » des bouquins de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Il semble que Serge Le Gall s'en soit grandement inspiré et qu'il soit un connaisseur de l'oeuvre et de la vie de Proust, ce qui n'est pas désagréable en dépit du petit côté kitsch et suranné de l'ensemble qui peut surprendre. Beaucoup de descriptions minutieuses de cette région de Bretagne enlèvent un peu de rythme à la narration. L'enquête se suit pas à pas, sans rebondissement ni fausse piste, ce qui est un peu dommage. Le style est de grande qualité ce qui permet une lecture agréable et donne même parfois l'impression de lire un véritable auteur du XIXème... Cette dernière remarque est à prendre comme un compliment bien sûr.

4/5

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30/08/2015

Monsieur Louis (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

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29/08/2015

L'étrange secret de Marie Cloarec (Alex Nicol)

index.jpgA Sainte Marine sur l'embouchure de l'Odet, Gwenn Rosmadec, ancien grand reporter, exerce maintenant le métier d'écrivain public. Maître Lefort, notaire honorablement connu à Quimper, fait appel à ses services. Il lui demande de bien vouloir rédiger l'histoire de sa vie qui semble comporter pas mal de parts d'ombre. Son père, après avoir participé à la guerre d'Indochine avec les fusiliers marins, aurait acquis une plantation de caoutchouc et fait fortune d'une manière assez mystérieuse. Pour l'aider à dénouer les fils de cette étrange affaire, Gwenn pourra compter sur l'aide de son épouse Soazic fort douée en sophrologie et en hypnotisme...

« L'étrange secret de Marie Cloarec » est un roman policier de facture parfaitement classique qui garantit un bon moment de divertissement. Le style est rapide, précis et fluide. Les découvertes étonnantes s'enchainent si parfaitement que lecteur a de la peine à poser le livre. Le plus de cette histoire réside dans les lieux très bien décrits. Notre enquêteur est breton. Le suivre est l'occasion de visiter en sa compagnie, la vallée de l'Odet, le pays bigouden, l'île de Sein, la ville de Quimper. Les amoureux de la Bretagne apprécieront.

4/5

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