15/03/2016

Pensées plus ou moins correctes (63)

beaumarchais.jpgGRAND

« Un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal. »

(Beaumarchais)

« Tous les objets sont pour les grands des miroirs où leur grandeur se réfléchit. Voilà pourquoi ils aiment souvent leurs inférieurs. »

(Helvétius)

« Tant il est vrai que dans ce monde divisé en Grands vraiment grands, en faux Grands et en petits qui voudraient grandir, les grandes personnes ne sont que des enfants déguisés. »

(Pierre Daninos)

« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

(Etienne de la Boétie)

GRAND PUBLIC

« Il y a des choses que le grand public n'a pas besoin de connaître et ne devrait pas connaître. Je crois que la démocratie prospère quand le gouvernement peut prendre des actions légitimes pour garder ses secrets et quand la presse peut décider de publier ce qu'elle sait ou non. »

(Katherine Graham, Washington Post)

 

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14/03/2016

Les joueurs de Titan (Philip K. Dick)

 

index.jpgDans une Californie dépeuplée, Pete Garden rentre chez lui le moral à zéro dans sa voiture volante, parlante et interactive. Faisant partie d'un groupe de jeu, il vient d'y perdre à la fois sa femme Freya agée de 140 ans (mais ne les paraissant pas) et sa magnifique propriété de Berkeley. Il voudrait à tout prix la récupérer. L'ennui, c'est que le nouveau propriétaire l'a aussitôt cédée à un promoteur qui travaille en sous-main pour un magnat de la côte Est lequel va pouvoir intervenir à l'Ouest. Suite à un conflit avec les Chinois Rouges et à l'utilisation de radiations, l'humanité devenue quasi stérile est maintenant réduite à un ou deux millions de Terriens. Pire encore, elle se retrouve sous le joug des Vugs, créatures cytoplasmiques et clairvoyantes venues de Titan…

« Les joueurs de Titan » est un roman de science-fiction très original du grand Philip K. Dick. Publié pour la première fois en 1963, il reste d'une extraordinaire modernité. En visionnaire, Dick avait imaginé une société basée sur le jeu et la distraction permanente dans laquelle toute fidélité amoureuse, toute propriété privée n'avaient plus grand sens vu que femmes et biens passaient de main en main au fil du hasard d'un jeu à la croisée du poker et du monopoly. Cet ouvrage très agréable grâce à un style très rythmé ne se lit pas, il se dévore. Tout en offrant un véritable divertissement, il donne également à réfléchir sur les arcanes des facultés mentales (prescience, télépathie, télékinésie, etc.), sur l'influence des substances psychotropes sur la conscience et sur les conséquences curieuses d'un effondrement généralisé de la fertilité humaine. Un excellent conte philosophique avec une chute très réussie. A recommander aux fans du génial et prolifique auteur !

4,5/5

 

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12/03/2016

Affaire 13257 (Nouvelle)

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11/03/2016

Pas tout à fait des hommes (Lizzie Crawdagger)

pas tout à fait des hommes.pngLa jeune elfe Kalia se retrouve avec un couteau posé en travers de la gorge par le troll William Wolf qu'accompagne Axelle Crèvecœur, redoutable effeuilleuse des bas quartiers. Wolf n'en est pas à son premier méfait. Il a précédemment assassiné l'évêque Crowney. La reine Lucie de Guymor est venue lui rendre une visite intéressée dans la cellule de sa prison. Elle ne s'intéressait pas à ses dons de peintre mais plutôt à ses capacités à se déplacer en silence dans une obscurité complète. Elle voulait le charger d'une mission délicate pour laquelle Axelle et Kalia vont lui prêter main forte…

« Pas tout à fait des hommes » se présente comme un roman de fantaisie un peu décalé voire parodique. L'intrigue se caractérise par une suite d'aventures, de rebondissements, de batailles et d'escarmouches menée tambour battant dans un style rapide et efficace rendu particulièrement dynamique et vivant par de très nombreux dialogues et une quasi absence de descriptions. Les deux personnages principaux, Kalia et Axelle, sont des anti-héroïnes atypiques et finalement assez sympathiques. La première est une elfe de petite taille, timide et complexée alors que la seconde est une semi-démone aussi rebelle que violente. Cela donne un duo déjanté et percutant dont le lecteur suit bien volontiers les tribulations. Cette histoire de guerre entre humains et orcs, de complots contre une reine un peu cynique et autres coups d'état pour renverser un tyran démoniaque, si elle ne brille pas par une grande originalité, emporte néanmoins l'adhésion du lecteur en raison du ton décalé et surtout d'une certaine forme d'humour et de dérision omniprésente. Ouvrage à conseiller aux amateurs du genre et aux autres. La fantaisie n'étant pas ici un but en soi mais plutôt un prétexte aux dérives et aux délires…

4/5

 

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10/03/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 31)

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09/03/2016

Le voyage d'un homme heureux (Jules Janin)

index.jpgJournaliste à la « Revue de Paris » et à la « Revue des deux mondes », Jules Janin entreprend en 1840 un voyage d'un mois à travers la France et l'Italie. Il fait ses adieux à ses amis en forêt de Fontainebleau, poursuit à cheval jusqu'à Lyon puis gagne Marseille, Nice, Gênes, Milan, Pise et Florence par étapes et en faisant halte dans des auberges de fortune. Il trouvera Bologne misérable. Il rentrera par Parme et Milan, en ignorant Venise et en traversant les Alpes qui lui sembleront glaciales par comparaison avec la douceur du climat toscan. Il gagnera à Paris après avoir fait étape sur les bords du lac Léman.

Ce récit de voyage écrit comme une longue lettre à Madame de Courbonne est tout à fait dans le style de l’époque. Nombreux furent les romanciers ou poètes qui publièrent ce genre de littérature sans doute très prisée, le tourisme n’en étant encore qu’à ses premiers balbutiements. Dumas, Musset, Nerval, Lamartine et bien d’autres s’y illustrèrent pour le plus grand plaisir de lecteurs qui devaient y trouver un moyen pour s’évader de l’Hexagone et explorer par personne interposée des territoires inconnus ! Le style de Janin est un peu pompeux et vieillot, mais son œil d’observateur des paysages et des gens est aussi aigu que bienveillant. Janin s’intéresse à tout : mœurs des autochtones, œuvres architecturales, musées, histoire locale et même le devenir des rois détrônés, des nobles déchus. Il propose au passage de belles pages sur la famille Bonaparte. Il y a autant d’émerveillement que de nostalgie dans ses découvertes, observations et descriptions. Un livre encore agréable à lire aujourd’hui, à titre de document historique bien sûr, et non sans un petit effort d’adaptation.

3/5

 

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08/03/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 10)

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07/03/2016

Sorcières et zombies (Lizzie Crawdagger)

sorcières et zombies.pngAu retour d'une noce, Claire s'endort dans sa voiture arrêtée au bord de la route. A son réveil, elle se voit environnée de zombies. Elle réussit à s'échapper et à trouver refuge dans un manoir perdu dans la campagne, auprès de Ludovic et de sa sœur Lise… Transexuelle sortant d'hôpital psychiatrique, Alys veut se rendre à Longsil, village fantôme en apparence. Elle y rencontre un certain Stéphane arrivé en voiture un peu plus tôt. Très vite, elle s'aperçoit que tout cela n'est qu'un rêve qui tourne vite au cauchemar… Un jeune peintre est invité dans un château isolé pour brosser le portrait de l'étrange Carimall, fille du comte d'Ekul… Leslie est en train de monter la garde devant la porte d'une ville en quarantaine quand Anya Volk, jeune femme râblée et un peu velue, et son compagnon Raymond d'Arc, colosse assez inquiétant, demandent à entrer…

« Sorcières et zombies » se présente comme un recueil de quatre nouvelles de qualité sur un thème tout à fait explicite. La couleur est annoncée. Il n'y aura pas tromperie sur la marchandise !Les trois premières nouvelles, (« Route de nuit », « Créatures de rêve » et « Sortir du cercueil ») qui recèlent une grande part de poésie et d'onirisme, semblent plus réussies et plus intéressantes que la dernière (« Une mine de déterrés ») qui reste uniquement orientée « zombies » et manque un peu d'originalité. Le style de Lizzie Crawdagger, efficace, rapide et bien rythmé en dépit de quelques petites maladresses, emporte aisément l'adhésion du lecteur qui pourra difficilement poser le livre avant la fin de chaque histoire. Un ouvrage de qualité à conseiller aux amateurs de fantastique, d'épouvante et même d'horreur pas trop gore.

4/5

 

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06/03/2016

Madame Rose ; Pierre de Villerglé (Amédée Achard)

 

index.jpgGeorges, un riche parisien qui aime bien résider à l'année dans sa maison de campagne de Maisons-Laffitte, sauve de la noyade deux jeunes enfants alors qu'il canote sur la Seine en compagnie de son chien. Des voisins accourent pour aider au repêchage. Tout le monde emmène les enfants se réchauffer dans la toute proche maison de Madame Rose, une charmante jeune femme… Pierre de Villerglé est un jeune aristocrate riche et oisif qui partage son temps entre les courses de chevaux, les dîners en ville, les soirées à l'Opéra et les nuits devant les tables de jeu. Cette vie monotone l'ennuie tellement qu'il décide de se retirer dans une petite maison qu'il possède sur une de ses propriétés normandes. Il y retrouve quelques amis d'enfance…

Ce recueil est composé de deux nouvelles qui sont autant de portraits de personnages de jeunes gens qui cherchent l'amour et peinent à le trouver. Ils n'en font pas moins preuve de belles qualités de cœur. En cela, Amédée Achard fait œuvre de romancier sentimental et de moraliste un brin désabusé. Très bien écrites, ces deux histoires ne brillent pas par leur originalité et sont même un peu décevantes les amours déçues étant légions en littérature. Les situations et les rapports sociaux ayant beaucoup évolués, tout cela date énormément même s'il est toujours possible de s'y intéresser.

3/5

 

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05/03/2016

Sagesse indienne

peau-rouge.jpg« Comment pouvez-vous prendre le ciel, la chaleur de la terre ?L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez vous les accaparer ? Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est notre mère. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand chef envoie dire qu’il veut prendre notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc votre offre de vous emparer de notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous laissons notre terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous abandonnons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Je suis un homme libre et je ne comprends pas.

L’air est précieux à l’homme libre, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.

Nous considérerons donc votre offre de nous laisser disposer d'une partie de notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un primitif et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés.

Où est le hallier ? Disparu. Ou est l'aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance. »

 

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03/03/2016

La fille aux cheveux rouges / Tome 1 (Serge Brussolo)

index.jpgDébut septembre 1940 : c'est le blitz sur Londres. Un déluge de fer et de feu s'abat sur la capitale britannique. Proches des usines, les quartiers populaires comme East End sont particulièrement touchés par des bombardements durant jusqu'à dix heures d'affilée. Les assauts successifs rassemblent jusqu'à mille appareils de la Luftwaffe. Parmi les mourants découverts dans les décombres, les sauveteurs récupèrent une jeune femme grièvement blessée. Quand elle se réveille à l'hôpital, elle est devenue totalement amnésique. Personne ne sait qui elle est. Seuls son abondante chevelure rousse la désigne comme irlandaise. Mais l'est-elle vraiment ?

Le premier épisode de ce roman historique qui se poursuit dans un second tome intitulé « Les rives incertaines » est suffisamment prenant pour donner envie de poursuivre la lecture. Le contexte particulièrement dramatique du blitz, l'énigme de cette jeune femme ayant perdu la mémoire, tout y incite. Si on y ajoute la très belle qualité stylistique de Brussolo, on ne peut que conseiller cette série.

 

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02/03/2016

Diego Modena

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01/03/2016

SOS Machos (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

SOS MACHOS publié par cc.rider

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28/02/2016

La conquête des sables (David Ball)

41K6YTZMA0L._AA160_.jpgDans la France du XIXème siècle, le comte Henri de Vries s'est marié avec Serena une princesse d'origine touarègue. Leur jeune fils Moussa coule des jours heureux dans leur château proche du Bois de Boulogne en compagnie de son cousin Paul. Mais au cours d'une chasse donnée dans le domaine, un vieux sanglier blessé charge les deux enfants. Il percute Moussa et le blesse grièvement… Dix ans plus tôt, Henri et son fidèle serviteur Gascon ayant posé leur ballon dirigeable en plein désert du Sahara, avaient été secourus par un groupe de touaregs aux ordres de Serena qui était vite tombée amoureuse d'Henri. Mais en 1870, suite à la défaite et au siège de Paris, les évènements tournent au drame et toute la famille de Vries se retrouve entrainée dans la tourmente…

« La conquête des sables » se présente comme un grand roman historique doublé d'une saga familiale s'étalant sur deux générations. David Ball est un écrivain voyageur américain qui a fait plusieurs séjours au Hoggar chez les hommes bleus. Il est donc très bien placé pour parler avec nuance et justesse de ce peuple particulier et pour nous raconter cette épopée pas toujours glorieuse de l'exploration du Sahara (le massacre de la mission Flatters est un des moments forts du roman). Très bien documenté historiquement (en fin de volume, Ball a l'honnêteté de faire la part entre l'authentique et le romancé), ce livre dense permet d'en apprendre beaucoup sur une période troublée de notre Histoire au travers d'une longue suite d'aventures, péripéties, rebondissements, coups tordus et trahisons. Choc des civilisations avant l'heure, affrontement orient-occident, colonisation, expansion du monde moderne (le projet de construction d'une ligne de chemin de fer dans le désert se révèle n'être qu'une folie). Deux approches différentes des notions d'honneur et d'esprit chevaleresque s'affrontent tout comme se percutent deux religions antagonistes, deux peuples et deux traditions. Dans son épilogue, Ball évoque le destin des Touaregs, ces anciens « rois du désert » qui ne sont « plus que l'ombre de leur magnificence disparue ». Un ouvrage à la fois divertissant et instructif. Bien écrit quoique très descriptif. A conseiller à tous ceux que l'Histoire du XIXème et celle des hommes du désert intéressent.

4/5

 

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27/02/2016

Opération Baucent (Chapitre 1)

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Bienvenue sur Déliciosa (Chapitres 1/ 2ème partie)

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25/02/2016

Pensées plus ou moins correctes (62)

images.jpg

GOÛT

« En fait de goût, chacun doit être maître chez soi. »

(Voltaire)

« Entre le bon sens et le bon goût, il y a la différence de la cause à l'effet. »

(La Bruyère)

« Le bon goût vient plus du jugement que de l'esprit. »

(La Rochefoucauld)

GOUVERNEMENT

« Le gouvernement est stationnaire. L'espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins possible la marche de l'espèce humaine. »

« Le gouvernement a un bras long et un bras court. Le long sert à prendre et arrive partout, le court sert à donner mais il n'atteint que les plus proches. »

(Coluche)

« Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite. »

(Joseph de Maistre)

« Le gouvernement est une institution au sein de laquelle le son se propage plus vite que la lumière. »

« Je ne débite pas de plaisanterie. Je me contente d'observer le gouvernement et je rapporte les faits. »

(Will Rogers)

« Il y a des temps où le gouvernement perd la confiance du peuple mais je n'en connais pas où le gouvernement puisse se fier au peuple. »

(Rivarol)

 

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23/02/2016

Hôtel Arcadia (Sunny Singh)

Hôtel Arcadia.jpgSam, photographe de presse, vient d'arriver à l'hôtel Arcadia, magnifique palace où elle compte bien passer une bonne nuit après avoir pris un bon bain. Mais voilà qu'elle est réveillée par des cris et des tirs d'armes automatiques. Son téléphone intérieur sonne. Le concierge la supplie de bien verrouiller sa porte et de n'ouvrir à personne sous aucun prétexte. Il raccroche immédiatement. Pendant ce temps, dans le grand hall d'entrée, Abhi, le patron de l'hôtel doit se cacher derrière le comptoir pour survivre aux rafales d'une bande de terroristes qui sont en train de prendre d'assaut son établissement...

Et la suite au prochain numéro. Cet épisode 1, offert pour d'évidentes raisons commerciales par les éditions Galaade, n'est qu'un teaser, un préquel, destiné à accrocher l'éventuel lecteur qui voudrait bien se laisser tenter par toute la série. Dans ce cas précis, le procédé semble particulièrement efficace. Quoi de plus dramatique que ce genre de situation qui nous rappelle d'ailleurs un tragique événement récent survenu dans un palace de Bombay. Le lecteur ne peut que trembler en suivant de braves gens aux prises avec des tueurs impitoyables. Le style de l'auteure est simple, efficace et percutant. On attend la suite avec impatience. Bien sûr.

4/5

 

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22/02/2016

Objet culturel (Nouvelle)

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21/02/2016

Un kimono pour linceul (Jean-Michel Leboulanger)

 

index.jpgGutxi, ancien membre de l'ETA militaire, débarque à Tokyo après huit années passées en prison à Madrid et douze autres d'exil en Argentine. Une fois libéré, un médecin lui a annoncé sans ménagement qu'il ne lui restait que fort peu de temps à vivre. Tamae, son épouse japonaise, est morte dans des circonstances troubles alors qu'il était encore incarcéré. Désireux de retrouver le cadre de son ancien bonheur, Gutxi n'aspire qu'à en terminer dans une certaine sérénité. L'ennui, c'est que dès son deuxième jour dans la capitale japonaise, il est contacté par des yakusa parfaitement au courant de son passé de terroriste. Il apprend également que Tamae a eu un enfant dont il serait le père et qui aurait une vingtaine d'années aujourd'hui.

« Un kimono pour linceul » est un authentique thriller dans la mesure où les cadavres s'accumulent au fil de cette sombre et douloureuse histoire. Il a néanmoins la particularité d'être atypique tout d'abord pour son cadre exotique (l'auteur semble avoir une connaissance approfondie de la société japonaise en général et de la mafia en particulier) et ensuite pour son personnage principal, un basque, ancien complice des terroristes de l'ETA, qui ressort broyé de la machine répressive espagnole et auquel la vie n'a pas fait de cadeau. D'où une empathie immédiate pour son destin tragique. L'intrigue de qualité est menée habilement. On y trouve du suspens, des rebondissements et des questions pendantes qui ménagent l'intérêt tout au long du livre et jusqu'à une fin assez surprenante. Le style est souvent descriptif et parfois un peu lent mais ce n'est pas vraiment un défaut vu que cela permet d'apprendre tant de choses sur un Japon peu connu et une réalité yakusa plutôt terrifiante.

4/5

 

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20/02/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 9)

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19/02/2016

Le premier homme sur Mars sera une blonde (G.M.Giudicelli)

cover150x250.jpegDivorcé il y a huit mois, Matsya tient un blog dans lequel elle raconte qu'elle a brunché avec le très populaire Peter Kering. Tout le petit monde des médias en a conclu qu'ils étaient devenus amants alors qu'il ne s'est rien passé vu que Peter est un des ex de Matsya. Selon une autre rumeur, si son mariage n'a pas tenu un an, ce serait en raison de ses irrépressibles tendances lesbiennes. Elle laisse dire car l'important c'est qu'on parle d'elle. Pour l'heure, cette pop-star américaine multi-millionnaire et assez allumée est en route pour le Khazakstan en compagnie d'une dizaine de top-models, de deux grands couturiers hyperbranchés et d'une cohorte de journalistes et de photographes de la presse people internationale...

Ce charmant petit opus qui ne représente que les deux premiers épisodes d'une sorte de roman feuilleton chick-lit et branchouille se lit avec plaisir et sans la moindre prise de tête. Le style en est simple, naturel et bien rythmé. Du langage parlé de people sans complexe. L'intrigue ou plutôt le début d'intrigue accroche bien autant par la description du milieu impitoyable du show-biz à l'américaine que par l'originalité du propos : une idole de la pop music veut s'offrir un voyage sur Mars, excusez du peu. Au bout du compte, l'ensemble est amusant et divertissant. Nul doute qu'arrivés(ées) au terme de ces deux épisodes, les amateurs (trices) de ce genre de littérature aussi légère que futile seront suffisamment accrochés(ées) pour se précipiter sur la suite. Diabolique opération de marketing que ce système de préquel offert !

4/5

 

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18/02/2016

Contes populaires et légendes de Provence (Collectif)

index.jpgUn paysan veut aller vendre une peau de vache à la ville. En chemin, il découvre un trésor abandonné par des voleurs effrayés... Personne n'a jamais pu tromper le diable à l'exception de la femme du savetier... Vers 980, les Maures Sarrasins qui occupaient la Provence repartent en abandonnant dans des grottes et des souterrains d'immenses richesses fruits de leurs vols et de leurs rapines. Ils espèrent revenir un jour pour les récupérer. Une chèvre d'or en reste la fidèle gardienne... A Arles, une terrible Tarasque, sorte de dragon mythique des âges anciens, ravage toute la région. La très sainte Marthe arrive à l'enchaîner avec de simples rubans comme si elle n'était qu'un petit agneau...

Ce recueil bien fourni et de belle facture comporte une bonne soixantaine de contes, légendes, historiettes, récits, fabliaux ou poésies, en un mot, toute une mémoire folklorique de la Provence. L'étrange et le merveilleux côtoient la sorcellerie et la diablerie tout comme la vie des petites gens celle des bourgeois, des nobles et des rois. On y rencontre monstres, fées, magiciens et sorciers tout aussi bien que laboureurs, savetiers ou marchands, sans oublier les curés, les ermites, Saint Pierre et même le diable et le Bon Dieu ! L'ensemble donne une impression de fourre-tout sympathique bien que tout soit classé par thèmes. Certains textes sont de véritables petits chefs d’œuvre qui méritent à eux seuls le détour (« Le fin voleur », « L'ingratitude », « Le médecin de Cucugnan », « La chèvre », « Le Bon Dieu et Saint Pierre » ou « Le coq »), d'autres sont d'un intérêt un peu moindre car souvent trop connus comme la fameuse histoire du poisson qui bouchait le port de Marseille. L'ensemble est néanmoins fort agréable à lire pour qui veut se replonger dans l'ambiance naïve et bon enfant qui régnait il y a bien longtemps sous le beau ciel de Provence.

4/5

 

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17/02/2016

Copyright (Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström")

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16/02/2016

Star Wars : mythologies (Jim Rousseau)

 

51dwQO+KhGL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-v3-big,TopRight,0,-55_SX324_SY324_PIkin4,BottomRight,1,22_AA346_SH20_OU08_.jpgStar Wars est un phénomène cinématographique qui a fortement marqué ce demi-siècle. En effet, le premier volet de la saga, d'abord présentée comme une trilogie, est sorti en 1977. Trente neuf ans plus tard, nous en sommes au septième opus et à la troisième trilogie ! L'épisode 4, premier de la première série, se présenta à l'époque comme un film de science-fiction, type space-opera, réalisé par George Lucas, metteur en scène quasiment inconnu, ne disposant que d'un budget médiocre. Et pourtant, « La guerre des étoiles » suscita immédiatement toutes les passions et bascula très vite dans le hors-norme, le cultissime, l'indépassable. D'après l'auteur, cela ne peut s'expliquer que par la mythologie qui lui sert de base.

En préambule, il présente rapidement la liste des personnages principaux, un résumé de l'intrigue et une approche des sources. Littéraires avec « Histoire du déclin et de la chute de l'Empire Romain » de Gibbon et le cycle de « Fondation » d'Isaac Asimov. Cinématographiques avec « La forteresse cachée » du cinéaste japonais Kurosawa. En analysant plus finemant l'oeuvre et en risqua des parallèles avec la mythologie arthurienne et japonaise, il devient évident que Luke, c'est Arthur, Obi-Wan, Merlin, Han Solo, Lancelot, Darth Vader, Uther Pendragon, le sabre-laser, Excalibur et la Force, le Graal mais également le Zen ou le Tao. Le fond celte se vérifie avec l'importance donnée aux reines (Princesse Leia) alors que l'influence japonaise reste évidente avec les Jedis qui sont une nouvelle version des samouraïs... Un court essai aussi intelligent que passionnant qui ravira les fans de Star Wars et les confortera dans l'idée d'un chef d'oeuvre capable de résister à l'épreuve du temps, ne serait-ce que par la richesse de ses possibles lectures. Cerise sur le gâteau, cet ouvrage très réussi est disponible gratuitement sur la plupart des plate-formes.

4,5/5

 

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15/02/2016

Pensées plus ou moins correctes (61)

index.jpgGERME

« Tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet. »

(Chateaubriand)

GLAISE

« La glaise ne devient terre à mouler qu'après avoir été pétrie. »

(Proverbe grec)

GLOIRE

« Ainsi passe la gloire en ce monde. » (Sic transit gloria mundi)

(Locution latine)

« La gloire des grands hommes tient pour un quart à leur audace, pour deux quarts au hasard, pour le dernier quart à leurs crimes. »

(Ugo Foscolo)

« La gloire se paie cher mais ne se garde pas. »

GOURMAND

« Les gourmands creusent leur fosse avec leurs dents. »

 

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14/02/2016

La passion du Dr Christian (Colleen McCullough)

51W+kloGqcL._AA160_.jpgEn 2032, à Holloman, petite ville de la côte Est des Etats-Unis, le Docteur Joshua Christian dirige une clinique psy avec l'aide de toute sa famille. Sa sœur Mary fait office de secrétaire. Miriam et Martha, les épouses de ses deux frères, James et Andrew, y sont respectivement ergothérapeute et psychotechnicienne tandis que sa mère tient la maison commune reliée par une passerelle permettant un accès direct au centre de soins. Un jour, le docteur Judith Scarriott, haut fonctionnaire au ministère de l'environnement, lui propose de l'aider à écrire un livre dans lequel il pourrait développer ses idées humanistes. Toujours soucieux d'aider son prochain, Joshua accepte...

« La passion du Docteur Christian » est un roman d'anticipation qui tient beaucoup de la parabole et du conte philosophique. Cette histoire de manipulation politique assez tordue pose un certain nombre de problématiques comme la nécessité d'une spiritualité pour l'homme moderne, ou les limites du matérialisme, sans oublier la fabrication artificielle d'idoles, l'adulation des foules, la démence et le rôle de catalyseur du bouc émissaire. Le lecteur ne peut qu'être pris de compassion pour ce pauvre Docteur Christian dont on suit l'incroyable ascension et la monstrueuse passion. Un parcours totalement christique qui s'achève en apothéose aussi gore que monstrueuse. Malgré une lecture un tantinet laborieuse et quelques légères invraisemblances (à 8 km/h, on ne marche plus, on court, par exemple), ce livre reste un ouvrage majeur sur toutes sortes de sujets comme la politique de l'enfant unique, le refroidissement climatique (l'auteure des « Oiseaux se cachent pour mourir » ne prévoit pas de réchauffement !) et surtout la désespérance de la société occidentale n'ayant plus d'autre but que celui de survivre et de se protéger du froid.

4/5

 

Citations :

« Il fallait toujours un Judas ! Sans Judas, l'humanité n'aurait pas besoin d'être sauvée. Car Judas était le rouage qui justifiait la souffrance de la naissance et celle de la mort et toutes les souffrances, encore, toujours qui peuplaient l'entre deux, c'est à dire la vie. Judas était celui ou celle qui nourrissait de hautes ambitions, mais avait besoin du talent d'autrui pour atteindre le succès. Judas était celui ou celle qui fonctionnait sur le génie d'un autre. Judas incarnait les profits et pertes, le chantage au sentiment, la manipulation, le désespoir, le pharisaïsme, la perversité des intentions, les méthodes les plus viles. Judas n'était pas l'exception, Judas était la norme. »

« Je vous livre un credo pour ce troisième millénaire. Un credo aussi vieux que lui. Un credo qui se résume en trois mots : foi, espoir, amour. Foi en vous-même ! Foi en votre force et votre endurance. Espoir de lendemains meilleurs. Espoir pour vos enfants et les enfants de vos enfants. Quant à l'amour (…) ? Aimez-vous vous-mêmes ! Aimez votre prochain ! Aimez ceux que vous ne connaissez même pas ! »

 

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13/02/2016

Fox-trot (Michel-Quint)

 

index.jpgParis 6 février 1934 : suite au scandale de l'affaire Stavisky, une manifestation organisée par les ligues tourne à l'émeute. La police et l'armée tirent sur la foule. Une quinzaine de morts et des centaines de blessés... Peu après, à Lille, la danseuse et trapéziste Lisa Kaiser, qui cherche un engagement dans un cabaret, s'installe dans l'hôtel de Lyon où une grande bourgeoise belge vient d'être retrouvée morte étouffée sous un oreiller. Charles Bertin, instituteur de la classe de fin d'études rencontre Nelly, jeune et charmante couturière peu farouche. Un receveur de tramway est assasiné par balles dans l'exercice de ses fonctions.

« Fox-trot » est un roman aux limites du sentimental, de l'historique et du policier. La liste importante de cadavres pourrait aussi le classer comme thriller, mais il n'en est rien. Le rythme narratif lent et très descriptif et la part belle donnée au social et au politique l'en éloigne définitivement. Le personnage de Charles, velléitaire mal à l'aise dans son rôle d'infiltré au sein d'une ligue, semble assez peu attachant alors que celui de Nelly, amante sincère, bafouée et rejetée, attire empathie et compassion. Dans un style assez particulier, Michel Quint s'affranchit quelquefois de la ponctuation ou des prépositions et parsème son discours de mots et d'expressions chtimis qui auraient pu être traduits en notes de bas de page. Au-delà d'une enquête policière qui semble tout à fait secondaire et d'histoires d'amours contrariées qui occupent une grande partie du récit, c'est le tableau historique magnifiquement rendu d'un Nord en pleine effervescence avec les troubles sociaux, la montée du fascisme, la mobilisation des gauches et toutes les prémices d'une guerre à venir qui semble le plus intéressant en dépit d'une présentation un tantinet manichéenne. Ainsi le lecteur en apprendra moins sur Stavisky que sur Roger Salengro, son suicide et ses funérailles nationales, lesquelles clôturent en apothéose un livre un peu ennuyeux.

3/5

 

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12/02/2016

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitres 1/ 1ère partie)

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11/02/2016

Pisser dans un violon / Squeeze N°12 (Collectif)

index.jpgLes employés d'une société assistent à l'effondrement de la tour amiantée dans laquelle ils avaient longtemps travaillé... Deux chasseurs, braconniers et bouilleurs de cru, découvrent une très étrange prise en relevant un de leurs collets... Un couple croit avoir trouvé un violon rare et précieux. Pour en être sûrs, ils se livrent à un test des plus bizarres... Quand décoller du papier peint tourne au cauchemar et à l'histoire de fous... Tous les habitants d'un hameau sont retrouvés morts. Leur supposé gourou se serait immolé par le feu... Un golden boy commence sa journée d'une manière particulièrement saine et tonique...

« Pisser dans un violon » est un recueil de dix nouvelles rédigées par autant d'auteurs différents autour du thème de la vacuité, du futile voire de l'inutile proposé par la revue « Squeeze ». Comme presque toujours dans ce genre d'ouvrage, le lecteur y trouvera un peu de tout, du bon et du moins bon, de l'excellent et de l'abscons pour ne pas parler de verbiage ou de logorrhée. On ne s'intéressera donc qu'aux meilleurs textes : « Palimpseste » de Julien Boutreux pour son côté étrange et fantastique, « Gros gibier » d'Albino Franckie pour son ton picaresque et gouleyant et « Le meilleur » de Philippe Azar, peut-être la nouvelle la plus réussie de toutes. En effet, elle démarre sur un registre joyeux et guilleret et s'achève d'une manière tout à fait surprenante. Un accessit pour « Poète prend ton luth » de Georgie de Saint Maur pour avoir osé prendre le thème au pied de la lettre !

4/5

 

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