31/03/2016

Dans les couloirs du métro (Nouvelle)

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29/03/2016

Une ère nouvelle (Chris Red)

une ère nouvelle.jpgEn juin 2016, la planète Terre a vécu l’Apocalypse. Elle a subi un terrible cataclysme. L’ancien monde a été totalement détruit. Ahmed Jalalah s’est établi avec sa mère, sa femme et sa fille sur une côte sauvage et désertique. Il s’est bâti une petite maison et tente d’y survivre avec sa famille grâce au poisson qu’il parvient à pêcher. Un jour, il recueille deux voyageurs, le jeune Natan et son oncle Yzrah qui sont partis depuis des mois à la recherche d'Eyal, le frère que Natan a perdu dans la catastrophe. Ysrah confie Natan à la famille Jalalah et repart seul poursuivre sa quête.

« Une ère nouvelle » est un roman de science-fiction post apocalyptique accompagné d’une bonne dose de fantaisie. Cocktail original et un tantinet improbable. Avec Chris Red, pas de futur angoissant, pas de régression vers une violence primitive. Au contraire, l’Apocalypse permet à l’Humanité de repartir sur de meilleures bases. Seule, une cité qui a voulu remettre au goût du jour l’ordre ancien, reste l’allégorie du mal absolu. Donc du post-Apo résolument optimiste pour ne pas dire utopiste, voilà qui surprend. Mais pourquoi pas ? Dans le registre des littératures de l'imaginaire, tout est permis ! Les personnages sont assez tranchés. Les gentils le sont absolument tout autant que les très très méchants. Après quelques escarmouches réglées à grands coups de « pouvoirs » et surtout une présentation minutieuse des personnages, le lecteur en arrive assez laborieusement à une fin ouverte débouchant sur la promesse d’une suite. L’intrigue est assez simple pour ne pas dire basique et aurait pu donner lieu à des aventures intéressantes. L’ennui c’est que la narration est terriblement ralentie par de nombreux développements de vulgarisation ésotérique sur la méditation, le prana, les chakras, la télékinésie, la lévitation, la précognition ou la télépathie. Si on y ajoute un certain nombre de coquilles, de maladresses et de confusions lexicales, la lassitude s’accompagne alors d’un certain agacement.

2,5/5

 

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27/03/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 11)

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25/03/2016

Pensées plus ou moins correctes (64)

 

Beilby.jpgGUERRE

« Tuez un homme, vous êtes un assassin ; tuez des milliers d'hommes, vous êtes un héros. »

(Beilby Porteus)

« L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat. »

(Sun Tzu)

« En guerre comme en amour, pour en finir il faut se voir de près. »

(Napoléon Bonaparte)

« Une bonne guerre, une mauvaise paix, cela n'existe pas. »

(Benjamin Franklin)

« Partout où notre drapeau se dresse, les populations accourent, se mettent à son abri, sachant qu'il les libèrent de l'anarchie et leur apporte la paix, la protection, le bien-être. Oui, cette guerre coloniale, tant décriée et si méconnue, est par excellence une guerre constructive, une oeuvre de paix et de civilisation et il fallait que ce fut dit. »

(Maréchal Liautey)

« Toute guerre est fondée sur la tromperie. » 

(Sun Tzu)

« La guerre, c'est une chose trop grave pour la confier à des militaires. »

(Georges Clémenceau)

« La guerre est une simple continuation de la politique par d'autres moyens. »

(Carl von Clausewitz)

« Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.)

(Jean Paul Sartre)

« La guerre est semblable au feu, lorsqu'elle se prolonge elle met en péril ceux qui l'ont provoquée. »

(Sun Tzu)

« Tant que la guerre sera regardée comme néfaste, elle gardera sa fascination. Quand on la regardera comme vulgaire, sa popularité cessera. »

(Oscar Wilde)

« Née sous le signe de la peur et de l'hystérie collective, la guerre ne peut s'épanouir que dans le désordre et l'injustice. »

« Jamais guerre prolongée ne profita à aucun pays. »

(Sun Tzu)



GUERRE CULTURELLE

« La guerre culturelle est la pire des guerres, car la guerre mobilise tandis que la guerre culturelle paralyse. »

(André Malraux)

 

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24/03/2016

Le garage / Reconstruire un homme mort (Sébastien Gendron)

le garage.jpegLors du braquage d’un fourgon blindé, Gabriel Orvitz a reçu une balle de 7,65 qui a perforé sa pommette gauche, a éventré son globe oculaire, a rebondi sur l’arcade sourcilière avant de ressortir par le sommet de l’arête nasale. Il se retrouve partiellement défiguré pour avoir été surpris au mauvais endroit au mauvais moment. Et pour ne rien arranger, à peine soigné, il est mis en cause dans l'affaire et rapidement incarcéré…

« Le garage » est un roman noir distillé sous forme de feuilleton par StoryLab Editions. Le principe commercial est toujours le même : on offre le premier épisode qui fait office de teaser. L’auteur décrit quelques scènes choc, histoire de planter le décor, et le lecteur reste sur sa faim. D’où frustration. D’où envie furieuse de passer à l’achat compulsif de toute la série ! Mais, dans le cas présent, on pourra aisément se contenter de ce qu’on a lu et ne pas trop avoir envie de connaître le détail de la vengeance de Gabriel. Le style de Sébastien Gendron est fluide et efficace mais sans flamboyance particulière. L’intrigue manque un peu d’originalité et les personnages d’épaisseur. L’ensemble se présente donc comme un honnête divertissement et rien de plus. À conseiller aux amateurs du genre.

3/5

 

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23/03/2016

La 25ème heure (Feldrik Rivat)

cover225x225.jpegÀ la gare de Leysin en Suisse, le domestique Ernest accueille un Français appelé « Le Biographe » arrivé de Paris-Capitale et invité par Monsieur Louis Bertillon. Le Biographe lui apporte un précieux manuscrit retraçant les aventures d’Eudes Lacassagne, inspecteur général de police « qui combat ses insomnies » en arpentant les rues par tous les temps et « qui fait taire les cris de la nuit » à grands moulinets de sa canne ferrée. Autant Lacassagne est sinistre et taciturne, autant Louis Bertillon, frais émoulu de l'école de police, est gai et bavard. Tous deux commencent par se rendre au domicile d'Epiphanie Gaulard, une femme dont « le défunt mari a eu l’indélicatesse de disparaître ».

Ce premier tome de « La 25ème heure » n’est que le début d’une enquête policière présentée sous forme de feuilleton. Les deux protagonistes déambulent dans un Paris du XIXème siècle très bien rendu où l'on croise la route de toutes sortes de célébrités comme Charcot, Bertillon Alphonse ou Lacenaire. L’intrigue se situe résolument dans le registre du policier fantastique avec une pointe de steampunk pas désagréable. Les personnages sont un tantinet caricaturaux mais intéressants quand même. On sent très bien que l’auteur a voulu créer un couple d’enquêteurs parisiens faisant pendant aux londoniens Holmes et Watson. Le style est agréable et de belle qualité, les situations amusantes ou intrigantes. On ne sait pas trop si l’on nage dans l’humour, la parodie ou le véritable fantastique. Mais peu importe, le divertissement (car il ne s’agit que de cela au bout du compte) est de qualité. Dommage que l'on doive rester sur sa faim !

4/5

 

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22/03/2016

Montburgonde

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Expresso Love

Expresso_Love.jpg

"Expresso Love", mon roman d'anticipation et de science-fiction est à la une de Bookless Editions

http://www.bookless-editions.fr/index.php?page=shop.produ...

 

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21/03/2016

Seentha (Jean-Michel Archaimbault)

seentha.jpgAlors qu'il effectuait des relevés scientifiques à la surface de la planète Carcosa, le cosmomythologue Gert Slättengard est grièvement blessé suite à l’attaque surprise d’une entité inconnue surgie d’un lac tout proche. Le croyant mort, ses compagnons, qui viennent de découvrir une fresque étrange, preuve de l'existence d’une antique civilisation disparue, le rapatrient à bord de leur vaisseau spatial, l’Aniara II où il sera plongé en hibernation cryogénique dans l’attente de soins. Mais quelque temps après, Gert commence peu à peu à émerger du coma. Il est devenu amnésique, a de nouveaux souvenirs et ne s’appelle plus Gert, mais Gottfried Falkenberg. L’équipage ne le reconnaît plus. Il est devenu quelqu’un d’autre…

« Seentha » est pour le moins une œuvre atypique et particulièrement originale à tous point de vue. Jean-Michel Archaimbault la présente comme un opéra, la divise en actes et en scènes, la parsème de citations de Richard Wagner, de parties versifiées et même d’une coda en fin d’ouvrage. Le lecteur y verra une réappropriation magistrale du thème du célèbre « Hollandais volant », une nouvelle version du vaisseau fantôme, mais également une sorte de poème en prose onirique, cauchemardesque, explorant les rives du satanisme et les mythes des dieux nordiques Wode et Loki dont le cosmos serait l’Asgard. Au-delà de cet hommage, (« Eternel et galactique est le géant de Bayreuth », dit-il), le lecteur peut également y voir un exercice de style avec utilisation d’un langage raffiné voire sophistiqué (rhomboédrique, sibilant, trémulant, noctiluque, lampyre, pour ne citer que quelques vocables de cet ordre), d’un abus de néologismes pseudo-scientifiques (biopositronique, polyspécialiste, cryovaults ou psychophotonique, entre autres) qui justifieraient aisément la présence d’un glossaire. On l’aura compris, cet ouvrage étrange demande quelques efforts intellectuels au lecteur qui sera récompensé par une immersion dans un univers aussi démentiel qu’inquiétant.

3,5/5

 

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20/03/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitre 1)

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19/03/2016

Le visiteur du futur / La meute (Slimane-Baptiste Berhoun)

le visiteur du futur.jpgTrès jeune, Valentin Peroy apprend à ses dépens l’importance de la maxime : « Après l’heure, c’est plus l’heure » et finit par en tenir compte. Henri Castafolte a inventé le premier modèle d’introspecteur, une étrange machine à explorer les souvenirs. En 2010, lors d’un match de football, un but refusé à l’équipe de Marseille a causé le lynchage de l’arbitre et marqué le début d’une interminable guerre civile. Henri et son ami Raph décident de retourner dans le passé pour essayer d’arranger ça. Mais la terrible Brigade Temporelle est à leurs trousses…

Ce premier épisode intitulé « Après l’heure c’est plus l’heure » est en réalité l’adaptation sous forme de feuilleton d’une série télévisée relevant à la fois du registre de la science-fiction et de celui de l’humour. Il est certain que le ton est léger et certaines situations plutôt cocasses, mais le lecteur pouvait s’attendre à beaucoup plus loufoque. En ce qui concerne le volet SF, cette histoire de machine à explorer les souvenirs, autant dire à remonter le temps et cette intrigue basée sur des mondes parallèles ne brillent pas par une extraordinaire originalité. Sans doute faut-il se contenter d’une lecture de divertissement et ne pas en demander plus. Comme le style est agréable, efficace et bien rythmé, l’ensemble fonctionne assez bien et le lecteur peut facilement avoir envie de continuer la série après ce premier épisode offert par Bragelonne.

3,5/5

 

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18/03/2016

En blanc et noir (Bertrand Carette)

 

en noir et blanc.jpgFrançois est pianiste-concertiste depuis vingt ans. Recalé à l’examen d’entrée de Sciences Po, il s’est rabattu sur le Conservatoire de Musique mais a abandonné juste avant d’obtenir son diplôme. Cela ne l’a pas empêché de mener une double carrière. Il se produit un peu partout sur la planète et rencontre un certain succès. Mais il a également une face cachée, celle de tueur à gages pour le compte d’une multinationale du crime, la All Media Company, spécialisée dans l’élimination d’artistes en fin de carrière. Mais un jour, François s’aperçoit avec horreur que sa main droite est en train de le lâcher et qu’il ne va bientôt plus pouvoir s’en servir pour jouer de son instrument adoré.

Beaucoup plus qu’un simple roman noir, « En blanc et noir » est également un roman psychologique quasi psychanalytique, un conte philosophique voire une allégorie. Les multiples lectures que l’on peut faire des tribulations de François sont l’un des charmes de ce livre si passionnant qu’il est difficile de ne pas le lire d’une seule traite. Reprise intelligente et originale du thème de « Dr Jekyll et Mister Hide », l’intrigue est fort bien menée. Les personnages inspirent des sentiments paradoxaux. Celui de François, à priori déplaisant, est si pétri d’humanité qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver de l'empathie à son égard. Et que dire de celui de Constance Gladys, la pianiste amie des loups, décalque évidente de la sublime Hélène Grimaud, personnage féminin complexe et malheureux, autre métaphore de la solitude de l’artiste ? J’avais beaucoup aimé « La Fosse aux louves », l’autre roman de Bertrand Carette. Celui-ci confirme magnifiquement ma première impression. Un talent littéraire évident. Une plume magnifique. Un style fluide, rythmé, agréable à lire. Des intrigues parfaitement ficelées. Des situations qui donnent à réfléchir. Ne manquez surtout pas cet ouvrage passionnant sur le monde méconnu des pianistes vu avec humour et sensibilité.

4,5/5

 

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17/03/2016

Dorian Evergreen (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen)

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16/03/2016

Jim Harrison, boxeur (Conan Doyle)

jim harrison boxeur.jpgDans un village du Sussex, au sud de l’Angleterre, le jeune Rodney Stone fait la connaissance de James Harrison sur les bancs de l’école. Jim est élevé par son oncle, forgeron et ancien champion de boxe ayant rangé ses gants suite à un combat victorieux mais terrible pour son adversaire. Rodney est le fils d’un marin de la flotte de guerre rarement à la maison. Les deux amis jouent à Robinson Crusoe dans la campagne. Jim reste même une semaine entière à vivre seul dans les bois. Ils explorent un château hanté dans lequel un crime terrible a été commis. A 17 ans, Rodney est pris en charge par son oncle, Sir Charles Tregellis, aristocrate riche et bien en cour, qui lui fait rencontrer le Prince de Galles, aussi féru que lui du noble art de la boxe…

« Jim Harrison, boxeur » se présente comme un ouvrage à plusieurs dimensions. À la fois roman social, roman historique et roman policier. Etrangement, Jim, le jeune boxeur n’est pas le héros principal de l'intrigue. Le lecteur a même l'impression au début de l’histoire qu’il se fait voler la vedette par Rodney, le narrateur. D’autant plus que le père de Jim, celui de Rod et même Sir Tregellis prennent également une grande importance. Il semble donc que ce soit la société de l’époque avec ses nobles dandys comme le Beau Brummel, ses héros militaires comme l’amiral Nelson ou ses voyous plébéiens truqueurs de match qui l’intéresse vraiment. Inutile d’évoquer la qualité magistrale du style littéraire de Conan Doyle, même si la minutieuse précision descriptive peut sembler un peu dépassée pour le lecteur d’aujourd’hui. Ce livre reste intéressant ne serait-ce que pour le tableau de la société britannique de l’époque. On sera un peu plus réservé sur le côté policier un peu plus faible et sur les histoires d’enfant secret, incompréhensibles aujourd’hui.

3,5/5

 

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15/03/2016

Pensées plus ou moins correctes (63)

beaumarchais.jpgGRAND

« Un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal. »

(Beaumarchais)

« Tous les objets sont pour les grands des miroirs où leur grandeur se réfléchit. Voilà pourquoi ils aiment souvent leurs inférieurs. »

(Helvétius)

« Tant il est vrai que dans ce monde divisé en Grands vraiment grands, en faux Grands et en petits qui voudraient grandir, les grandes personnes ne sont que des enfants déguisés. »

(Pierre Daninos)

« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

(Etienne de la Boétie)

GRAND PUBLIC

« Il y a des choses que le grand public n'a pas besoin de connaître et ne devrait pas connaître. Je crois que la démocratie prospère quand le gouvernement peut prendre des actions légitimes pour garder ses secrets et quand la presse peut décider de publier ce qu'elle sait ou non. »

(Katherine Graham, Washington Post)

 

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14/03/2016

Les joueurs de Titan (Philip K. Dick)

 

index.jpgDans une Californie dépeuplée, Pete Garden rentre chez lui le moral à zéro dans sa voiture volante, parlante et interactive. Faisant partie d'un groupe de jeu, il vient d'y perdre à la fois sa femme Freya agée de 140 ans (mais ne les paraissant pas) et sa magnifique propriété de Berkeley. Il voudrait à tout prix la récupérer. L'ennui, c'est que le nouveau propriétaire l'a aussitôt cédée à un promoteur qui travaille en sous-main pour un magnat de la côte Est lequel va pouvoir intervenir à l'Ouest. Suite à un conflit avec les Chinois Rouges et à l'utilisation de radiations, l'humanité devenue quasi stérile est maintenant réduite à un ou deux millions de Terriens. Pire encore, elle se retrouve sous le joug des Vugs, créatures cytoplasmiques et clairvoyantes venues de Titan…

« Les joueurs de Titan » est un roman de science-fiction très original du grand Philip K. Dick. Publié pour la première fois en 1963, il reste d'une extraordinaire modernité. En visionnaire, Dick avait imaginé une société basée sur le jeu et la distraction permanente dans laquelle toute fidélité amoureuse, toute propriété privée n'avaient plus grand sens vu que femmes et biens passaient de main en main au fil du hasard d'un jeu à la croisée du poker et du monopoly. Cet ouvrage très agréable grâce à un style très rythmé ne se lit pas, il se dévore. Tout en offrant un véritable divertissement, il donne également à réfléchir sur les arcanes des facultés mentales (prescience, télépathie, télékinésie, etc.), sur l'influence des substances psychotropes sur la conscience et sur les conséquences curieuses d'un effondrement généralisé de la fertilité humaine. Un excellent conte philosophique avec une chute très réussie. A recommander aux fans du génial et prolifique auteur !

4,5/5

 

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12/03/2016

Affaire 13257 (Nouvelle)

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11/03/2016

Pas tout à fait des hommes (Lizzie Crawdagger)

pas tout à fait des hommes.pngLa jeune elfe Kalia se retrouve avec un couteau posé en travers de la gorge par le troll William Wolf qu'accompagne Axelle Crèvecœur, redoutable effeuilleuse des bas quartiers. Wolf n'en est pas à son premier méfait. Il a précédemment assassiné l'évêque Crowney. La reine Lucie de Guymor est venue lui rendre une visite intéressée dans la cellule de sa prison. Elle ne s'intéressait pas à ses dons de peintre mais plutôt à ses capacités à se déplacer en silence dans une obscurité complète. Elle voulait le charger d'une mission délicate pour laquelle Axelle et Kalia vont lui prêter main forte…

« Pas tout à fait des hommes » se présente comme un roman de fantaisie un peu décalé voire parodique. L'intrigue se caractérise par une suite d'aventures, de rebondissements, de batailles et d'escarmouches menée tambour battant dans un style rapide et efficace rendu particulièrement dynamique et vivant par de très nombreux dialogues et une quasi absence de descriptions. Les deux personnages principaux, Kalia et Axelle, sont des anti-héroïnes atypiques et finalement assez sympathiques. La première est une elfe de petite taille, timide et complexée alors que la seconde est une semi-démone aussi rebelle que violente. Cela donne un duo déjanté et percutant dont le lecteur suit bien volontiers les tribulations. Cette histoire de guerre entre humains et orcs, de complots contre une reine un peu cynique et autres coups d'état pour renverser un tyran démoniaque, si elle ne brille pas par une grande originalité, emporte néanmoins l'adhésion du lecteur en raison du ton décalé et surtout d'une certaine forme d'humour et de dérision omniprésente. Ouvrage à conseiller aux amateurs du genre et aux autres. La fantaisie n'étant pas ici un but en soi mais plutôt un prétexte aux dérives et aux délires…

4/5

 

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10/03/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 31)

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09/03/2016

Le voyage d'un homme heureux (Jules Janin)

index.jpgJournaliste à la « Revue de Paris » et à la « Revue des deux mondes », Jules Janin entreprend en 1840 un voyage d'un mois à travers la France et l'Italie. Il fait ses adieux à ses amis en forêt de Fontainebleau, poursuit à cheval jusqu'à Lyon puis gagne Marseille, Nice, Gênes, Milan, Pise et Florence par étapes et en faisant halte dans des auberges de fortune. Il trouvera Bologne misérable. Il rentrera par Parme et Milan, en ignorant Venise et en traversant les Alpes qui lui sembleront glaciales par comparaison avec la douceur du climat toscan. Il gagnera à Paris après avoir fait étape sur les bords du lac Léman.

Ce récit de voyage écrit comme une longue lettre à Madame de Courbonne est tout à fait dans le style de l’époque. Nombreux furent les romanciers ou poètes qui publièrent ce genre de littérature sans doute très prisée, le tourisme n’en étant encore qu’à ses premiers balbutiements. Dumas, Musset, Nerval, Lamartine et bien d’autres s’y illustrèrent pour le plus grand plaisir de lecteurs qui devaient y trouver un moyen pour s’évader de l’Hexagone et explorer par personne interposée des territoires inconnus ! Le style de Janin est un peu pompeux et vieillot, mais son œil d’observateur des paysages et des gens est aussi aigu que bienveillant. Janin s’intéresse à tout : mœurs des autochtones, œuvres architecturales, musées, histoire locale et même le devenir des rois détrônés, des nobles déchus. Il propose au passage de belles pages sur la famille Bonaparte. Il y a autant d’émerveillement que de nostalgie dans ses découvertes, observations et descriptions. Un livre encore agréable à lire aujourd’hui, à titre de document historique bien sûr, et non sans un petit effort d’adaptation.

3/5

 

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08/03/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 10)

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07/03/2016

Sorcières et zombies (Lizzie Crawdagger)

sorcières et zombies.pngAu retour d'une noce, Claire s'endort dans sa voiture arrêtée au bord de la route. A son réveil, elle se voit environnée de zombies. Elle réussit à s'échapper et à trouver refuge dans un manoir perdu dans la campagne, auprès de Ludovic et de sa sœur Lise… Transexuelle sortant d'hôpital psychiatrique, Alys veut se rendre à Longsil, village fantôme en apparence. Elle y rencontre un certain Stéphane arrivé en voiture un peu plus tôt. Très vite, elle s'aperçoit que tout cela n'est qu'un rêve qui tourne vite au cauchemar… Un jeune peintre est invité dans un château isolé pour brosser le portrait de l'étrange Carimall, fille du comte d'Ekul… Leslie est en train de monter la garde devant la porte d'une ville en quarantaine quand Anya Volk, jeune femme râblée et un peu velue, et son compagnon Raymond d'Arc, colosse assez inquiétant, demandent à entrer…

« Sorcières et zombies » se présente comme un recueil de quatre nouvelles de qualité sur un thème tout à fait explicite. La couleur est annoncée. Il n'y aura pas tromperie sur la marchandise !Les trois premières nouvelles, (« Route de nuit », « Créatures de rêve » et « Sortir du cercueil ») qui recèlent une grande part de poésie et d'onirisme, semblent plus réussies et plus intéressantes que la dernière (« Une mine de déterrés ») qui reste uniquement orientée « zombies » et manque un peu d'originalité. Le style de Lizzie Crawdagger, efficace, rapide et bien rythmé en dépit de quelques petites maladresses, emporte aisément l'adhésion du lecteur qui pourra difficilement poser le livre avant la fin de chaque histoire. Un ouvrage de qualité à conseiller aux amateurs de fantastique, d'épouvante et même d'horreur pas trop gore.

4/5

 

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06/03/2016

Madame Rose ; Pierre de Villerglé (Amédée Achard)

 

index.jpgGeorges, un riche parisien qui aime bien résider à l'année dans sa maison de campagne de Maisons-Laffitte, sauve de la noyade deux jeunes enfants alors qu'il canote sur la Seine en compagnie de son chien. Des voisins accourent pour aider au repêchage. Tout le monde emmène les enfants se réchauffer dans la toute proche maison de Madame Rose, une charmante jeune femme… Pierre de Villerglé est un jeune aristocrate riche et oisif qui partage son temps entre les courses de chevaux, les dîners en ville, les soirées à l'Opéra et les nuits devant les tables de jeu. Cette vie monotone l'ennuie tellement qu'il décide de se retirer dans une petite maison qu'il possède sur une de ses propriétés normandes. Il y retrouve quelques amis d'enfance…

Ce recueil est composé de deux nouvelles qui sont autant de portraits de personnages de jeunes gens qui cherchent l'amour et peinent à le trouver. Ils n'en font pas moins preuve de belles qualités de cœur. En cela, Amédée Achard fait œuvre de romancier sentimental et de moraliste un brin désabusé. Très bien écrites, ces deux histoires ne brillent pas par leur originalité et sont même un peu décevantes les amours déçues étant légions en littérature. Les situations et les rapports sociaux ayant beaucoup évolués, tout cela date énormément même s'il est toujours possible de s'y intéresser.

3/5

 

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05/03/2016

Sagesse indienne

peau-rouge.jpg« Comment pouvez-vous prendre le ciel, la chaleur de la terre ?L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez vous les accaparer ? Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est notre mère. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand chef envoie dire qu’il veut prendre notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc votre offre de vous emparer de notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous laissons notre terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous abandonnons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Je suis un homme libre et je ne comprends pas.

L’air est précieux à l’homme libre, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.

Nous considérerons donc votre offre de nous laisser disposer d'une partie de notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un primitif et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés.

Où est le hallier ? Disparu. Ou est l'aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance. »

 

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03/03/2016

La fille aux cheveux rouges / Tome 1 (Serge Brussolo)

index.jpgDébut septembre 1940 : c'est le blitz sur Londres. Un déluge de fer et de feu s'abat sur la capitale britannique. Proches des usines, les quartiers populaires comme East End sont particulièrement touchés par des bombardements durant jusqu'à dix heures d'affilée. Les assauts successifs rassemblent jusqu'à mille appareils de la Luftwaffe. Parmi les mourants découverts dans les décombres, les sauveteurs récupèrent une jeune femme grièvement blessée. Quand elle se réveille à l'hôpital, elle est devenue totalement amnésique. Personne ne sait qui elle est. Seuls son abondante chevelure rousse la désigne comme irlandaise. Mais l'est-elle vraiment ?

Le premier épisode de ce roman historique qui se poursuit dans un second tome intitulé « Les rives incertaines » est suffisamment prenant pour donner envie de poursuivre la lecture. Le contexte particulièrement dramatique du blitz, l'énigme de cette jeune femme ayant perdu la mémoire, tout y incite. Si on y ajoute la très belle qualité stylistique de Brussolo, on ne peut que conseiller cette série.

 

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02/03/2016

Diego Modena

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01/03/2016

SOS Machos (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

SOS MACHOS publié par cc.rider

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