30/11/2015

L'enfant sage (Nouvelle)

08:22 Écrit par CCRIDER dans Général, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2015

Les enfants de Toulghar / La malédiction (Fabrice Jalwin)

Toulghar.jpgA Hemligstad, petit village tranquille du nord de la Suède, tous les enfants se mettent un jour à disparaître mystérieusement. Des battues sont organisées. La population, la police et l'armée sont mobilisées mais personne ne trouve rien. Quelques jours plus tôt, en arrachant la souche d'un arbre pluri-centenaire, un fermier a dégagé un énorme trou dans le sol dans lequel quelques enfants curieux ont découvert un coffret. En l'ouvrant, ils sont entrés en possession d'un ancien poignard orné de pierres précieuses. Dans les temps anciens, cette arme magique appelée Molvar aurait permis de défendre le monde de Toulghar contre Feulkhan, personnalisation des forces du mal maintenues inoffensives tant que le Molvar ne revient pas en leur pouvoir...

« Les enfants de Toulghar », est un roman de fantaisie dont l'intrigue semble librement inspirée du conte allemand « Le joueur de Flute de Hamelin » mais avec une intrigue nettement plus contemporaine et beaucoup plus gore. Avec ses peuples étranges, ses personnages et décors bizarres, le monde de Toulghar a quelque chose d'à la fois charmant et angoissant. Le mal y est omniprésent mais les « bons » peuples savent s'allier pour le combattre. Sur terre, les représentants de l'armée sont prêts à utiliser les moyens les plus extrêmes comme la bombe atomique pour éradiquer le mal. Le résultat est une improbable alliance d'un manichéisme un peu naïf. Ceci dit, on ne s'ennuie pas un instant à lire cette histoire pleine de suspens et de rebondissements. Dommage que ce texte n'ait pas bénéficié d'une bonne relecture. Les coquilles, erreurs grammaticales ou orthographiques, qui sont légion, gâchent un peu le plaisir du lecteur. A titre d'exemple, juste trois approximations parmi tant d'autres : « ce dont pourquoi... » (page 286), « une chance d'en venir à bout de... » (page 290), « la lumière les aveugles... » (page 336). Malgré tout, un auteur plein d'imagination et de talent qui mérite vraiment d'être encouragé et suivi car ce livre n'est que le premier tome d'une trilogie.

3/5

 

09:15 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/11/2015

Horrible monde (Collectif)

Horrible monde.jpegJulien, jeune violoniste prodige, s'arrête de jouer en plein milieu d'un concert. Il s'est rendu compte qu'un homme est en train de mourir d'une crise cardiaque au fond de la salle. Vingt années plus tard, Julien abandonne la scène et les tournées... Raoul, 7 ans, détruit une toile d'araignée et écrase l'arthropode qui l'a tissée. Devenu adulte, il n'a plus que deux sources d'intérêt dans la vie : la guitare et les araignées... Contrefaçon, trafic d'organes, de drogue, prêt de tueurs à gage, Harvey Sozey s'occupe de tout dans la société spécialisée qu'il gère sans état d'âme, comme une multinationale « interlope ». Mais les concurrents ne manquent pas et tous les coups sont permis... Un groupe d'amis vient passer quelques jours dans une vieille ferme au fin fond de la Bretagne. Leur voiture tombe en panne. Une des filles disparaît mystérieusement... Gilles de Montmorency, le dernier des vampires, profite de la rédaction de son testament pour dénoncer une des plaies du monde moderne, la quasi impossibilité de se nourrir correctement quand on est un buveur de sang... Un père divorcé profite qu'il emmène ses enfants en vacances pour peaufiner une horrible vengeance à l'encontre de son ex... Grâce à une formule empruntée à un vieux grimoire, deux jeunes gens réussissent à faire revenir Pernelle, la femme du célèbre alchimiste Nicolas Flamel...

« Horrible monde » est un recueil de 19 nouvelles d'autant d'auteurs différents mis gracieusement à disposition sur les plateformes de téléchargement par les Editions Secrètes. La plupart sont de belle qualité, écriture soignée, absence de coquilles et imagination débordante. Les principaux registre de la littérature de l'imaginaire y sont représentés en particulier l'horreur, le gore et la terreur, mais aussi le fantastique, la fantaisie et la science-fiction (une unique mais excellente nouvelle « Hubris » de Florian Miconi). Pour moi, les meilleurs titres sont « La sourde oreille » d'Eddie Verrier, plutôt gore, « Kannerez Noz » de Christophe Sémont, fantastique, « Aoûtiens » de Ludovic Bonincontro, horreur au quotidien, « Tenebris Alchemia » de Martin Mutz, fantaisie, et « Mort silencieuse » de Kevin Eumont, fantastique. Une mention spéciale pour « Faim de race » de Fred Estérel pour son humour noir particulièrement grinçant. Donc au total, de chouettes nouvelles bien agréables à lire, des auteurs talentueux, autant de raison de ne pas manquer cet ouvrage.

4,5/5

 

08:28 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2015

Pensées plus ou moins correctes (57)

becque.jpgFORTUNE

« Les grandes fortunes sont faites d'infamies, les petites de saletés. »

(Henry Becque)

« Il y a des fortunes qui crient « Imbécile ! » à l'honnête homme. »

(E. et J. de Goncourt)

« La fortune se lasse de porter toujours un même homme sur son dos. »

(Baltasar Gracian)

FOU

« Tous les hommes sont fous et qui n'en veut point voir

Doit rester dans sa chambre et casser son miroir. »

(Attribué au Marquis de Sade)

« Les fous se précipitent où les anges craignent de poser les pieds. »

(A. Pope)

« Fou, toi ? Parce que tu comprends les arbres, parce que tu parles avec les choses ? Quelle bêtise ! Les fous, ce sont les hommes qui ont perdu la poésie de Dieu, qui ont endurci leur coeur et ne sont même plus capables de comprendre les hommes eux-mêmes. »

(J.M. Vansconcelos)

FOULES

« Les foules ont des opinions imposées, jamais des opinions raisonnées. »

« La puissance des foules est la seule force que rien ne menace et dont le prestige ne fasse que grandir. L'âge où nous rentrons sera véritablement l'ère des foules. »

« Le droit divin des foules va remplacer le droit divin des rois. »

« Les foules n'ont de puissance que pour détruire. »

« Les foules sont incapables d'avoir des opinions quelconques en dehors de celles qui leur sont imposées. »

« Les foules ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître. »

« On conduit les foules en cherchant ce qui peut les impressionner et les séduire. »

« Dans les foules, c'est la bêtise et non l'esprit qui s'accumule. »

« La foule ne peut qu'être d'une crédulité excessive. »

(Gustave Le Bon, « Psychologie des Foules »)

08:57 Écrit par CCRIDER dans Général, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/11/2015

Là-haut (Thierry Ledru)

index.jpgAttentat dans le RER à la station Saint Michel. De passage à Paris, Jean, guide de haute montagne, est grièvement blessé. Blandine, la femme qui l'accompagne, déchiquetée par l'explosion de la bombe, meurt immédiatement. Quand Jean se réveille sur un lit d'hôpital, c'est pour apprendre qu'il a été amputé sous le genou et qu'il ne reverra plus jamais celle qu'il aimait. Il est désespéré. Il sait, qu'avec une jambe en moins, il ne pourra plus jamais exercer son métier. Dès son retour en Savoie, il se remet à marcher et même à grimper avec sa prothèse. Un beau jour, il fait la connaissance d'Isabelle, jeune et charmante bibliothécaire blonde qui, comme lui, s'intéresse aux questions de spiritualité.

« Là-haut » est un roman émouvant et prenant qui aborde un thème difficile et assez rarement traité, celui du handicap et d'un handicap particulièrement cruel et injuste, celui qui est causé par un attentat terroriste. Le lecteur suit pas à pas le héros dans sa longue et lente progression pour échapper par le haut à l'enfer dans lequel il a été plongé. Tout est si minutieusement détaillé par l'auteur, si finement observé qu'on se dit que ça sent le vécu. Même si l'auteur dérive un peu beaucoup dans la métaphysique (recherche de preuves de l'existence de Dieu, citations de paroles de sagesse hindoue) et affiche un anticléricalisme militant, l'ouvrage reste un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour.

4/5

 

 

08:45 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/11/2015

Etincelles d'éveil (Sogyal Rinpoché)

index.jpgDans ce livre, Sogyal Rinpoché, élève des plus grands maîtres bouddhistes tibétains, propose à ses lecteurs 365 méditations sur la vie et la mort. Pas moins d'une par jour de l'année. Sous des formes variées : courtes ou longues citations de maîtres bouddhistes ou non (Montaigne, par exemple est cité deux ou trois fois), enseignements, petites histoires en forme de paraboles voire poèmes, aucune ne dépassant jamais le format de la page. Chaque mois de l'année est représenté par un mantra particulier dans sa transcription originale toujours très épurée et esthétique. L'enseignement de Rinpoché tourne autour de quelques thèmes récurrents : la méditation (et tous les moyens de la pratiquer), la nécessité d'être bienveillant avec son prochain et l'obligation de se préparer à la mort à tout âge de la vie. L'ensemble donne à la fois l'impression d'une grande simplicité, d'une évidence et celle d'une terrible complexité intellectuelle et mystique. Certains termes ou notions peuvent sembler accessibles au premier abord comme « éveil » ou « nirvana » ou même plus exotiques comme « bardo », « samsara », « karma », « rigpa » ou « bodhisattva », en fait rien n'est simple et tout demanderait à être encore et encore éclairci et explicité.

Un livre à lire et à relire à petites doses, pas forcément à la suite, rempli d'une grande sagesse spirituelle qui peut apporter beaucoup à condition de faire sienne cette vision du monde, de la méditer, d'en entrevoir toute la richesse et toute la complexité. A réserver à celles et ceux que le bouddhisme intéresse ou passionne.

4/5

08:24 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/11/2015

Montburgonde (Chapitres 1 à 9)

08:26 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2015

Fin de l'emploi pour les humains (Michel Nachez)

cover225x225.jpegL'automatisation et la robotique ont détruit, détruisent et détruiront nombre d'emplois et de métiers. Les robots ont remplacé, remplacent et remplaceront de plus en plus de travailleurs humains. Même chose pour l'informatique et la net-économie. Comment les millions de personnes qui sont sorties du marché du travail ou qui vont en sortir de plus en plus au fil des années vont-ils pouvoir vivre décemment sans avoir d'emploi salarié ? Jusqu'à quel niveau d'endettement, l’État qui se finance déjà à coût de milliards d'emprunts, pourra-t-il continuer à creuser le trou de sa dette ? Les organismes prêteurs pouvant fermer à tout instant le robinet de la dette représentent une épée de Damoclès suspendue en permanence au-dessus du pays. Chaque année, le nombre d'emplois détruits et donc celui des chômeurs augmente selon une courbe exponentielle. (De 2 756 000 en 2011, on est passé à 3 388 000 en 2014. D'où une paupérisation rampante de plus en plus importante en attendant une fin en forme de crash final. Certains métiers sont plus touchés que d'autres : caissières de supermarchés (remplacées par des caisses automatiques), conducteurs de bus, tramway, taxi, train etc, employés de banque (véhicules automatiques et intelligents), employés de maison (robots divers), emplois industriels (robotique), vendeurs en boutique (internet), enseignants (cours en ligne). La liste est longue et au bout du compte aucun secteur ne peut échapper à terme au phénomène. En contre partie, le nombre d'emplois créés, s'il est réel, est sans aucun rapport avec celui de ceux qui sont ou seront détruits car il se compose souvent d'un très petit nombre de bacs + 5 (programmeurs, ingénieurs etc...). Alors quelles solutions ?

Manifestement, il n'y en a pas. En tout cas, l'auteur n'en a pas à proposer. Tout juste démontre-t-il la réalité du phénomène avec de nombreux chiffres, d'un grand attirail de notes et persuade-t-il le lecteur que la bataille de l'emploi est déjà perdue. Donc un défi est lancé. Il faudrait trouver impérativement quelque chose avant le grand effondrement final... Un livre reposant sur une étude sérieuse mais dont les conclusions font mal tant elles sont désespérantes. A lire par tous ceux qui veulent se sortir la tête du sable des mensonges médiatiques.

4/5

09:17 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/11/2015

Caverne, les disparus du val (Bernard Afflatet)

Caverne.jpgSiméon Brocciante a décapité son père, sa mère, sa femme et ses deux enfants après avoir transformé ceux-ci en punching-ball et celles-ci en poupées gonflables. Trois gendarmes, le maréchal des logis chef Michel Crouzet, la suédoise de Strasbourg Marion Terboven et le « bleu bite » Josselin Cortignac ont mission de le convoyer de la prison de Nîmes à celle de Privas. Mais à la sortie d'un virage négocié trop vite, le fourgon cellulaire fait une embardée, quitte la chaussée et percute un arbre. Brocciante profite d'un moment d'inattention de ses gardiens pour disparaître à leur vue. Les battues pour le retrouver ne donnent rien. Vingt ans plus tard, l'évadé est toujours dans la nature et l'affaire enterrée. Mais elle obsède encore Josselin Cortignac devenu entre temps détective privé itinérant...

« Caverne » ou « Les disparus du val relève du thriller fantastique. Vaguement inspirée de la fameuse caverne de Platon, l'intrigue, avec ses mondes parallèles, ses disparitions incompréhensibles et ses failles dans l'espace-temps donne à fond dans le fantastique le plus échevelé ce qui ne pourra qu'irriter cartésiens et rationalistes et ravir tous les autres. Le volet « thriller » de l'affaire est nettement moins étoffé et c'est un peu dommage. Les « exploits » du monstre Brocciante, émule d'Hannibal Lecter, auraient mérité un large développement plutôt qu'une simple évocation. Les nombreux rebondissements et la fin assez surprenante font de la lecture de cet ouvrage un agréable moment si on fait abstraction d'un certain nombre de développements et de redîtes inutiles et de quelques petites lourdeurs narratives ou stylistiques. Il faut se montrer indulgent avec ce second roman d'un auteur dont l'originalité, l'imagination et la fantaisie méritent absolument le détour.

4/5

08:48 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2015

Pensées plus ou moins correctes (56)

daudet.jpgFONCTION

« La fonction royale est plus un devoir qu'un don. Un devoir constant, toujours pénible, quelquefois terrible. »

(Léon Daudet)

FONCTIONNAIRE

« La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. »

« Les fonctionnaires sont un petit peu comme les livres d'une bibliothèque. Ce sont les plus hauts placés qui servent le moins... »

(Georges Clémenceau)

FORÊT

« Les forêts précèdent les peuples. Les déserts les suivent. »

(Chateaubriand)

FORCE

« Qui triomphe de lui-même possède la force. »

(Lao Tseu)

« Tout ce qui donne de la force croit dans la solitude. »

FORT

« Le devoir du fort est de soutenir le faible et non de devenir faible lui-même. »

« La raison du plus fort est toujours la meilleure. »

(Jean de La Fontaine)

FORTERESSE

« Il n'y a pas de forteresses imprenables, il n'y a que des mauvais attaquants. »

(Sun Tzu)

08:50 Écrit par CCRIDER dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

No !

12219416_742375249200098_1431047424730167094_n.jpg

12226916_10153195202433309_6820673294689372199_n.jpg

01:28 Écrit par CCRIDER dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/11/2015

Noir et blanc (Lizzie Crawdagger)

crawdagger.jpgUn curé, Jonathan Delaur est assassiné dans son église. On le retrouve allongé par terre dans une flaque de sang avec un poignard planté dans l'estomac. C'est l'oncle maternel de Mélanie, jeune policière qui n'a pas l'intention de laisser ce crime impuni. Laura, voleuse et racketteuse, ex-camarade de classe de Mélanie, se fait prendre en stop par un inconnu si charmant qu'elle accepte de passer la nuit avec lui. Au matin, elle le retrouve assassiné. Le lieutenant Robert Lachon a été saisi de l'enquête. Celle-ci s'annonce d'autant plus difficile qu'une mystérieuse société secrète, « Lumière Blanche » semble être impliquée dans ces affaires.

En libre accès sur le Net, « Noir et blanc » est un court roman policier (102 pages) aux limites du thriller qui ne manque ni de rythme ni d'intérêt. L'intrigue est rondement menée mais aurait mérité d'être nettement plus développée en particulier sur la partie concernant les agissements des deux sociétés secrètes, la blanche et la noire, l'une tuant au nom des forces du bien, l'autre au nom de celles du mal. On voit tout de suite le côté manichéen et simpliste de l'affaire. Le style est relativement efficace et agréable à lire à ceci près qu'il semble quand même écrit au fil de la plume, c'est à dire sans recherche et avec coquilles, lourdeurs et répétions en prime. Au bout du compte, un bilan assez mitigé. Lizzie Crawdagger « peut sans doute mieux faire », comme on dit aux écoles...

2,5/5

08:25 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/11/2015

Keep cool et reprends un verre (Collectif)

cover225x225.jpegTrois jeunes mamans blogueuses ont été sollicitées par les éditions Belfond pour contribuer à cet ouvrage. Il s'agissait pour elles de raconter une anecdote amusante sur leur expérience maternelle et de l'associer avec une recette de cocktail originale leur permettant de chasser le stress. Nul doute que de jeunes mères et des parents débordés se reconnaîtront dans ces trois témoignages et apprécieront la recette qui l'accompagne.

L'ensemble en accès gratuit est assez agréable à lire et sans la moindre prétention littéraire comme on peut s'en douter. A noter au passage : une trouvaille (à moins que ce ne soit qu'une coquille!), « faucher compagnie »... Les puristes apprécieront.

3/5

08:05 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/11/2015

Les Faux As (Chapitres 1 à 27)

08:43 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2015

Quand le Panchen-Lama fut kidnappé (Eric Simard)

panchen lama.jpgEn 1995 au Tibet, Guendun Tcheukyi, 6 ans, a été désigné par le Dalaï-Lama comme étant le onzième Panchen-Lama. Selon la tradition du bouddhisme tibétain, à la mort d'un lama, il faut rechercher le jeune garçon en qui celui-ci s'est réincarné. Pour des raisons politiques, les communistes chinois l'enlèvent et font disparaître sa famille. L'enfant est enfermé dans une jolie propriété non loin de Pékin et placé sous la responsabilité de Madame Li qui joue le rôle de seconde mère et de Monsieur Heng qui doit le convaincre que le Parti le protège contre les « diables » tibétains. Au départ de Madame Li, la situation s'aggrave encore. Sans aucun contact avec le monde extérieur, Guendun commence à se poser bien des questions...

Inspiré d'un fait historique réel, cet ouvrage dérive rapidement vers la fiction et s'achève sur une fin aussi invraisemblable que rocambolesque. Nul doute qu'un lecteur averti pensera que le destin de ce « plus jeune prisonnier politique du monde » est ou a été beaucoup plus cruel que ce que nous raconte cette intrigue un peu trop optimiste. A cette réserve près, le livre a néanmoins le mérite de mettre en lumière un épisode peu glorieux de la vie politique chinoise et de le présenter à un jeune public lequel ne pourra en tirer profit qu'à la condition d'avoir quelques notions lui permettant de bien comprendre le contexte et les enjeux de cette affaire. Bien écrit, ce livre, agréable à lire, donne donc aussi pas mal à réfléchir sur le problème du totalitarisme et sur celui du respect des cultures et des religions. Que demander de plus ?

4,5/5

08:33 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/11/2015

Endgame : Missions Volume 1 (James Frey)

600x600bb-85.jpgPour pouvoir participer avec succès au « Endgame », jeu final organisé par des extra-terrestres, quatre jeunes gens représentant quatre tribus primitives, les Minoens, les Sumériens, le peuple de Mu et les Kooris, doivent s'entrainer très durement et éliminer tous leurs adversaires. En Crète, Markus, le roi de l'escalade, doit choisir entre son amitié pour Alexander, son plus redoutable concurrent, et son destin de Joueur. Dans un désert du Moyen-Orient, Kala apprend le prix de l'amour avec son petit ami Alad. Au moment fatidique, elle n'aura pas la moindre hésitation. Au Japon, Chiyoko luttera jusqu'à la mort contre Akira, sa rivale plus brillante qu'elle, pour rester la Joueuse de sa lignée. En Australie, Alice devra liquider de sang froid un terroriste pour comprendre le sens de la terrible mission qui l'attend.

« Endgame », à en lire ce prequel de plus de 300 pages, s'annonce comme une efficace série d'horreur et de science-fiction pour ados. Les quatre personnages sont présentés successivement au fil de quatre chapitres qui sont autant d'histoires différentes. On se doute qu'ils s'affronteront dans les épisodes suivants et on imagine très bien quel genre d'ambiance va régner dans cette trilogie annoncée. La violence plus ou moins gratuite, la compétition sans la moindre pitié, la rage de vaincre et de tuer. Endgame a commencé. Endgame est un combat sans merci. Il n'y aura qu'un seul vainqueur. Encore et toujours un univers de jeu video, plein de sang, de mort, et de haine. « Aimer est une faiblesse, l'amour est une menace. Tuer est un choix sur lequel on ne revient pas. » y lit-on. Style efficace, à l'américaine, très page-turner, qui ne peut qu'accrocher. Ames sensibles s'abstenir. A réserver à des ados avertis et sachant faire la part des choses.

4/5

08:47 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/11/2015

Les nouvelles aventures de Carnacki / La chambre rouge (Frédéric Livyns)

 

600x600bb-85.jpgTom Godwil a perdu son épouse Madeleine dans des circonstances particulièrement tragiques. Elle s'est tranché les veines et la police a conclu à un suicide. Pour soulager sa peine, Tom se consacre totalement à la peinture. Il peint exclusivement des portraits de la défunte. Pour voir de nouveaux visages, il a ouvert deux chambres d'hôtes qui remportent un réel succès. L'ennui, c'est qu'un de ses locataires est retrouvé mort dans sa chambre avec les veines du poignet droit tranché. Puis c'est au tour d'un second de subir le même sort. Mais autant le premier avait de bonnes raisons de se suicider, autant le second n'en avait aucune. Thomas Carnicki, ami de Godwil, se lance alors dans une enquête qui s'annonce difficile et risquée.

 

« Avec la chambre rouge », les amateurs de sensations fortes seront servis. Non seulement ils suivront une enquête policière de belle facture et menée de main de maître dans la tradition de Conan Doyle, de Gaston Leroux et d'Agatha Christie, mais en plus ils auront en prime une ambiance d'épouvante digne de « l'Exorciste » ou « d'Amityville » avec esprits frappeurs, maison hantée et autres ectoplasmes vengeurs. C'est parfaitement rythmé, fort bien écrit et si passionnant que le lecteur n'a pas pu lâcher cette novela d'une centaine de pages avant d'avoir eu la clé (surprenante) de l'énigme. Un excellent divertissement offert par les éditions L'IvreBook. Pourquoi s'en priver ?

4,5/5

 

22:37 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2015

A tort ou à raison (Raymond Devos)

devos.jpgOn ne sait jamais qui a raison ou qui a tort.
C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde.
Jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort !
Donc, j'avais raison !
Par conséquent, j'avais tort !
Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu'ils avaient raison.
C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort, je n'avait aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu'ils avaient tort !
J'ai raison, non? Puisqu'ils avaient tort !
Et sans raison, encore ! Là, j'insiste, parce que ...
moi aussi, il arrive que j'aie tort.
Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas.
Ce serait reconnaître mes torts !!!
J'ai raison, non? Remarquez ... il m'arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison.
Mais, là encore, c'est un tort.
C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort.
Il n'y a pas de raison !
En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !

Raymond Devos.

08:33 Écrit par CCRIDER dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/11/2015

Des histoires du pays de Vaud (Alfred Ceresole)

des histoires du pays de vaud.jpgL'huissier Vincent-Pierre David rentre chez lui fort tard suite à une réunion un peu trop longue du Conseil Municipal. Son épouse Marguerite n'a de cesse de vouloir savoir de quoi ces messieurs ont bien pu discuter si longuement. Vincent-Pierre finit par lui raconter une histoire de pose de scellés sur toutes les cafetières du village en exigeant d'elle le secret le plus absolu. Marguerite s'empresse aussitôt de tout raconter à sa meilleure amie, laquelle en fait autant. En trois heures, toute la petite communauté villageoise est en révolution... Un coq, roi de la basse-cour voit d'un mauvais œil l'arrivée d'un plus jeune et d'un plus fringant dont toutes les poulettes sont folles. Il se jette sur lui et tente de lui régler son compte... Justin Bragognon veut épouser Fanchette Tarbaz. L'ennui, c'est qu'ayant trop trainé en chemin, il se présente trop tard devant le pasteur, Monsieur Prudent. Le mariage devra être reporté...

Ce recueil de six textes porte parfaitement son nom. Il s'agit bien d'histoires, de compte-rendus de petits faits divers relatifs à l'humble vie quotidienne des paysans du pays vaudois à la fin du XIXème siècle et au tout début du XXème. Seuls deux textes ont une inspiration un peu différentes : « Les deux coqs », charmante fable et « Un épisode de 1798 », récit de la campagne militaire menée par la grand-mère de l'auteur qui, par amour pour deux militaires, a suivi clandestinement l'armée de Bonaparte en Egypte. La lecture de cet ouvrage très bien écrit permettra au lecteur de faire une plongée dans un monde perdu, à la fois plus chaleureux et plus fraternel que le nôtre mais avec ses dangers quand même. (La dernière histoire, « La contrée d'Oron », avec ses bandits de grands chemins sans foi ni loi en est un bel exemple.) Ceresole, charmant écrivain qui pousse la modestie jusqu'à remercier le lecteur s'il a pris quelque plaisir à le lire et à s'excuser dans le cas contraire, mérite amplement de ne pas tomber dans l'oubli et d'être placé aux côtés des grands du terroir, les Pourrat, Erkmann-Chatrian, Giono et autres Vincenot.

4/5

09:01 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2015

L'aventure de Shoscombe Old Place (Conan Doyle)

shoscombe old place.jpgSir Robert Norberton réside dans un beau manoir à Shoscombe Old Place. Personnage atypique, il est à la fois le cavalier le plus casse-cou de toute l'Angleterre, mais également un boxeur, un athlète, un joueur effréné et un don juan. Il se laisse parfois aller à de regrettables accès de violence. Ainsi a-t-il un jour corrigé à grands coups de cravache, Sam Brewer, un malheureux huissier. Il faut dire que le baronnet est criblé de dettes et qu'il compte se refaire en présentant au Derby son meilleur cheval. Alertés par la découverte d'ossements humains dans la chapelle du manoir, Sherlock Holmes et son fidèle Dr Watson mènent une discrète enquête sur le personnage...

« L'aventure de Shoscombe Old Place » est un court roman policier (novella?) fort agréable à lire. Cette enquête du célèbre Sherlock Holmes n'est pas la plus connue de toutes mais elle mérite le détour ne serait-ce que par l'astuce du subterfuge pratiqué pour échapper à la voracité des créanciers du baronnet. Inutile de dire que le style rapide, élégant et parfaitement rythmé du grand maître du policier et du fantastique britannique offre toujours un véritable régal pour tout lecteur un peu connaisseur et que le texte n'a pas pris la moindre ride. Alors, n'hésitez plus ! Lisez et même dévorez les œuvres de l'immense Conan Doyle et pourquoi se priver de celle-ci qui peut être obtenue gratuitement en e-book sur la plupart des plate-formes de distribution.

4,5/5

09:14 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |