30/10/2015

Lollyblog (Nouvelle complète)

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27/10/2015

Le réseau Spartacus (Jo Van Niekerk)

le réseau spartacus.jpgDans une époque lointaine, aux confins de la galaxie, l'humanité s'est organisée pour vivre sur deux planètes. L'une s'appelle « Activis Tero », c'est celle des jeunes actifs. L'autre, « Senex Planitis », est réservée aux anciens qui y ont été mis au rancart. Sur la première, on gaspille dans la plus totale insouciance. Sur la seconde, véritable enfer de glace, les ressources sont beaucoup plus limitées. D'un côté, une société qui se permet les pires pollutions. De l'autre, des êtres respectueux de l'environnement. Et pour ne rien arranger, l'apparition sur Activis d'un virus dévastateur qui menace d'éradiquer l'espèce humaine en s'en prenant aux femmes enceintes et aux enfants à naître. Atteinte par la limite d'âge, la vieille Marjolaine Werber débarque sur Senex alors que sa fille Angela et son gendre sont restés vivre sur Activis. Elle espère retrouver son vieux mari exilé quelques années plus tôt, mais elle n'est sûre de rien. L'a-t-il attendu ? A-t-il refait sa vie avec une autre femme ?

« Le réseau Spartacus » est un roman de science-fiction de facture assez classique. Son intrigue part sur une problématique originale et des présupposés intéressants mais se fourvoie assez vite comme si l'auteur avait voulu créer une intrigue dans l'intrigue. Une première attaque virale ayant été circonscrite et une première société secrète étant découverte, on a droit à une seconde attaque virale menée par une seconde société secrète, ce qui fait un peu « too much », d'autant plus que tout ceci est développé sur la bagatelle de 660 pages ! Un gros pavé bien indigeste et qui a tendance à tomber des mains du lecteur le plus indulgent. Le plus désagréable étant la lourdeur d'un style répétitif et assez médiocre (fautes de français, expressions triviales ou inadaptées, résumés inutiles), longues tirades sur la biologie moléculaire et autres développements scientifiques. Sans parler des personnages qui quittent la scène les pieds devant les uns après les autres et de l'impression de tristesse désabusée qui sourd de cette histoire finalement fort sombre et fort loin du conte philosophique. L'auteur a beau conclure en affirmant que rien ne pourra soumettre totalement l'être humain alors qu'il vient de faire la démonstration inverse, le lecteur demeure sceptique.

2,5/5

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25/10/2015

Pensées plus ou moins correctes (55)

index.jpgFLATTEUR

« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. »

(Jean de La Fontaine)

FLIRT

« Le flirt, c'est l'aquarelle de l'amour. »

FLEUVE

« On ne descend jamais deux fois le même fleuve. »

FOI

« La Foi nous dit de respecter l'image de Dieu, l'Espérance nous aide à la protéger, la Charité juge de tout. »

(Apophtegme)

« Quand on a la foi, on peut se passer de la vérité. »

(F. Nietzsche)

FOLIE

« Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains le dissimulent mieux que d'autres. »

(Proverbe suédois)

« C'est une grande folie que de vouloir être sage tout seul. »

(La Rochefoucauld)

« Tout le monde a son grain de folie, sauf vous et moi ; et parfois je me demande si vous ne l'avez pas vous aussi. »

(Th. Fuller)

« Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. »

(Oscar Wilde)

« Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse. »

(William Blake)

« En général, ce serait une grande folie d'espérer que ceux qui dans le fait sont les maîtres préféreront un autre intérêt au leur. »

(Jean-Jacques Rousseau)

« Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit. »

(La Rochefoucauld)

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20/10/2015

Montburgonde (Chapitres 1 à 8)

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18/10/2015

Walrus Institute 2/ Monsters ! (Collectif)

walrus.jpgUn gamin de quatorze ans, blessé d'un coup de couteau est admis aux urgences. Quelqu'un s'introduit dans le service et vient l'achever en lui écrabouillant la tête de fort vilaine manière... En pleine nuit, Vincent peine sur les cours de l'Institut, quand il entend soudain une voix d'enfant lui demander : « Tu veux bien jouer avec moi ? » Il reconnaît Adélard, son petit voisin, âgé de quatre ans. Mais que vient-il faire chez lui si tard, avec son ours en peluche dans les bras ? Et pourquoi lui tourne-t-il le dos et reste-t-il comme ça, à fixer le mur ?... Hubby, armé de sa fronde Goliath et accompagné de Minouche, la marmotte dont il ne se sépare jamais, découvre une ferme abandonnée en pleine campagne. Quel monstre se cache à l'intérieur de ses murs ?... Stéphane doit ravitailler le Walrus Institute en substance B, sorte de concentré de bonheur secrété par un monstre tapi au fond d'une caverne. Comment parviendra-t-il à l'extraire de son arrière-train ?... Sophie descend dans les sous-sols de son immeuble pour aller affronter une poubelle géante qui se livre à bien des ravages... Ianian, capitaine des compagnies nazies simiesques, a pour mission d'assassiner Jésus de retour sur terre...

Cet ouvrage collectif est un recueil comprenant onze nouvelles écrites par onze jeunes auteurs francophones de SFFF ainsi qu'une introduction et une conclusion, le tout donnant un ensemble assez homogène, ce qui est plutôt rare dans ce genre de compilation. Tous les textes tournant autour du thème du « Monstre » avec les relais de personnages récurrents, Saïemone, directeur du WI, son cyborg, ses deux muses, belles à damner un saint, et sa bande d'orangs-outangs complètement dingues, relèvent des littératures de l'imaginaire, principalement de l'horreur, mais également de la fantaisie, de l'étrange et même de la pure science-fiction. Le lecteur y trouvera des styles souvent agréables, de belles imaginations, de la terreur, de la monstruosité et pas mal d'humour, ce qui ne gâte rien. Tous les textes méritent le détour pour une raison ou pour une autre. Deux sortent du lot vu la grande originalité de l'instigue et la beauté du style (« Tu veux jouer avec moi ? » et « Le rouge »). Grande qualité éditoriale également (quasi absence de coquilles et autres d'orthographe). Cerise sur le gâteau, ce livre est disponible en e-book gratuit sur la plupart des plate-formes de distribution. Pourquoi s'en priver ?

4/5

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16/10/2015

Jésus 2.0/ Le nouveau nouveau testament (Julien Boyer)

Nouveau nouveau testament.pngAu Paradis, rien ne va plus. Observant la folie des humains, Dieu le père en est arrivé à la conclusion que sa petite expérience sur terre a tourné au fiasco complet. Il est de plus en plus tenté de faire table rase et s'il se retient encore, c'est uniquement par considération pour son Fils né ici-bas. De son côté, Jésus se dit que la solution doit à nouveau venir de lui. Mais comme son père refuse de le renvoyer à nouveau sur terre, il devra y aller incognito. Pour s'incarner rapidement, il choisit Midsch, une jeune marginale allemande. Installé au Mexique, il ne lui reste plus qu'à choisir une poignée de disciples dont le plus célèbre ne sera autre que Ban-Ki Moon, le secrétaire général de l'Organisation des Etats-Unis.

« Le nouveau nouveau testament » se veut un manifeste révolutionnaire visant à remettre l'humanité sur de bons rails en utilisant les moyens les plus modernes tels les technologies de l'information dont l'auteur semble être assez féru. L'intrigue démarre sur un présupposé aussi intéressant que sympathique mais s'enlise assez rapidement entre gentils papotages, nombreuses tasses de thé et rares roulages de joints. Le lecteur, qui imaginait tenir un conte philosophique de belle qualité ou à tout le moins une parabole bien envoyée, se retrouve avec un petit roman plein de bons sentiments et de bonnes intentions mais dont la naïveté utopique laisse pantois. Si on y ajoute que le style de l'auteur est assez proche de l'écriture au fil de la plume, que le texte est parsemé de coquilles et d'erreurs en tous genres et que la fin ouverte invite à lire le deuxième tome « Actes des apôtres 2.0 », on se retrouve un peu déçu du voyage...

3/5

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14/10/2015

Plaisir d'humour (Alphonse Allais)

index.jpgSur un boulevard parisien, un homme croise une très belle femme. Il a l'impression de l'avoir déjà rencontrée quelque part, mais impossible de se rappeler où. Il décide de la suivre de loin pour en avoir le cœur net... Les compagnies d'assurances contre le vol prolifèrent, leurs contrats rencontrent un succès certain. Alphonse Allais propose d'innover avec la création du « Phénix cellulaire », une compagnie qui proposerait aux voleurs une assurance contre les risques de la détention !... M. Erik Dahl, darwiniste convaincu, veut prouver la véracité de la fameuse théorie grâce à une expérience scientifique indiscutable. Il pêche un hareng, l'habitue peu à peu à se passer d'eau, puis lui apprend à ramper comme un serpent... Alphonse Allais détient un record cycliste assez extraordinaire, celui du millimètre sur piste et sur route, accompli en moins d'1/17000ème de seconde et en un peu plus de 1/14000ème de seconde... Pour ne pas risquer de voir ses chevaux dévorés par des tigres, Alphonse Allais décide de traverser l'Afrique dans un chariot tiré par une douzaine de... tigres... Le végétarisme intégral peut amener à être chaussé de bottines en herbe tressée... Les bouteilles vides s'accumulent dans le château du Comte de Rechef, aristocrate dans la dèche qui n'a plus que ça à collectionner...

« Plaisir d'humour » est un charmant recueil d'une quarantaine de textes un peu plus étoffés que ceux du « Parapluie de l'escouade » ou de « Contes humoristiques ». Leur format les rapproche de la nouvelle, de la chronique et même du mini roman feuilleton. Le lecteur y découvrira, entre autres pépites humoristiques, « L'inhospitalité punie », un superbe conte philosophique proche de la fable ou de la parabole, des pastiches, piques et moqueries à l'encontre du critique littéraire Francisque Sarcey qui faisait la pluie et le beau temps à l'époque et qui se piquait de « gros bon sens », autant dire le parfait bouc émissaire pour le malicieux auteur. Et toujours, les paradoxes, les énormités et les incursions dans l'absurde ou le fantastique mais un peu moins de blagues de potache. A noter également deux doublons (« Inconvénient du baudelairisme » et « Loup de mer ») également présents dans « Le parapluie de l'escouade ». Un excellent recueil à recommander à qui apprécie l'esprit français, la légèreté narquoise et l'humour décalé.

4/5

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12/10/2015

Le parapluie de l'escouade (Alphonse Allais)

index.jpgMadeleine trompe Jean, son mari, avec toutes sortes d'amants. A chaque fois, Jean réagit avec efficacité et à-propos... Alphonse Allais est invité au palais de l'Elysée par le Président Sadi Carnot très préoccupé par la question sociale. Heureusement, l'écrivain n'est jamais à court d'idées farfelues... Une nouvelle mode se répand dans Paris, celle des kangourous boxeurs. Allais mène l'enquête au Jardin des Plantes... Un jeune pharmacien, grand admirateur de Baudelaire, déclame des poèmes du maître en délivrant ses médicaments... A force de réclamer un roi, les grenouilles en récupèrent un en la personne de Léopold de Belgique... En Nouvelle Calédonie, des kanaks, obligés par l'auteur de repêcher un marin anglais en train de se noyer, ont une bien curieuse manière de l'aider à sécher !

« Le parapluie de l'escouade » est un recueil d'une quarantaine de textes du grand humoriste Alphonse Allais. En fait, il s'agit plutôt de courts récits, d'historiettes, d'anecdotes amusantes ou de faits divers drolatiques revus et corrigés par l'esprit malicieux et ironique de l'auteur. Inutile d'y chercher des intrigues compliquées ou des situations sentimentales ou psychologiques alambiquées. Non, chez notre conteur, tout est simple, drôle, évident, léger et pétillant comme des bulles de champagne. Au-delà des plaisanteries et des blagues de potache, on retrouve des pastiches (« Il neigeait » de Victor Hugo), des imitations, des interventions de personnages récurrents comme le Capitaine Cap et également des incursions dans le domaine de l'étrange et du fantastique comme dans « Posthume », une mini-nouvelle, qui, à elle seule, mérite le détour. Si la littérature est bien le reflet de son temps, de tels textes, si agréables à lire, pourraient faire regretter cette lointaine époque (fin du XIXème, début du XXème), avec son esprit gaulois, sa galanterie, sa naïveté et sa joie de vivre communicative. Lisez ou relisez Alphonse Allais, vous ne le regretterez pas.

4,5/5

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10/10/2015

Les Faux As (Chapitres 1 à 26)

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09/10/2015

Contes humoristiques (Alphonse Allais)

index2.jpgLe capitaine Steelcock de la marine écossaise, commandant du trois-mâtsTopsy-Turvy, est très porté sur la gent féminine. A chacune de ses escales, il ne peut s'empêcher de partir en chasse... Gaston de Puyraleux s'est engagé pour cinq années dans le Royal Cambouis. Chaud lapin, lui aussi, il se fait escorter par une professionnelle. Au cours d'une promenade, ils font une étrange rencontre... Bonaventure Desmachins décède à l'âge de 28, ce qui est assez surprenant pour un jeune homme bien portant et de belle constitution. Collectionneur d'autographes, il s'est rendu malade dans l'espoir d'obtenir le paraphe d'un médecin célèbre... Dans l'Eure, le phare de Fatouville se dresse en plein milieu des terres. On se demande bien à quoi il sert...

« Contes humoristiques » est un recueil de petits textes amusants et sans prétention qui ne sont pas tous vraiment des contes mais plutôt des anecdotes croquées sur le vif et souvent inventées pour amuser le lecteur. Que d'humour et de légèreté dans cet ouvrage ! Le talent du grand Alphonse Allais y fait flèche de tout bois. Il aligne les blagues potaches, les polissonneries gentilles et les bizarreries en tous genres. Il use de jeux de mots (en particulier sur les noms des personnages), de calembours et même de latin de cuisine. Il sait faire preuve de fausse candeur, souvent et de vraie ironie, parfois. Il cultive les situations drolatiques, paradoxales et même complètement absurdes (en cela, c'est un précurseur). Quel plaisir de lire un homme d'esprit qui avait la modestie de ne chercher qu'à amuser la galerie ! Comme ça nous change des pisse-copie et des humoristes besogneux de notre époque sinistre !

4,5/5

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07/10/2015

Antithèse (Jean-Baptiste Ferrero)

index.jpgA l'université Paris XV, Thomas Fiera, enquêteur privé un peu désabusé, se présente au département linguistique en compagnie d'une certaine Héloïse, étudiante rencontrée en chemin. Il a rendez-vous avec Paul Dubreuil, le responsable de la recherche, qui s'inquiète d'un trafic de vrai faux diplômes. Les faussaires auraient bénéficié de diverses complicités à l'intérieur même de la faculté. Fierra, Héloïse et ses autres compères vont vite s'apercevoir que cette affaire débouche sur des rivages beaucoup plus crapuleux qu'ils ne se l'imaginaient au début...

« Antithèse » est un roman noir et d'atmosphère policière qui se dévore quasiment sans possibilité de le lâcher. L'intrigue est assez mince et les développements plutôt faciles pour ne pas dire téléguidés. Fiera et ses amis, lancés sur les traces d'un réseau d'infâmes trafiquants de chair humaine en provenance des pays de l'Est, ne font pas dans la dentelle. Ils y vont franco au décarpillage et au sulfatage dans un registre très « Tontons Flingueurs » ! En fait, tout le plaisir du lecteur vient de la truculence de l'auteur qui a un style très personnel et tout à fait dans la ligne des plus grands de ce genre particulier de polar. Il y a chez lui du Frédéric Dard pour la gauloiserie, de l'Audiard pour le recours à l'argot et aux expressions imagées et de l'Alphonse Boudard pour le ton décalé et teinté de d'humour noir. Sans parler de sa galerie de personnages, hauts en couleurs, caricaturaux jusqu'à l'improbable et marginaux bien déjantés. Un vrai régal à conseiller à ceux qui cherchent un roman de divertissement de bon aloi qui ne prend pas la tête.

4,5/5

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05/10/2015

Masculin/Féminin (Roland Magdane)

index.jpgLa langue française est quand même bizarre. 
Pourquoi dit-on UN tabouret et pourquoi UNE chaise ? Pourquoi UN tabouret ?
 Le tabouret a-t-il des petits attributs que je n'aurais point vus ?
 Pourquoi dès que c'est UNE galère, c'est tout de suite au féminin ?
 LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça, c'est pour vous les filles. Ah ben oui !
 Nous, c'est LE soleil et LE beau temps, voyez ? 
Mais vous, vous avez pas de pot : LA cuisine, LA bouffe, LA poussière, LA pattemouille. Nous, c'est LE café dans LE fauteuil avec LE journal, et ça pourrait être LE bonheur si vous ne veniez pas nous foutre LA merde.
 Ah, j'ai rien inventé, la langue française est quand même bizarre...
 Mais ne voyez aucun sexisme là-dedans, oh non !

D'ailleurs, entre parenthèses, je vous signale que le mot sexe n'a pas de féminin.
 On ne dit pas UNE sexe, on dit LE sexe d'UNE femme, ça fait quand même plus sérieux, eh oui! 
D'ailleurs, dès que c'est sérieux, comme par hasard, c'est tout de suite au masculin :
On dit UNE rivière, UNE p'tite rivière, mais UN fleuve, on dit UNE voiture, mais UN avion avec UN réacteur et pas UNE hélice de merde, là !
Et quand il y a un problème dans un avion, c'est tout de suite UNE catastrophe, hé ! hé !
 Alors, c'est toujours à cause d'UNE erreur de pilotage, d'UNE mauvaise visibilité, bref à cause d'UNE connerie. 
Et alors, attention, dès que la connerie est faite par un mec, tout de suite, ça s'appelle plus UNE connerie, ça s'appelle UN impondérable !

Enfin, moi, si j'étais vous les filles, je ferais une pétition. 
Et il faut faire très très vite parce que votre situation s'aggrave de jour en jour : 
y'a pas si longtemps, vous aviez LA logique, LA bonne vieille logique féminine.
 Ça, les mecs, ça leur a pas plu, ils ont inventé LE logiciel.
 Mais vous avez quand même quelquefois de petits avantages : 
On a LE mariage, LE divorce, vous avez LA pension. Vous avez LA carte de crédit, on a LE découvert. 
Mais en général, le type qui a inventé la langue française ne vous aimait pas beaucoup.
 Il n'a pas pu s'empêcher de mettre UN accouchement.
 Vachement masculin, UN accouchement !
 Ah ça, des erreurs comme ça, il en a fait plein : 
UN sac à main, ça c'est viril à mort ça! UN soutien-gorge, ça c'est un truc de camionneur ! 
LE maquillage, LE rouge à lèvres...
Il s'est trompé dans l'autre sens aussi :
UNE moustache, ça c'est la féminité poussée à son comble. LA virilité... et UNE couille !!!
Alors là, je sais pas comment il a fait pour se tromper, parce que très tôt dans la vie, on découvre qu'UNE couille c'est pas ce qu'il y a de plus féminin.
 Même les aveugles font la différence. Ben lui, il a rien vu : "Hein? UNE couille? Kécecéça ?
 Oh ben ça doit être un truc féminin, en tout cas, moi j'ai rien du tout. "
Et là, ça expliquerait tout :
 Ça expliquerait LA virilité, LE maquillage, LE rouge à lèvres, LE sac à main, LE soutien-gorge...
LE travesti ! Veuillez donc noter que la langue française a été inventée par un travelo. 

Depuis que je sais ça, je fais très attention quand je parle à ma femme, pour ne pas la vexer. 
Maintenant je fais LE cuisine, après je fais LE vaisselle, et je regarde LE télé en me grattant UN couille.

08:42 Écrit par CCRIDER dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2015

Aliens, vaisseau & cie (Jean-Christophe Gapdy)

aliens, vaisseau et cie.jpgLe détective Philippe K. Dester mène une difficile enquête sur la société Boltic, spécialisée dans la plasticination de cerveaux humains, une technologie apparemment pas tout à fait au point. Lui-même a eu recours à ce procédé suite au décès de sa femme et de sa fille... Acteur de séries télé tout comme son frère Ted, Martin est en plein tournage quand il entend sa mère, commandante d'un vaisseau spatial, appeler au secours depuis les confins de l'espace... Après un terrible conflit continental qui a complètement redistribué les cartes en Afrique, le major Rochinko, alias Dosseldon, qui travaille pour les services secrets, convoie par avion quatre officiers de l'Abwehr qui lui font découvrir une étrange base spatiale perdue en plein désert... La commandante d'un vaisseau sur le point d'appareiller découvre qu'un des membres de l'équipage est atteint par un virus très contagieux qui va le rendre aveugle en attendant de le tuer... En Alsace, dans un futur glacé, Alex veut porter secours à Sonia et Adelin, deux jeunes gens de passage dans le coin. Ceux-ci l'entraînent dans une étrange cavale...

« Aliens, vaisseau & Cie » est un recueil de onze nouvelles de belle taille et de belle forme (assez longues, toutes relèveraient presque du format « novella ») qui peuvent être classées dans quasiment tous les registres de la littérature de l'imaginaire : anticipation, science-fiction, space-opera, post-apocalyptique et même uchronie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur dispose d'une imagination débridée et qu'il sait à merveille jongler avec toutes les nouvelles technologies et avancées scientifiques en les poussant dans leurs plus improbables voire leurs plus terrifiants développements. L'avenir qu'il imagine n'est pas très réjouissant car en plus des apocalypses et autres cataclysmes, la plupart des nouvelles présentent quelque chose d'assez original : le féminisme a été transformé en « suprématisme féminin » avec réduction du mâle en esclavage. On remarquera également de nombreuses touches d'humour souvent noir ou grinçant, des clins d’œil aux grands de la littérature (Stevenson, Chandler, Agatha Christie, Kipling, Grimm et même Hergé !). Sans oublier l'immense auteur autour de qui tout cet ouvrage est conçu, j'ai nommé Mister Philip K. Dick ! Jean-Christophe doit beaucoup l'aimer car il lui rend un hommage on ne peut plus appuyé. Chaque nouvelle est précédée d'une citation du maître. Les noms des personnages sont autant de références ou d'allusions. Sans parler des expressions, des scènes ou des circonstances qui rappelleront tant de choses aux fans de PKD ! Toutes les nouvelles ont leur charme et leur intérêt (ce qui est rare dans ce genre de recueil) mais trois dominent le lot, celle au titre en cyrillique, incompréhensible pour qui ne parle pas russe, « Importance toute relative » pour son côté uchronique et surtout « Neutral game », à notre goût la meilleure de toutes dans la mesure où elle dépasse le cadre de la simple nouvelle pour atteindre les délices du conte philosophique ! J.C. Gapdy est un auteur très prometteur qui mérite amplement de sortir du lot. On attend avec impatience son premier roman.

4,5/5

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