30/05/2015

Les Thanatophores (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

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24/05/2015

Arlequin (Morris West)

index.jpgA Zurich, le banquier d'affaires Georges Arlequin est victime d'un coup monté frauduleux. Les ordinateurs de sa société ont été piratés et un important découvert a été opéré en sa faveur alors qu'il se trouvait à l'hôpital souffrant d'un mal mystérieux. Presque immédiatement « Creative Systems Incorporated », une société américaine dirigée par le sulfureux Basil Yanko fait une proposition alléchante en vue de racheter Arlequin. Georges est d'abord tenté et, à la réflexion, décide de refuser. Parviendra-t-il à résister aux assauts de Yanko, homme sans scrupule, brutal, efficace, ambitieux et capable des pires vilenies pour parvenir à ses fins ? Nul doute qu'il devra forcer sa nature d'Européen cultivé, élégant et respectueux des lois et des usages. Il pourra bénéficier de l'aide du narrateur, Paul Desmond, son bras droit et son meilleur ami.

« Arlequin » est un thriller fort bien construit dévoilant les coulisses peu reluisantes du monde des affaires. Tous les coups y sont permis pourvu que l'on utilise des tiers pour les porter et donc qu'on ne se salisse jamais les mains. Jamais Arlequin ne pourra prouver devant la justice la culpabilité de Yanko. L'honnête homme qu'il est se retrouve donc obligé d'utiliser les mêmes méthodes que son adversaire autant dire qu'il doit se rabaisser à son niveau. Un livre qui fait réfléchir sur le thème des multinationales sans foi ni loi, de l'argent roi, des bulles financières et de méthodes mafieuses pour venir à bout de turpitudes. Mais la fin justifie-t-elle les moyens ? Quand le lecteur pense à Yanko, il imagine facilement de quels grands banquiers Morris West a pu s'inspirer pour créer son personnage. Et là encore la réalité dépasse la fiction, ces gens-là sont encore pires que lui. La plume de West est fluide et agréable, l'intrigue bien menée et pleine de rebondissements montant crescendo et amenant à une fin plutôt surprenante. Un bon moment de lecture pour un roman un peu ancien (1974) mais qui n'a pas pris une ride.

4/5

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20/05/2015

Montburgonde (Chapitres 1, 2 & 3)

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18/05/2015

Juillet en hiver (Françoise Bourdin)

index.jpgA la mort d'Aurélien, le patriarche respecté de la famille Laverzac, c'est Juillet, son fils adoptif qui se retrouve nommé administrateur du domaine viticole de Fonteyne dans la région bordelaise, non loin de Margaux. Si deux de ses frères trouvent la décision du père justifiée, ce n'est pas le cas d'Alexandre qui est très mécontent et va même jusqu'à décider d'attaquer en justice le testament de son père. Il engage une jolie et fringante avocate qui n'accepte l'affaire que pour entrer plus facilement en contact avec Juillet sur qui elle a des visées. Mais celui-ci est amoureux de Laurène avec laquelle il va se marier et qui est d'ailleurs enceinte de leur premier enfant. La hargne et la détermination d'Alexandre ne faiblissant pas, comment Juillet parviendra-t-il à maintenir la cohésion de la famille et la pérennité de l'exploitation, un des plus beaux fleurons des vignobles de Bordeaux ?

« Juillet en hiver » se présente comme un roman de terroir et malheureusement n'en est pas vraiment un. Le lecteur n'y apprendra pratiquement rien sur la culture de la vigne et sur les techniques de vinification car toute l'intrigue tourne autour des amours contrariées, des rivalités entre frères et de divers chassés croisés amoureux ou sexuels. On est donc plus dans le registre du roman sentimental, fleur bleue, eau de rose pour ne pas dire du roman de gare ou de la collection Harlequin. Madame Bourdin écrit bien, elle dispose d'une belle plume et pourtant la lecture de cet opus semble laborieuse, limite ennuyeuse. A quoi cela tient-il ? Sans doute au manque d'originalité de l'intrigue. Ce genre d'affaires de famille, a été cent fois décrit et même magistralement narré par Mauriac ou Bazin entre autres et pour ne citer que les plus célèbres. Mais il y a pire, les personnages masculins sont aussi peu intéressants qu'ils sont antipathiques. Ce conflit entre un violent cassant et autoritaire et un alcoolique aussi bête que méchant lasse très vite. Si on y ajoute une fin en forme d'éternel recommencement doublée d'un happy end peu vraisemblable, on est certain d'être très loin du chef d'oeuvre !

2,5/5

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14/05/2015

Accelerando (Charles Stross)

images.jpgAu début du XXIème siècle, Manfred Macx, courtier en trouvailles et inventions dans le domaine de l'informatique et des technologies de pointe, milite pour « l'open source », c'est à dire pour la totale liberté d'accès aux découvertes. Tout en se disant respectueux de la propriété intellectuelle. Totalement bénévole, il permet ainsi à pas mal de gens de s'enrichir. Lui-même vit très confortablement alors qu'il n'a officiellement aucun revenu. De discrets mécènes pourvoient à tous ses besoins. C'est la raison pour laquelle il est harcelé par un agent du fisc, en l'occurence son ex compagne, qui lui réclame une somme faramineuse... Un jour, Manfred se fait voler toute sa mémoire... Quelques années plus tard, sa fille Amber, conçue en éprouvette, vogue avec quelques amis vers une naine brune à la recherche d'un signal extraterrestre...

Avec « Accelerando », le lecteur se retrouve face à un OLNI (objet littéraire non identifié) tant l'ouvrage est étrange, inclassable et déroutant. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un roman d'un seul tenant avec une intrigue construite et une histoire classique avec début, développement et fin, mais de neuf chapitres ou de neuf nouvelles sans autre lien que des personnages récurrents qui évoluent à des périodes et dans des contextes différents. Mais il y a bien pire que cette impression de grand foutoir sans queue ni tête, il faut aussi subir le jargon permanent, l'abus de termes techniques voire pseudo scientifiques qui obligent le lecteur à se référer presque à chaque page à un important glossaire qui peut sans doute éclairer informaticiens, astrophysiciens, chimistes et autres scientifiques de haute volée mais qui laisse le béotien dans une frustrante incompréhension. De nombreux thèmes sont abordés comme le clonage, la fécondation in vitro, la post humanité, l'invasion numérique, l'avenir de l'humanité, l'intelligence artificielle ou l'optimisation des performances du cerveau humain. Mais l'ennui, c'est qu'une idée chasse l'autre, qu'une théorie scientifique annihile l'autre, qu'une tentative d'explication disparaît ou se ramifie dans une autre et qu'au bout du compte, tout ce verbiage se révèle confus, embrouillé et abscons. « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire en viennent aisément... » Avec Stross, c'est malheureusement loin d'être le cas et l'on a toutes les peines du monde à suivre les méandres d'un discours pour le moins obscur Très vite, Stross lasse la patience du lecteur le plus indulgent. Trop occupé à déballer toute cette esbrouffe scientifique, l'auteur devient vite pesant pour ne pas dire pédant tout en ne racontant rien de bien intéressant ni de bien original. La quatrième de couverture parle d'intelligence et d'humour. Le lecteur, s'il n'est ni snob ni geek, les cherchera en vain.

2,5/5

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11/05/2015

Rohel, le Chêne Vénérable (Pierre Bordage)

index.jpgAu Palais Episcopal, Fra Anjill s'apprête à abuser d'une jeune prostituée quand se produit une formidable explosion. Son supérieur, Pra Ging, fait irruption dans la cellule du moine et découvre la scène compromettante. Pour ne pas avoir été capable de rester chaste, Anjill mérite la mort dans d'atroces supplices. Et pourtant Pra Ging lui demande de le suivre. Pour l'heure, il s'agit d'abord d'aller porter secours aux blessés et d'évaluer l'ampleur des dégâts. Un survivant leur apprend que Su-pra Froll a réussi à mettre au point la formule mentale recherchée par des générations de chercheurs du Chène Vénérable. C'est l'application de cette formule dérobée par Rohel Le Vioter, un membre du Jahad considéré comme félon, qui a déclenché le cataclysme... Toute la puissance de l'église du Chêne Vénérable va être mise en œuvre pour retrouver Rohel et récupérer la précieuse formule...

« Rohel, le Chêne Vénérable » est le premier tome d'une saga qui n'en comporte pas moins de quatorze. Il est proposé gratuitement en e-book par l'éditeur, « L'Atalante », à l'occasion de la réédition de la série datant de 1992. L'ouvrage relève du « space opera » classique avec une bonne dose de fantaisie assez proche de celle d'Orson Scott Card, un des principaux inspirateurs du prolifique auteur français. L'intrigue est solide, bien construite, passionnante. Le style impeccable et plein de rythme. Inutile de dire qu'il est difficile d'arrêter la lecture avant la fin et qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Fin ouverte car il faut donner envie de continuer avec le héros, pas spécialement sympathique d'ailleurs mais nettement plus intéressant que le ramassis de crapules qui reste en permanence à ses trousses. En un mot : de la littérature populaire d'excellente qualité avec une réflexion sur le totalitarisme et l'obscurantisme religieux. Que demander de mieux ?

4,5/5

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09/05/2015

Sommets det dépendances (Collectif)

index.jpgUne alpiniste de niveau moyen part pour une course en montagne en compagnie d'un co-équipier inconnu qui se déclare alpiniste tout à fait fiable et chevronné. Mais très vite, elle s'aperçoit qu'il est plutôt bizarre et même dangereux. Que faire ?... François et Bernard gagnent péniblement un refuge où ils pensent rester trois jours , le temps d'escalader toutes les faces d'un sommet. Mais les informations qu'il obtient sur une des voies inquiètent grandement François. Comment pourra-t-il franchir une paroi verticale présentée comme un véritable mur parfaitement lisse et non aménagé ?... Une skieuse emportée par une avalanche sauve sa vie de justesse alors que deux de ses amis y laissent la vie... Un sac à dos se plaint qui manque d'égards et de considération de son propriétaire. Il est même jaloux de l'arva qui ne sert à rien mais qui est bien plus chouchouté que lui...

« Sommets et dépendances » est une compilation d'une vingtaine articles écrits par 16 auteurs différents et précédemment parus sur le site camptocamp.org. Il s'agit souvent de compte-rendus d'escalades ou autre expéditions, de billets d'humeur voire de nouvelles de science-fiction comme « Presles 2025 » ou de récit étrange et picaresque comme « Albert Micpreux, gardien de refuge ». L'ensemble fait un peu fourre-tout ou bric à brac sympathique. Les textes sont de niveau littéraire et d'intérêt assez inégal ce qui est tout à fait normal pour une telle formule. Les témoignages d'ascension sont finalement moins passionnants pour le béotien (emploi de jargon technique, nostalgie des anciens pour le temps où les coinceurs, descendeurs et autres bloqueurs n'existaient pas...) que les billets d'humeur ou d'humour. Le lecteur appréciera certainement beaucoup « Escapade du côté des topos », billet où l'auteur critique l'abus d'euphémismes qui entache ce genre de littérature. Ainsi « malcommode » signifie en réalité merdique ou casse-gueule, « passage délicat », véritable galère et « rocher inégal » rocher pourri et varappe détestable ! Il rira de l'humour que plusieurs déploieront pour décrire les frimeurs et autres superpros de l'alpinisme qui paradent dans les refuges tout en regrettant l'abus de jeux de mots, calembours et contrepèteries dans « Frime et châtiment ». A réserver aux aficionados de l'alpinisme !

3/5

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07/05/2015

La silhouette sur la plage (Jean-Pierre Artin)

11187925_10204181875455313_729436238_o.jpgMarc vient d'avoir quinze ans. A part Damien, il n'a pas d'ami. Sa mère Odette est devenue alcoolique pour « accompagner » son père. Enfant non désiré, Marc est peu à peu devenu un enfant martyr. Une nuit, un incendie ravage la maison familiale. Marc parvient à sauver sa vie de justesse alors que ses parents périssent dans les flammes. Il est recueilli par ses grands parents. Il voudrait pouvoir travailler dans une exploitation viticole alors qu'il n'a pas suivi les études nécessaires et s'est arrêté après le bac. Son avenir semble problématique d'autant plus qu'il peut parfois être sujet à des accès de violence totalement imprévisibles.

« La silhouette sur la plage » est un roman noir et quasiment un thriller assez surprenant car il ne reprend pas l'ensemble des codes du genre. Toute l'intrigue est centrée sur Marc, ce nouveau « Docteur Jeckill et Mister Hyde », qui sème les cadavres sur son chemin comme d'autres les canettes de bière ou les mégots. Le lecteur croit tout d'abord que Marc tue pour venger les humiliations de son enfance, qu'il assassine pour prendre une revanche sur la vie ou sur les femmes et qu'il continue à trucider presque par habitude et même de plus en plus gratuitement. Mais un dénouement (qu'il ne faut pas déflorer) finit par faire découvrir une toute autre version de l'histoire et d'autres facettes du héros. Finalement, le lecteur ressort plutôt déstabilisé et même déboussolé de cette « expérience » qui aborde de nombreux thèmes comme l'enfance martyrisée, l'euthanasie ou l'ultra violence. Cet ouvrage aurait donc pu se situer à la limite du gore et du glauque insupportable. Mais, heureusement, la plume délicate et légère de Jean-Pierre Artin réussit à évoquer toutes ces horreurs avec élégance et efficacité. En effet, le style minimaliste de l'auteur suggère plus qu'il ne décrit et raconte beaucoup en peu de pages (157 seulement, un format proche des novellas anglo-saxonnes). Certaines scènes importantes auraient sans doute mérité de plus amples développements. L'avantage, c'est que le rythme est soutenu et que le livre se dévore d'une traite. Donc jamais d'ennui dans cette lecture qui pose plus de problèmes qu'elle n'en résout. Malheureusement, le lecteur déplorera la présence d'un trop grand nombre de coquilles et fautes d'orthographe qui déparent un ouvrage aussi intéressant qu'original.

3,5/5

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05/05/2015

Porterhouse / Extrait (Tom Sharpe)

images.jpg"Au château de Coft, le Doyen et sir Cathcart étaient assis dans la bibliothèque, une carafe de brandy à moitié vide sur le guéridon à côté d'eux, à remâcher amèrement le souvenir de bien des gloires passées.

- La ruine de l'Angleterre. Ces foutus socialistes ! Gronda sir Cathcart. Ils ont fait de ce pays une société de bienfaisance. On ne gouverne pas une grande nation avec de bonnes intentions. Foutue folie ! De la discipline, voilà ce qu'il faut au pays. Une bonne dose de chômage pour ramener la classe ouvrière à la raison.

- Ca n'a plus l'air de marcher en ce moment, dit le Doyen avec un long soupir. Autrefois les dépressions avaient un effet très salutaire.

- C'est la faute des Allocations. On gagne plus à ne rien faire qu'à travailler. Grossière erreur. Qu'on leur fasse un peu tirer le diable par la queue et tout rentrera dans l'ordre.

- Ce qu'on dit toujours, c'est que les femmes et les enfants souffrent, dit le Doyen.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça, continua le général. Rien de tel qu'une femme qui a faim pour donner du courage à un homme. Ca me rappelle un tableau que j'ai vu autrefois. Tout un tas de chasseurs autour d'une table qui attendent pour dîner, et la dame de la maison qui rentre et qui soulève le couvercle du plat. Sacré bon sang de bonsoir ! Belle femme, belle peinture ! Un peu de brandy ?

- C'est très aimable à vous, dit le Doyen, en tendant son verre.

- L'ennui avec ce... Godber Evans, c'est qu'il est d'origine modeste, dit sir Cathcart, après avoir rempli leurs verres. Ne comprend rien aux hommes. Pas de vieille famille de campagne derrière lui. Pas de qualités de chef. Il faut avoir vécu avec les animaux pour comprendre les hommes, les travailleurs, il faut savoir les entraîner. Un coup de cravache sur le derrière quand ils font mal, une caresse dans le cou s'ils font bien. Pas la peine de leur bourrer le crâne avec des idées qu'ils sont incapables de comprendre. Pas le sens commun, toute cette éducation.

- Je suis tout a fait d'accord avec vous dit le Doyen. Donner aux gens une éducation au-dessus de leur condition a été une des grandes erreurs de ce siècle. Ce dont le pays a besoin, c'est d'une élite éduquée. Celle qu'il a pu avoir, en fait, au cours des trois cents dernières années.

- Trois repas par jour, un toit au-dessus de leur tête, et les manants n'ont rien à demander de plus. C'est des gars solides qu'il nous faut. Dans ce système, il n'y a que des lavettes. La société de consommation, c'est bien ça. Comment consommer ce qu'on a pas fabriqué ? Foutue chienlit."

 

(Porterhouse ou la vie de collège. Tom Sharpe – Ed. Belfond)

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04/05/2015

Le tour de France des alternatives (Emmanuel Daniel)

index.jpgUn jeune journaliste indépendant a passé plusieurs mois à sillonner la France du nord au sud et d'est en ouest pour y dénicher une douzaine d'initiatives originales et innovantes comme cette épicerie coopérative dont les clients sont les héros, cette jardinière qui veut sauver les semences anciennes, cette entreprise sans patron, ce village breton en autonomie énergétique grâce à des éoliennes, cet habitat collectif de la Drôme, cette banque solidaire, ce collège différent des autres ou cette étrange communauté des zadistes de Notre Dame des Landes.

Il a découvert qu'un peu partout éclosent toutes sortes de projets alternatifs qui sont comme autant de petites parcelles d'espérance, de minuscules étoiles brillant dans la nuit de l'individualisme forcené et du consumérisme abrutissant. Ils permettent d'entrevoir un monde plus coopératif, plus démocratique, plus solidaire et plus respectueux de l'environnement que le nôtre. S'engager à plus grande échelle sur cette voie pourrait peut-être permettre de faire pièce au capitalisme libéral et amoral, à la mondialisation totalitaire et inhumaine et à un système politique oligarchique dévoyé et discrédité. Ainsi pourrait émerger une société plus conviviale, plus participative et plus autonome simplement en relocalisant l'économie, en mangeant plus sainement, en luttant contre le gaspillage et l'obsolescence programmée et en fabricant soi-même le plus possible de choses. Reprendre son destin en main, changer le présent et imaginer d'autres futurs, c'est ce que nous propose ce petit livre bien sympathique et porteur d'espoir. A conseiller aux rêveurs et aux utopistes.

4/5

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02/05/2015

Queue du bonheur (Alexandre Silenus)

images.jpgLe premier orgasme d'Alexandre minutieusement décrit... Le torride retour d'une ex d'Alexandre un tantinet dépressive qui s'offre quand même un petit revenez-y pas piqué des hannetons. Rendez-vous dans un hôtel borgne. Les yeux bandés, Alexandre attend la venue d'une inconnue rencontrée sur le net... Premiers émois, amours enfantines, adolescentes ou tardives. Toute première fois et toute dernière fois... Rencontres d'un week-end ou d'une nuit. Défense et illustration de la masturbation, de l'emploi des godemichés, du sexe anal et autres pratiques sado-maso... Le merveilleux et inépuisable vivier des sites de rencontre sur internet...

« Queue du bonheur » se présente comme une compilation de 35 notes, posts et billets d'abord publiés sur le blog éponyme de l'auteur. Tous, excepté l'avant-dernier, tournent autour du sexe (hétéro) et des plans cul sous toutes leurs formes. Malgré de pathétiques efforts pour traiter du sujet avec un certain humour et un certain détachement, très vite l'ennui et la lassitude s'emparent du lecteur tant ces descriptions de scènes pornographiques sont monotones et répétitives. Seuls deux chapitres sortent un peu du lot « Partir en beauté » et « La chasseuse de sperme ». Silenus s'y est essayé à la science-fiction avec un très relatif succès. On mettra à part le 34ème post où l'auteur parle un peu de la réalité de sa vraie vie. Son nom n'est qu'un pseudonyme. Il se cache et sévit donc sous un avatar dans un monde de virtualité onirique (Twitter, Facebook et autres Meetic). Sa vie n'a pas grand chose à voir avec ce qu'il raconte. Sa petite amie l'a plaqué il y a deux ans. Quand à son boulot, il dit ne plus en avoir pour bien longtemps. Tout ceci relativise un peu la portée de ces textes et les ramène à ce qu'ils sont vraiment, une série de fantasmes pornographiques sortis principalement de l'imagination (?) d'un obsédé sexuel. L'ennui, c'est qu'il faut beaucoup de talent pour produire de la bonne littérature à partir de ce genre de matériel. Avec « Queue du bonheur » on n'en est très loin. N'est pas Pierre Louys ou le marquis de Sade qui veut...

2/5

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