28/02/2015

Maurice et Malvina (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

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26/02/2015

Doctors (Dash Shaw)

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Doctors.jpgMadame Bell, femme active d'un certain âge et veuve d'un homme richissime, fait une mauvaise chute à la piscine. Elle entend sa fille Laura lui annoncer qu'elle n'est pas sa fille et qu'elle a pris l'apparence d'un souvenir que sa propre conscience lui renvoie. En fait qu'elle a succombé à une concussion le 8 avril vers 13 heures et qu'elle n'a plus que l'illusion d'être en vie. Elle ne serait donc qu'une image mentale ou une illusion. Madame Bell se demande si sa fille n'est pas tombée sous l'emprise d'une secte. Elle en est d'autant plus persuadée que Laura ajoute que Marky, le nouvel amant de sa mère, n'est, lui aussi, qu'une image générée par son esprit...

« Doctors » est une bande dessinée un peu cheap qui se situe aux confins du thriller, de la science-fiction et du mélodrame. Des docteurs assez étranges croient pouvoir faire revenir des morts de l'au-delà. Grâce à eux, le patient pourrait s'inventer une vie rêvée juste avant de mourir définitivement et de basculer dans le noir complet. « Le Charon est un appareil médical qui permet d'accéder à cet au-delà et de prendre l'apparence d'un proche du patient tout juste décédé pour le ramener à la vie », lit-on en quatrième de couverture. Un thème assez classique de la science-fiction qui est présenté de façon nettement moins explicite dans la BD. En dépit d'une présentation qui parle « d'ajout fascinant » et de « jeune prodige », on nous permettra d'être nettement plus modéré dans les éloges. L'histoire n'a pas grand chose d'extraordinaire, elle est même plutôt morbide. Les personnages sont assez peu intéressants et le graphisme peut même paraître rebutant à ceux qui apprécient l'esthétisme, la beauté plastique et les belles couleurs. Les traits sont simplistes, enfantins, sans aucune recherche ni sophistication. C'est brut de décoffrage avec des vignettes au carré et des fonds de pages de couleurs différentes pas toujours de bon goût. Certaines couleurs sont si sombres qu'elles entravent carrément la lecture. Un bilan plus que mitigé.

2,5/5

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23/02/2015

Trahie (Sylvain Runberg & Joan Urgell)

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trahie.jpgEva est une suédoise moderne qui travaille à l'extérieur. Son compagnon Henrick reste à la maison car il est auto-entrepreneur. En tant qu'homme au foyer, il fait également office de baby-sitter pour leur jeune fils Axel. Mais Henrick profite de la situation pour tromper Eva avec plusieurs femmes comme Linda, la maîtresse d'école d'Axel ou Maria qu'il va voir en racontant qu'il emmène son fils se promener en forêt. Parfois, Axel laissé seul à attendre dans la voiture est découvert par des policiers qui le ramènent à son père en galante compagnie. Ou bien, abandonné dans la pièce voisine, il trouve le moyen de se brûler en renversant une casserole au moment où son père s'envoie en l'air avec sa maîtresse. Tout va bien tant qu'Axel couvre les frasques de son père. Mais quand Eva découvre la trahison de son mari, l'histoire tourne au drame...

« Trahie » est un album de bandes dessinées de qualité relevant nettement du genre « roman noir » ou « thriller ». L'intrigue, relativement classique, est menée sur un bon rythme avec quelques flashbacks et autres raccourcis vers le futur qui donnent une narration un peu hachée et bien pourvue en cahots « cinématographiques ». Le graphisme est assez agréable et relativement bien travaillé avec des dominantes de couleurs en fonction des pages et des circonstances. Le fait que les visages des adultes soit tous très ressemblants n'aide pas à l'identification immédiate des personnages. Dans l'ensemble, l'impression générale dégagée par ce premier tome reste globalement positive.

3/5

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20/02/2015

Expresso Love (Chapitre 10)

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16/02/2015

Walrus Institute : l'anthologie interdite (Divers auteurs)

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cover225x225.jpegDans les décombres encore fumants d'une maison de maître incendiée, l'inspecteur Varosky découvre quelques corps humains complètement carbonisés. Une des victimes cache contre elle une liasse de papier un peu roussie par les flammes, un tapuscrit rédigé par plusieurs auteurs... Jérémy Semet, un déménageur reconverti dans la littérature, vient de perdre sa femme victime d'un accident de la route. Pour remonter la pente, il accepte l'aide du Walrus Institute qui lui adresse un drôle d'inhalateur... Stéphane Desienne a été convoqué au Walrus Institute. Il est reçu par le Professeur Saïemone qui ne cesse de lui demander avec insistance : « Voulez-vous devenir écrivain ? »... Michaël Roch se présente également au Walrus.Institute.. Heller Corwyn, un étrange maître d'hôtel, lui reproche d'avoir introduit clandestinement un lapin dans les lieux... Aude Cenga se retrouve ligotée dans le manoir. Elle a été assommée et kidnappée chez elle. Elle craint que Lilian Peschet, le cyborg qui s'occupe d'elle, ne la destine à devenir « esclave textuelle »... Enlevé lui aussi, Jacques Fuentealba est attaché devant une vieille machine à écrire Remington en compagnie d'un million de singes savants et de quelques auteurs maison. Ils doivent reproduire à l'identique l'intégrale des œuvres de William Shakespeare... Lilian Peschet passe à l'Institut pour interviewer les auteurs fous qui y sont internés. De retour chez lui, il découvre que son appartement a été cambriolé... Julien Morgan voudrait prendre la place de Julien Simon, le maître des lieux. Il lui propose un défi, un concours des titres de livres les plus incroyables... Loïc Corwyn reçoit à l'Institut un apprenti écrivain un peu timide. Pour lui faire perdre ses moyens, il le balade dans des dédales inquiétants... Okiko, plongeuse japonaise, tente de rejoindre le Walrus Institute en bateau. Un Walrus, sorte d'otarie obèse, et un Cthulhu, sorte de kraken géant muni de puissants tentacules, veulent l'en empêcher...

« Walrus Institute : l'anthologie interdite » est un recueil de neuf nouvelles de très bonne qualité et d'une très grande unité de ton, ce qui est plutôt rare quand on compile des nouvelles d'auteurs différents. L'ensemble est d'une telle harmonie que le lecteur a presque l'impression d'un auteur unique. Sans doute est-ce dû au cahier de charges respecté par tous. Un seul lieu, le Walrus Institute, manoir hanté, pépinière d'auteurs ou hôpital psychiatrique. Neuf personnages, les huit jeunes auteurs tous talentueux et leur éditeur (numérique uniquement). A l'intérieur de ce cadre, ils ont toute liberté et ils ne s'en privent pas. Tout est permis, les fantasmes, les délires, les pires horreurs. Chaque nouvelle est une déclinaison différente de cette bizarre affaire. Cela va de l'étrange au fantastique en passant par l'horreur et la fantaisie la plus barrée. Le ton est léger, dynamique, jeune et décomplexé. L'ensemble est très agréable à lire et donne plus l'impression d'une sorte de roman choral que d'une simple compilation de nouvelles hétéroclites. Les amateurs des littératures de l'imaginaire apprécieront également les présentations amusantes et les nombreuses allusions ou clins d'oeil à des auteurs connus, à des jeux d'arcade, à des chansons, à des séries télé (Star Trek) ou à des films cultes comme « Odyssée de l'Espace » ou « Minority Report ». Une très belle surprise proposée par un groupe de jeunes auteurs promis à un bel avenir.

4,5/5

08:25 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/02/2015

Poussières (Rose Bomar)

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ImageProxy.mvc.jpegRuben, avocat parisien dans la quarantaine, a rendez-vous dans un café avec sa meilleure amie Suzanne. Il l'a connu il y a 17 ans quand tous deux étaient encore étudiants à Dublin. Elle l'avait vite quitté pour un autre. Après un long séjour en Amérique du Sud, Ruben est rentré à Paris et a repris contact avec elle. Ingrid, son ancienne compagne, a refait sa vie avec un jeune musicien de jazz. Elle vient d'avoir un bébé avec lui, chose qui avait été impossible avec Ruben. Suzanne propose à Ruben de l'accompagner pour assister à un spectacle de ballet à l'Opéra Garnier. Sur la scène, Ruben remarque une danseuse particulièrement charmante, Mia Stolar, une jeune étoile montante. Il faut absolument qu'il trouve un moyen de la rencontrer.

« Poussières » est un roman sentimental et psychologique de facture assez classique qui ne révolutionnera pas les codes du genre. Le lecteur précise qu'il n'est pas un grand aficionado de cette forme littéraire particulière . Il craint un peu trop de s'y noyer dans l'eau de rose et de n'y rencontrer que poncifs, banalités et mièvreries. Heureusement, il n'en est rien avec l'ouvrage de Rose Bomar, auteure qui a parfaitement su rendre, jusqu'au plus intime, la psychologie de Ruben, son personnage principal, éternel amoureux transi un tantinet immature. Perpétuel déçu de ses histoires d'amours malheureuses, il ne trouvera son salut que dans la fuite. Même perspicacité pour ses trois partenaires, la fidèle Suzanne, l'ex Ingrid et l'idolâtrée Mia très bien campées elles aussi. Le volet « sentimental » de l'intrigue ne brille pas par son originalité. Mais comment renouveler des rapports mille fois décrits et comment ne pas susciter un peu d'agacement quand on s'attache à aligner les rendez-vous dans un nombre impressionnant de cafés et de restaurants parisiens et quand on décrit un peu trop systématiquement le look, le maquillage, la coiffure des gens et même le temps qu'il fait ? Nettement plus intéressant cependant est le volet « judiciaire » de cette histoire. Avec le barreau, Ruben a quelques déconvenues qu'on ne déflorera pas. Ca sent bien son vécu. L'auteure est en effet membre de l'aimable confrérie des plaideurs. Son écriture reste d'assez bonne qualité dans l'ensemble en dépit de quelques coquilles ou lourdeurs stylistiques, de quelques entorses à la concordance des temps, de quelques pléonasmes (« cris de voix » page 135 !!!), de la vilaine expression « sur Paris » et d'anglicismes assez malvenus (comme « performance », utilisé en lieu et place de « représentation »). Pour les fans du genre.

3/5

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10/02/2015

Les Faux As (Chapitres 1 à 3)

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08/02/2015

Le pacte des confins (Eric Avezance)

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miniature.php.jpegA Berlin, aux toutes dernières heures de la deuxième guerre mondiale, alors que le Führer s'apprête à se suicider dans son bunker, il reçoit la visite de l'étrange Seigneur Synfaël, un démon particulièrement puissant qui se présente accompagné de sa sœur, la succube Hécate de Colutrée. Synfaël propose au Guide vaincu et désespéré de l'aider à prendre la fuite vers l'Outre-monde en passant dans une autre dimension de la réalité... Nathanaël Flint, capitaine du vaisseau pirate « La Morsure de l'Aube » doit faire face à la révolte de son équipage qui n'a pas réalisé la moindre prise en 40 jours standard de navigation cosmique. Sans le moindre état d'âme, Flint se débarrasse du meneur juste au moment où une éventuelle proie se présente enfin... Un gros ogre anthropophage regagne ses pénates dans un lointain désert. Au fond de sa carriole brinquebalante, il ramène une jeune fille ligotée dont il rêve de pouvoir se régaler une fois qu'il l'aura mise à mijoter assaisonnée d'une bonne sauce et de quelques épices...

Comment qualifier « Le pacte des Confins » d'Eric Avezance ? Roman de dark fantasy ? Chroniques oniriques et poétiques ? Conte philosophique permettant une plongée époustouflante dans les glauques profondeurs des arcanes du Mal ? Exploration des vices, délires et mauvais penchants de l'âme humaine ? Dystopie ? Uchronie ? Un peu de tout ça et encore beaucoup plus. Cet ouvrage, le second d'une saga qui comporte deux tomes de plus de 500 pages chacun, représente en fait une véritable « expérience » littéraire aussi déroutante qu'enthousiasmante. Visiblement, Eric Avezance est un visionnaire, un auteur inspiré qui possède un don d'imagination hors du commun pour ne pas dire extraordinaire. Son œuvre est un maelström, un tourbillon de puissance, un tsunami démentiel qui vous emportent dans des mondes parallèles incroyables avec leurs cortèges de créatures démoniaques, de succubes, de trolls, de shoggots, de kobolds (dont le charmant petit Skalf...), d'ogres sales, bêtes et méchants, de gorgones, d'homuncules, de cyborgs (comme l'extraordinaire homme de fer Panzergeist) et au travers d'une multitude d'évènements et de rebondissements (il s'en passe des choses dans toutes les dimensions du Multivers, ça déménage dur, croyez-moi!). Batailles rangées, duels, affrontements titanesques, complots, trahisons, assassinats, tortures, scènes gore ou humoristiques se succèdent à un rythme effréné. Il y a aussi une touche de Lewis Carroll (très sombre bien sûr) chez Avezance : avec sa Reine de Coeur, on est un peu dans une « Alice aux pays des merveilles » transformée en « Eva-Lys au pays des horreurs ». Le lecteur y a vu bien sûr une bonne dose de Tolkien pour les grands combats et les monstres inquiétants et surtout pas mal de Jeffrey Ford pour la mystique de la douleur, sans parler de l'influence de l'esprit chevaleresque des samouraïs ni de celle des légendes nordiques. Au sortir d'une lecture qui ne laisse pas indifférent, on ne peut que conseiller à tout le monde de lire ce livre et le précédent. Mais attention, en se laissant emporter par le flot car il s'agit d'une narration très particulière, un peu en forme de puzzle ou de kaléidoscope. On saute d'un personnage à l'autre, d'un plan ou d'un événement au suivant, selon un découpage quasi cinématographique avec des angles de prises de vues différents et parfois surprenants. L'ensemble donne une impression un peu éclatée, manquant apparemment d'un fil d'Ariane bien visible. Cela demande un effort au lecteur lequel finit par découvrir que toute cette épopée sauvage et barrée possède néanmoins sa logique particulière. Belle plume, jolie narration, plus originalité dans l'inspiration et la présentation : résultat bluffant. A noter cependant la présence de scories et coquilles indignes d'une telle œuvre. Mais que cela n'empêche personne de lire cet OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) aussi original que passionnant !

4,5/5

23:07 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2015

Haut Val des loups (Jérôme Meizoz)

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CVT_Haut-Val-des-Loups_6573.jpegEn 1991, dans une vallée suisse un peu reculée, un jeune défenseur de l'environnement est passé à tabac par des inconnus et abandonné grièvement blessé dans son bureau. La police mène l'enquête. Qui a bien pu s'en prendre à cet étudiant écologiste ? Pour quelles raisons en est-on venu à un pareil déchainement de violence ? A première vue, son travail et ses prises de position en faveur des loups ou contre le bétonnage intempestif de la vallée en dérangeaient plus d'un. Mais le Haut Val des loups est un petit monde fermé, replié sur lui-même, conservateur et favorable aux idées les plus réactionnaires. On n'en donnera pour preuve que l'accueil réservé aux réfugiés fascistes ou collaborateurs français à la fin de la seconde guerre mondiale. Vingt ans après les faits, l'auteur revient dans la vallée pour déplorer que le mystère de l'affaire du jeune homme tabassé n'est toujours pas élucidé...

En dépit de son intrigue et de son thème principal, « Haut Val des loups » n'est ni un roman policier, ni un thriller, ni même un simple roman noir. Ceci posé, il reste assez difficile à classifier. Les qualificatifs de « social », « politique », « d'ambiance » ou « ethnologique » viennent vite à l'esprit. Meizoz s'attache en effet à décrire les coutumes et les mentalités archaïques des habitants de cette vallée un peu perdue. Manifestement, il ne les aime guère. Il les trouvent bornés, réactionnaires pour ne pas dire plus. Les montagnards qu'il décrit sont dans leur majorité insensibles aux beautés de la nature, pragmatiques et bassement matérialistes. Ils ne pensent qu'au gain immédiat et sont toujours prêts à sacrifier leur cadre de vie pour quelques dollars de plus. Un point de vue personnel auquel le lecteur adhèrera plus ou moins. L'ennui, c'est que ces références politiques ou littéraires (Meizoz en appelle à Chappaz, Ramuz et Giono) mal assumées produisent un discours un peu verbeux voire nébuleux qui se fait au détriment d'une intrigue romanesque bien construite. Il ne se passe rien dans cette histoire. Le lecteur n'en sait pas plus à la fin qu'au début. La chronologie des rares faits est bousculée par une narration pleine de flash-backs mélangeant les années 40, 80, 90 ou 2000 et donnant une impression de fouillis vaguement « artistique » qui n'aide pas à la compréhension du lecteur. Si on y ajoute une série d'approximations lexicales comme « l'Occident machinique » (l'auteur veut-il parler de « matérialiste », « mécaniste » ou « technique » ? ) et de néologismes plus ou moins amusants comme « imaginateur », « politiqueur » ou « encaveur », de formules à l'emporte pièce comme « un Auschwitz de la nature », sans parler d'un abus des conjugaisons à la deuxième personne du singulier qui donnent l'impression soit de prendre à partie le lecteur soit de se parler à soi-même, on se retrouve avec un style pour le moins surprenant. Et que penser de cette impossibilité de nommer les personnages, cette manière de se contenter de les évoquer par des périphrases (« le poète des cimes blanches », « le barbu taciturne », l'écrivain éleveur », « l'avocat politicien » ou « le jeune homme ») sinon ressentir un certain agacement face aux afféteries d'un écrivain qui se veut élégant et original et n'est en fait qu'ennuyeux et assez superficiel. Une belle qualité cependant, la concision. Le bouquin ne comporte que 125 pages. Vite lues, vite oubliées.

2,5/5

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02/02/2015

Prénom Clotilde (Cecil Saint Laurent)

prenom-clotilde,-tome-ii---l-aube-3417092-250-400.jpgEn 1941, pendant la Deuxième Guerre Mondiale, Clotilde et Jean-Marie franchissent en toute illégalité la ligne de démarcation et trouvent refuge à Canisy, le village natal de Clotilde où elle a encore des amis et des connaissances qui peuvent la cacher et lui prêter main forte. Jean-Marie est un ami rencontré à Vichy. Il transporte une très lourde valise cachant un émetteur-récepteur qui devrait lui permettre d'entrer en contact avec Londres. Il œuvre pour la Résistance qui en est à ses premiers balbutiements et envisage même de fonder son propre réseau. Mais les habitants du village ainsi que les membres de la famille de Clotilde sont plutôt méfiants vis à vis de lui. Ils subodorent quelque chose de bizarre. Assez rapidement, Clotilde passe de la simple amitié entre camarades de combat à l'amour physique le plus torride. Et pourtant, elle dit ne pas aimer Jean-Marie qui a le double de son âge...

« Prénom Clotilde » peut être considéré comme un roman historique et sentimental ou comme un roman sentimental à arrière-plan historique. Il fait partie d'une trilogie consacrée à une jeune héroïne, belle, courageuse et n'ayant pas froid aux yeux. Une femme libérée avant l'heure qui collectionne les aventures avec une belle mentalité de don juan en jupon. Cecil Saint Laurent, pseudonyme sous lequel Jacques Laurent écrivit toutes ses œuvres de littérature populaire, a ainsi une prédilection pour ce genre de personnage féminin proche des « Caroline », « Hortense » ou « Sophie ». Il aime les placer dans des situations difficiles comme des périodes de guerre et leur prête des conquêtes nombreuses. Mais cet aspect peut sembler assez secondaire car le principal intérêt de ce livre réside plutôt dans son contexte historique fort bien rendu. Avec Clotilde, le lecteur voyage de Paris à Alger en passant par Londres, par un chantier de jeunesse et même par la Syrie. Les aventures sont nombreuses et assez bien établies historiquement en dépit de leur aspect romanesque prononcé. Le lecteur pourra ainsi découvrir Londres sous les bombardements, les luttes pour le pouvoir à Vichy, le débarquement américain en Afrique du Nord et même jeter un œil dans les coulisses de l'assassinat de l'amiral Darlan qui représenta un tournant dans la guerre. Il évaluera les implications de différents personnages historiques, Giraud, Juin, Churchill, mais aussi de Gaulle et le comte de Paris qui ne fut pas le dernier à la manœuvre. Bien écrit, divertissant, ce livre est encore agréable à lire aujourd'hui mais sans se faire trop d'illusions sur les facilités d'une « recette » qui rencontra un immense succès en son temps.

4/5

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