15/11/2014

Douce haine (Mario Ropp)

Douce haine.jpgQuelque part dans le Pacifique, un navire pris dans une terrible tempête fait naufrage et coule corps et biens. Seul rescapé du drame, François Ripert, un flic veuf en partance pour rejoindre un poste à Tahiti, se retrouve à bord d'un canot de sauvetage. Il repêche le jeune Hubert Landreau, une sorte de hippy joueur de guitare aux cheveux longs avec qui il va devoir partager cet étroit espace et tenter de gagner la côte. Ils finissent par débarquer dans une île perdue des Galapagos où ils commencent à essayer de survivre à la manière de Robinsons. Un jour, ils croient avoir aperçu au loin une femme blonde. L'île n'est donc pas déserte comme ils le pensaient au début. Le drame n'est pas loin...

« Douce haine », paru en 1968 dans la collection « Spécial Police » du « Fleuve noir » sous le pseudonyme de Mario Ropp (Mario pour faire macho italien et Ropp comme allusion à une certaine marque de pipes célèbre à l'époque), a en fait été écrit par une romancière, Maïa ou Marie-Anne Devillers (1917-2007), auteur relativement prolifique qui fit partie d'une fine équipe de noircisseurs de papiers dont seul un petit nombre s'éleva du lot comme Léo Malet, Georges-J. Arnaud et surtout Frédéric Dard qui signait San Antonio. Ropp fait partie des oubliés et des sans-grades et quand on lit ce livre on comprend mieux pourquoi. Le style est plat, très quelconque, sans aucune originalité, à peine travaillé. Les personnages sont stéréotypés voire caricaturaux. Le flic désabusé, le jeune chevelu nihiliste, l'Allemand paranoïaque et totalitaire comme un nazi d'opérette et les personnages féminins soumis ou nymphomanes ! Si au moins il avait profité d'une bonne intrigue, le lecteur aurait trouvé son bonheur même dans ce genre de roman de gare qui cartonnait en ces temps lointains. Mais il n'en est rien. Ca part dans un style pur roman d'aventures et s'éternise jusqu'aux trois quart du bouquin sur l'affrontement entre les deux naufragés pour déboucher sur un meurtre résolu en quelques pages dès la découverte d'une douille de balle. Qui voulait faire fonctionner ses petites cellules grises en sera pour ses frais. Lisez ou relisez plutôt de l'Agatha Christie, du Maurice Leblanc ou du Conan Doyle que cette daube juste bonne pour le classement vertical !

1,5/5

08:57 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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