30/10/2014

Vacances à tous prix (Pierre Daninos)

Vacances à tous prix.jpgA le lire, on pourrait croire que Pierre Daninos était un homme à qui les vacances ne réussissaient guère. Quand il prenait sa voiture, elle tombait toujours en panne au plus mauvais moment et au pire endroit et le garagiste n'avait pas la pièce de rechange. Quand il louait au bord de la mer, c'était toujours pendant la période où il pleuvait. Quand il partait aux sports d'hiver, il n'y avait pas de neige et s'il réservait une chambre d'hôtel avec vue sur la mer, il se retrouvait avec une qui donnait sur la cour...

Etrange et charmant petit bouquin que ce « Vacances à tous prix » qui commence par un petit lexique (avec des définitions du genre : « Epoque du voyage : On hésite souvent, avant d'entreprendre un voyage, en se demandant quelle époque sera la meilleure. Hésitation superflue : la meilleure époque pour la visite d'un pays se situe un peu avant, ou immédiatement après celle que vous avez choisie) et se poursuit par une série de petits textes abordant la plupart des aspects du problème des vacances le tout illustré par des dessins de Jacques Charmoz. C'est souvent vu par le petit bout de la lorgnette, toujours amusant, cocasse, humoristique et plein d'esprit. Parfois un peu désuet bien sûr, car datant de 1958, cet ouvrage reste un agréable divertissement qui se lit encore aujourd'hui avec un grand plaisir.

4/5

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28/10/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitre 6)

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26/10/2014

Le liseur du 6H27 (Jean-Paul Didierlaurent)

Le liseur du 6H27.jpgGuylain Vignolles, qui a souffert toute sa vie de la contrepèterie faite sur son nom, est un jeune homme solitaire employé dans une usine de pilonnage de rebuts éditoriaux. Il y travaille sous les ordres d'un certain Kowalski, responsable atrabilaire qui le prend souvent pour tête de turc. Il y côtoie Brunner, son assistant atteint de beauferie aggravée et Yvon Grimbert le gardien poète déjanté ne s'exprimant qu'en alexandrins. Tout le travail de Guylain consiste à approvisionner et à entretenir la Zerstor Fünf Hundert, la monstrueuse broyeuse de livres perpétuellement affamée de culture qu'il soupçonne d'ailleurs de se mettre en route toute seule pour le plus grand malheur de pauvres rats égarés dans ses entrailles ou d'un ouvrier devenu cul de jatte. Chaque matin, en partant au travail, Guylain lit à haute voix aux habitués du RER de 6h27 quelques feuillets qu'il a sauvé des mâchoires du monstre. Un jour, il y trouve une clé USB qui va changer sa vie...

« Le liseur du 6h27 » se présente comme un joli conte philosophique plein de tendresse et d'humanité. Bien sûr, la plupart des situations et des personnages ont quelque chose d'improbable et de déjanté, mais cela n'en est que plus nébuleux et plus poétique. L'auteur nous livre à petites touches la description d'un monde grisâtre et sans grande perspective, de vies ternes voire désespérantes à peine éclairées par le détachement ou la folie ordinaire des petites gens. L'écriture est agréable, soignée et minimaliste à souhait. Un vrai régal. Didierlaurent parvient au niveau des plus grands tels Fournier, Garnier et Mingharelli. Ne pas manquer ce premier roman qui pour un coup d'essai est un vrai coup de maître.

4,5

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24/10/2014

Johnny s'en va-t-en guerre (Dalton Trumbo)

Johnny s'en va-t-en guerre.jpgEn 1917, quand les Etats-Unis entrent en guerre, le jeune Joe Bonham, simple boulanger du Middle West, se retrouve embarqué dans le conflit, incité qu'il est par des va-t-en guerre qui lui racontent qu'il doit partir pour sauver la liberté et la démocratie. Malheureusement pour lui, il se retrouve atrocement mutilé par l'explosion d'un obus. Il doit être amputé des quatre membres. Il est complètement défiguré. Sourd, muet et aveugle, véritable mort vivant, il ne sait comment s'y prendre pour communiquer à nouveau avec ses semblables.

Plus conte philosophique et pamphlet virulent contre l'horreur de la guerre « Johnny s'en va en guerre » n'est en aucune façon un témoignage. Il fut écrit dans les années trente et parut en 1939. Il devint très vite un livre culte d'abord revendiqué par les isolationnistes de droite opposés à l'intervention américaine pendant la Seconde Guerre mondiale puis encensé par les pacifistes de gauche luttant contre la guerre du Viet-Nam. D'un style très parlé, quasi célinien, donnant l'impression d'un texte écrit au fil de la plume, plus hurlé qu'écrit, cet ouvrage mérite largement sa réputation de chef d'oeuvre de la littérature antimilitariste. Il laisse une très forte impression et réussit le tour de force d'arriver à faire partager tous les sentiments ressentis par cet homme réduit à l'état de légume à cause de la folie des hommes. On peut avoir quelque peine à entrer dans cette histoire qui part un peu dans tous les sens au début, mais très vite on se prend de pitié et de compassion et on ne peut plus lâcher plus ce bouquin atypique qui sonne comme un grand cri du cœur avec sa fin lyrique et pleine d'humanité. A lire absolument.

4,5/5

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22/10/2014

Le règne des Illuminati (Giacometti & Ravenne)

Le règne des Illuminati.jpgDe nos jours, à Paris, au siège de l’Unesco, l’abbé Emmanuel, grande figure de l’humanitaire, est abattu par un certain Damien Heller. En 1794, à Paris, après avoir inspiré puis soutenu la Révolution Française, les francs maçons se retrouvent interdits et persécutés. Un policier, Annibal Ferragus, est arrêté et condamné à mort pour avoir tenté de reconstituer une loge d ans une ancienne abbaye… Antoine Fargas, policier franc maçon, est contacté par Hélène Gardane, dite « la juge de fer », laquelle ayant d’abord conclu à la présence d’un tireur isolé dans l’attentat de l’Unesco, commence à avoir des doutes quand elle découvre qu’il a fait partie d’une obédience maçonnique éphémère et marginale, la « Loge du Grand Lunaire ».

« Le règne des Illuminatis » est un thriller historique à la Dan Brown ou à la Steve Berry, genre situé au croisement du roman noir, du polar et du roman historique. Il est construit en parallèle sur deux époques, aujourd’hui à Paris et aux Etats-Unis et sous la Convention vers la fin de la Terreur. Tous les ingrédients du genre y sont présents : rebondissements, énigme, symboles, accumulation de cadavres et scènes grand-guignolesques. Outre le fait que les deux auteurs, l’un journaliste (Giacometti) et l’autre « maître franc maçon » (Ravenne), s’ingénient au fil des pages à donner la meilleure image possible de leurs « frères » et à renvoyer aux catacombes de l’Histoire, les fameux « Illuminatis », les « Illuminés de Bavière » et leurs successeurs, ils nous infligent la lecture d’un long ouvrage (550 pages) plein de redîtes et de répétitions. Croient-ils le lecteur assez sot ou assez amnésique pour avoir oublié les péripéties de cette histoire et pour avoir besoin de perpétuels résumés des épisodes précédents ? Et le pire reste l’invraisemblance de toute cette histoire avec son dénouement aussi convenu que décevant. Et quelles privautés avec la réalité historique les auteurs se sont-ils permis ! Des énormités ! Mort sacrificielle du petit Dauphin Louis XVII, complot mené par Guillotin et Saint Just sans oublier une version assez ébouriffante de l’assassinat de J.F.Kennedy à Dallas. Autant de distorsions pour étayer une thèse conformiste à souhait ne peuvent qu’indisposer les amateurs d’Histoire tout comme les lecteurs de thrillers de qualité. A trop chercher la « Lumière », on ne trouve souvent que ténèbres…

3/5

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20/10/2014

L'oeuf de dragon (George R.R. Martin)

L'oeuf de dragon (G.R.R. Martin).jpgAprès des semaines de voyages à la petite semaine, Dunk, un chevalier errant bâti en colosse mais complètement désargenté et l'Oeuf, son jeune écuyer, de son véritable nom Aegon, de lignée royale, se retrouvent invités aux noces de Lord et Lady Beurpuits au château de Murs-Blancs, belle occasion pour eux de boire jusqu'à plus soif et de bien se remplir la panse. A l'issue du premier soir, le fringant Jehan le Ménétrier propose à Dunk de l'aider à parvenir au grade le plus élevé de la chevalerie, celui des porteurs de la cape blanche. Dunk se laisse tenter. Il devra participer le lendemain à un grand tournoi doté d'un prix fabuleux, un oeuf de dragon. Mais bien vite, il apparaît que ces festivités rassemblant le ban et l'arrière-ban de la chevalerie servent en réalité de prétexte à toutes sortes de complots et d'intrigues et que de grands évènements sont en préparation. Dunk et l'Oeuf parviendront-ils à tirer leur épingle du jeu ?

Situé dans la chronologie de la saga, quatre vingt dix ans avant les péripéties du « Trône de Fer », « L'oeuf du dragon » plonge immédiatement le lecteur dans le grand bain d'une oeuvre foisonnante, d'un monde complexe aussi violent que médiéval. Pas moins d'une quarantaine de personnages interviennent dans ce court épisode de 175 pages, enlevé, bien écrit et très agréable à lire. Une sorte de teaser qui donne envie de se plonger dans les quinze tomes d'une saga devenue référence cultissime et déjà adaptée en série télé.

4/5

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18/10/2014

Le retour du petit homme (Chapitre 2)

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16/10/2014

Les infirmières de la mort (Michaël Palmer)

Les infirmières de la mort.jpgSans espoir de rémission, une mourante supplie sa fille de mettre fin à son supplice en lui écrasant un oreiller sur le visage. Un peu plus tard, une infirmière blonde injecte une dose létale à un riche diabétique. Puis c'est le tour d'une patiente du docteur Huttner d'être confiée au docteur David Shelton et de mourir de manière étonnante, soulagée de la vie grâce à l'intervention de Christine, une infirmière qui ne supporte plus de la voir souffrir et qui a demandé conseil à une mystérieuse organisation « La Communauté de Vie », laquelle lui a fourni le poison. L'ennui, c'est qu'Huttner a des doutes et cherche à faire porter le chapeau à Shelton qui n'y est pour rien...

« Les infirmières de la mort » se présente comme un thriller de facture parfaitement classique avec une demi douzaine de crimes, une confrérie aussi mystérieuse que néfaste, un détective pointilleux, un tueur sans le moindre état d'âme et un couple improbable qui se forme contre vents et marées. Tous les ingrédients étant là, la sauce prend grâce à un rythme et un style de belle qualité. L'auteur aborde un thème brûlant, celui de l'aide à la mort dans la dignité, autrement dit l'euthanasie, sans tomber dans les habituels poncifs compassionnels chers au politiquement correct. Si les infirmières de base se transforment en donneuses de mort pour des raisons de pitié fraternelle, il n'en est pas de même pour les donneuses d'ordre de l'organisation dont les mobiles ne sont que tristement crapuleux et vénaux. Un très bon thriller qui permet un agréable moment de détente et rien de plus.

4/5

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14/10/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitre 5)

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12/10/2014

Voyages d'un simple marin (Roger Taylor)

Voyages d'un simple marin.jpgDans les années soixante dix, le jeune routard britannique Roger Taylor, après quelques voyages en Asie, se retrouve en Australie sans un sou en poche. Il se fait admettre dans l'équipage d'un trois mats de la marine en bois, l'Endeavour II, supposée réplique du bateau de James Cook. Au moment d'atteindre la Nouvelle Zélande, suite à une mauvaise observation des conditions météo de la part du capitaine, l'Endeavour se trouve pris dans une tempête tropicale qui le drosse à la côte sans possibilité d'échapper à son sort. Il échoue sur un banc de sable. L'équipage en réchappe de justesse alors que le trois mâts est finalement complètement déchiqueté. Taylor décide alors de ne plus jamais reprendre la mer autrement que seul et sur un petit bateau laissant le moins possible de prise au vent et aisément manoeuvrable par un solitaire. En trois ans, il construit de ses propres mains « Roc », un sloop de 19 pieds en ferro-ciment avec lequel il traversera la mer de Tasmanie. Puis il s'alignera à bord de « Mongming », un minuscule Caribee gréé en jonque et rendu insubmersible par ses soins, au « Jester Challenge », une traversée de l'Atlantique nord sans assistance.

Comme le titre l'indique, Taylor est un « simple marin », un navigateur de base, un monsieur tout le monde de la voile. Il est loin de pouvoir se targuer d'exploits prestigieux comme un Tabarly ou un Kersauson. Il n'utilise aucun moyen technique moderne et refuse jusqu'au moteur auxiliaire. Il n'a pas non plus le panache et les envolées lyriques d'un Bernard Moitessier ni la nonchalance hédoniste d'un Antoine. Ces deux là font rêver et suscitent (ou ont suscité) bien des vocations de navigateurs. Taylor est juste à l'opposé. Il ne cache rien des galères et des misères de la voile à l'ancienne. Son récit bien écrit quoi que très technique (autant dans le vocabulaire que dans la description des manoeuvres et des conditions météo) n'est qu'une longue suite de calmes plats, de vents contraires, de tempêtes terrifiantes, de grains glacés, de courants opposants et de jusants contrariants donnant l'impression d'une pénibilité permanente. Et que d'échecs ! Il arrive en Tasmanie bon dernier et plusieurs jours après la fin officielle de l'épreuve. A cause de l'annonce d'un cyclone sur les Caraïbes, il fait demi tour après avoir parcouru péniblement mille miles nautiques dans l'Atlantique nord pour rentrer piteusement au bercail, à Burnham on Crouch. La quatrième de couverture nous promet une bonne dose d'humour et « un rien d'auto dérision So British ». Le lecteur les a cherchés en vain. Ouvrage sympathique et agréable à lire néanmoins mais qui n'intéressera sans doute que les vrais fans de récits d'aventures au grand large.

4/5

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10/10/2014

De la brousse à la jungle (Général Bigeard)

De la brousse à la jungle (Bigeard).jpgPetite explication du titre : la brousse, ce sont tous les combats qu'a mené Bigeard tout au long de ses trente années de carrière et la jungle, cela représente les douze années de vie politique comme secrétaire d'état à la défense, président de la commission éponyme et député à l'Assemblée Nationale. L'auteur ne se cache pas pour écrire que la jungle où personne ne meure jamais, avec ses coups fourrés, ses petitesses, ses combats des chefs sans oublier toutes les « affaires » déjà peu ragoûtantes à l'époque est bien pire que la brousse où l'on se bat d'homme à homme, où l'on vit et où l'on meurt dans de sales guerres perdues d'avance (Indochine, Algérie) mais avec panache et pour l'honneur. Né à Toul en 1916, Bigeard combat dans les corps francs pendant la Seconde guerre mondiale. Prisonnier en 1940, il s'évade en 1941 et rejoint la France Libre. Volontaire parachutiste, il est largué en qualité de chef du département de l'Ariège qu'il libère en 1944. Il effectue ensuite trois longs séjours en Indochine qui s'achèvent à Dien Bien Phu où il est fait prisonnier et voit des milliers de ses camarades mourir de faim dans les monstrueux camps de concentration viet-minh. Il se retrouve ensuite en Algérie où il participe activement à la pacification. Il refuse de se joindre au fameux « quarteron de généraux factieux » par fidélité au général de Gaulle. Il poursuivra son action en Afrique noir et à Madagascar avant d'être appelé au gouvernement par Valéry Giscard d'Estaing en 1975 et de démarrer une belle carrière politique, sujet des trois quart du livre.

« De la brousse à la jungle » est le troisième témoignage du général Bigeard qui fait suite à « Pour une parcelle de gloire » et à « Aucune bête au monde », ouvrages consacrés aux opérations militaires auxquelles il participa. Pas de langue de bois dans ce texte, mais une grande franchise, une belle honnêteté et des convictions fortes. Mais quel intérêt trouver à la lecture d'un livre datant d'une vingtaine d'années ? Celui du recul historique tout simplement et le plaisir ou la tristesse de pouvoir faire toutes sortes de parallèles et de comparaisons avec ce que nous vivons aujourd'hui. Ainsi découvrira-t-on que bien des maux dont nous souffrons prennent leur source à cette époque-là. Déjà dans les années 80, le chômage grimpait, grimpait, la dette commençait à devenir ingérable, les délocalisations devenaient inquiétantes et le pays n'en pouvait plus de l'amateurisme et de la corruption de ses dirigeants... Nihil novi sub sole ! (Rien de nouveau sous le soleil)

4/5

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08/10/2014

Guide alimentaire frugivore (Patrice Robert & Sylvie Sauvé)

Guide alimentaire frugivore.jpgBien écrit, passionnant et exhaustif, ce petit guide représente une parfaite introduction à une alimentation saine car uniquement basée sur des éléments vivants, non cuits et non transformés, c'est à dire des fruits mûrs, des légumes, des graines et des noix. Les autres produits que nous consommons comme les protéines animales, les laitages et les céréales contenant du gluten sans parler de la bouffe industrielle, les sucreries, charcuteries, viennoiseries et autres sodas ne sont que des sources d'acidification et de troubles de tous ordres. A l'origine, la physiologie humaine n'a jamais été adaptée à ce type d'alimentation. Le lait est bon pour les veaux. Comme le grand singe, l'homme est frugivore et non carnivore. Il suffit d'examiner sa dentition et de comparer la forme et la longueur de ses intestins pour s'en persuader. Il est vaguement omnivore, mais tout autant que la vache qui peut absorber des farines animales et, à court ou moyen terme, être atteinte par la fameuse maladie de Kreutzfeld-Jacob, dite maladie de la vache folle. L'humain avec toute sa violence, ses rejets de l'autre et ses divers fanatismes religieux ou politiques n'est-il pas un peu dérangé lui aussi ? De là à penser qu'une alimentation inadéquate en serait l'origine, il n'y a qu'un pas à franchir...

Si vous avez envie de savoir comment regagner et conserver la bonne santé qui devrait être l'état habituel et naturel de l'être humain, il faut absolument lire ce livre (disponible gratuitement sur le site « Vivre cru ») ne serait-ce que pour se faire une idée sur la question avant de (peut-être) tenter l'expérience frugivore.

4,5/5

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06/10/2014

Et si on arrêtait un peu de manger... de temps en temps (Bernard Clavière)

Et si on arrêtait un peu de manger.jpgCet ouvrage bien écrit et agréable à lire est une très louable tentative de vulgarisation des bienfaits du jeûne thérapeutique. Bernard Clavière le présente comme « quelques réflexions sur le jeûne à l'usage des paresseux de la cuisine et autres rebelles de la dictature agro-industrielle médicale... et gastronomique (mais néanmoins épicuriens) et de ceux qui en ont assez de souffrir inutilement. » L'auteur a un véritable don pour synthétiser et clarifier des notions qui peuvent sembler compliquées voire absconses au commun des mortels souvent rebutés par les ouvrages de diététiques et toujours tentés de « manger un peu de tout... raisonnablement ». En réalité, nous n'en avons pas toujours conscience, mais, comme dirait Alain Souchon « On est foutus, on mange trop ! » ce qui est doublement injuste. Surabondance avec toutes les conséquences pathologiques que l'on connaît (obésité, maladies cardio-vasculaires, diabète, cholestérol, cancers et autres maladies de civilisation) dans les pays riches et famine et dénutrition dans les pays pauvres. Nous mourons de trop manger, souvent dans de grandes souffrances, alors que, par ailleurs cinq cent millions d'êtres humains se trouvent en permanence au seuil de la mort parce qu'ils n'ont pas, eux, assez à manger et quelque trente cinq millions d'autres succombent chaque année, dans la quasi-indifférence des nantis et des privilégiés que nous sommes.

L'auteur sait de quoi il parle. Tout ce qu'il avance est basé sur sa propre expérience et sur les recherche de nombreux médecins spécialistes de la réduction alimentaire ( la plupart du temps étrangers, russes, allemands, espagnols ou américains, les Français, bien que précurseurs dans ce domaine avec Carton et Berthollet entre autres sont beaucoup plus réticents). Lui-même, après une enfance marquée par de nombreux problèmes de santé, découvre toute l'efficacité et tous les bienfaits du jeûne à l'âge de 18 ans. Il décide alors de prendre sa santé en main et de ne plus jamais retourner se faire « soigner » par un médecin. Aujourd'hui, à près de 60 ans, il a encore le poids de ses 18 ans, il jouit d'une santé éclatante, pratique le sport de haut niveau et n'a jamais revu un médecin pour cause de maladie. Il pratique une hygiène de vie simple et efficace dont il souhaite faire profiter le plus grand nombre : il ne mange qu'une seule fois par jour et uniquement des aliments végétaux, vivants et variés (la règle des 3 V). Cet ouvrage fourmille de conseils pratiques et de références fort utiles du genre « Boire nos aliments et manger nos boissons » (importance d'une bonne mastication) ou « Ce que ne guérit pas le jeûne, rien ne pourra le guérir » sans oublier le fameux précepte d'Hippocrate : « Que l'aliment soit ton unique médicament. » Un livre essentiel à conseiller à tous ceux qui ne veulent pas mourir idiots et malades...

5/5

Citations : « Vous ne guérissez pas de vos maladies, ce sont vos maladies qui vous guérissent. »

(K.G.Jung)

« Attendre d'être malade pour se soigner, c'est attendre d'avoir soif pour creuser un puits. »

(Proverbe chinois)

« Toute innovation passe par trois stades : d'abord elle est ridiculisée ; ensuite elle est violemment combattue ; et finalement, elle est considérée comme ayant toujours été évidente. »

(Arthur Schopenhauer)

« Ne faîtes jamais rien contre votre conscience, même si l'Etat vous le demande. »

(Albert Einstein)

« Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis.)

(André Gide)

« Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome. »

(Albert Einstein)

« Un quart de ce que l'on mange nourrit le corps, le reste nourrit le médecin. »

(Inscription égyptienne, 3800 av. J.C.)

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04/10/2014

Nouveaux mystères et aventures (Conan Doyle)

Nouveaux mystères et aventures.jpgJohn Thurston, un jeune chimiste, invite un ami étudiant en médecine dans la propriété familiale de Dunkelwhaite dans le Yorkshire. Celui-ci fait la connaissance de Miss Warrender, une anglo-indienne fille du chef des Thugs, une tribu de cruels rebelles fanatiques et de Coppertone, le secrétaire de l'oncle Jérémy, vieux graphomane farfelu. Les rapports entre ces deux personnages semblent assez étranges... A l'Ecluse de Harvey, petite ville minière australienne, Abe Durton, un jeune et solide gaillard, s'est construit une petite cabane où il vit avec son ami et « patron ». Un jour, tous deux réussissent à stopper le cheval emballé de la jolie Miss Carrie. Pour le remercier, son père invite chez lui Abe lequel tombe très vite amoureux de la belle. Mais un rival et quelques collègues malicieux mettent au point une méchante blague pour le ridiculiser... En Afrique du Sud, ceux aventuriers, Tom Donahue, dit « Tom le chançard » et son ami Jack ont joué jusqu'à présent de malchance quand un jour, enfin, ils font une bizarre découverte... Revenu à la vie civile après quelques années dans l'armée pendant la guerre d'Afghanistan, Jack Hawthorne revient au pays où il retrouve ses deux amis, Bob et Nelly Montague. Nelly a grandi et est devenue une ravissante jeune femme que courtise déjà son cousin Salomon. La belle n'arrive pas à se décider entre ses deux prétendants...

Ce recueil de cinq nouvelles (ou plutôt « novelas », vu leur longueur proche d'un court roman) reste à cheval sur plusieurs registres : policier, aventure et mystère. Chaque histoire est fort bien écrite ce qui ne surprendra pas venant d'un maître comme Conan Doyle. Il ne faudra pas trop chercher de fantastique ni même de grande originalité mais plutôt une fine étude de sentiments, de belles descriptions de personnages intéressants et quelques histoires d'amour bien sentimentales comme on en écrivait à l'époque. Se déroulant dans tous les azimuts de l'Empire britannique, ces textes sont d'inégal intérêt. Le texte intitulé « Les os » sort du lot et mérite amplement le détour ne serait-ce que pour le magnifique personnage d'Abe Durton, ce colosse simplet au coeur d'or, qu'on croirait sorti d'un roman d'Hemingway ou de Steinbeck. Bien que marqué « vieilleries », ces textes n'ont pas pris une ride et se lisent toujours avec un très grand plaisir.

4/5

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02/10/2014

La ballade de Calamity Jane (Larry McMurtry)

La ballade de calamity Jane.jpgA Miles City (Montana), quelque part dans les grandes plaines de l'Ouest américain, le temps n'est plus à la grande ruée et aux sanglantes fusillades. Les guerres indiennes sont terminées depuis longtemps. Les trappeurs comme Bartle Bone et Jim Ragg se désolent car ils trouvent de moins en moins de castors. Les bisons ont presque tous disparu des vertes prairies et les chercheurs d'or ne trouvent plus la moindre pépite dans le sable des rivières. L'Ouest en est réduit à vivre sur son passé qui devient peu à peu légendaire surtout depuis qu'un certain William Cody, dit « Buffalo Bill »promène son incroyable cirque, le « Wild West Show », à travers tout le pays et rencontre un franc succès. Il prépare même une tournée en Angleterre qui devrait être triomphale. Dora, une agréable blonde dans la quarantaine, tient un hôtel de passe dans la ville. Elle y a recueilli Calamity Jane (de son véritable nom Martha Jane), une paumée aussi caractérielle qu'alcoolique qui s'habille en homme, vit comme un cow-boy, jure comme un charretier et commence à scandaliser les bourgeoises. Autour d'elles, transitent quelques autres personnages hauts en couleurs comme Annie Oakley, une championne de tir ou Pas-d'Oreilles, un vieux Sioux naïf et attachant.

« La ballade de Calamity Jane » est un joli roman un peu nostalgique et désenchanté sur le quotidien d'une brochette de petites gens pas très ordinaires mais plein d'humanité. Le lecteur ne devra y chercher ni le souffle de l'épopée des grands livres racontant la Conquête de l'Ouest ni l'esprit pionnier et aventurier des westerns des années cinquante mais plutôt une forme de blues et de compassion très réaliste, un regard tendre sur un rêve brisé, une époque révolue, une vie jadis exaltante tombée dans la banalité, la sécurité et une certaine forme d'ennui. Beaucoup de personnages et même de héros sont âgés, fatigués, usés. Les femmes n'ont que peu de perspectives dans cet environnement particulier : prostituées ou fermières se tuant au travail et mères de familles nombreuses risquant de mourir à chaque accouchement. Malgré les lettres qu'elle ne cesse d'envoyer à sa fille, Calamity Jane n'est pas tout à fait ce qu'elle fait croire qu'elle est et pas non plus vraiment le personnage principal de ce livre dont le titre original était « Buffalo Girls », c'est à dire « Les filles de Buffalo », ce qui avait le mérite d'être plus clair. Il n'en demeure pas moins que cet ouvrage très agréable à lire est passionnant et fort bien écrit, l'auteur ayant d'ailleurs obtenu un prix Pulitzer pour « Lonesome Dove ». Une référence.

4/5

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