18/09/2014

Cycle Beta (Frédéric Fabri)

Cycle Beta.jpgDans un futur très lointain, les Terriens ont peu à peu colonisés de nombreuses planètes dont certaines se trouvent à des distances phénoménales. Le progrès technologique permet aux vaisseaux spatiaux de se déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière. Pour réduire le temps des voyages hors du système solaire, il faut procéder à des désintégrations/réintégrations des astronautes. Une armée galactique veille à la sécurité de toutes les colonies... Au cours d'une opération de débarquement sur la planète B112, le jeune Reno, bidasse maladroit et timide, débusque Glyon et Alsyen, deux créatures venues de Myrna pour récupérer du Philloxène, une plante hallucinogène très recherchée. Presque par réflexe, Reno dégaine son « fracasseur », tue Glyon à l'allure de gros monstre à tentacule et neutralise Alsyen, gentil petit être rappelant un petit singe, qui sera embarqué dans le vaisseau spatial. Il ne sait pas qu'Alsyen est un être beaucoup plus avancé que lui-même...

Malgré son contexte ouvertement « science-fiction » à prétentions techniques (les descriptions de technologies, d'appareillages, d'armements ou de modes de déplacement futuristes sont aussi nombreuses que fantaisistes), « Cycle Beta » reste avant tout un roman sur les grandeurs et servitudes de la vie militaire. Ce premier tome d'une trilogie annoncée s'évertue à nous raconter dans tous les détails (entrainement, exercices divers, combats virtuels et même épreuves réelles) le parcours et la formation d'une jeune recrue des temps futurs. En dehors du décor SF/space-opéra, tout est pareil qu'aujourd'hui pour le bidasse lambda. Il crapahute, fait ses classes, patauge dans la jungle, trimballe son barda et se sustente de rations peu appétissantes... L'auteur, ancien militaire lui-même, semble avoir largement puisé dans son expérience personnelle. Tout cela sent bon le vécu. L'ennui, c'est que l'intrigue laisse plutôt à désirer. Il ne se passe pas grand chose de bien palpitant dans cette histoire. Ca manque d'originalité, de rythme et de suspens. Les relations entre Reno et sa mascotte sont assez médiocrement exploitées tout comme l'idylle quasi platonique qu'il commence à nouer avec Élisa, une jeune soldate. Si on y ajoute un certain nombre de coquilles, d'erreurs lexicales, une conjugaison approximative et des tournures de phrases parfois maladroites, la lecture d'abord laborieuse finit même par devenir carrément pénible. C'est un peu dommage, mais vouloir rivaliser avec Orson Scott Card (Cycle Beta fait immédiatement penser à « La stratégie Ender ») demande tant de talent et de génie que cela reste hors de portée de la plupart. Les connaisseurs de ce genre littéraire pourront donc s'éviter la fatigue et la déception d'un pédalage sur ce Cycle...

2,5/5

08:42 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.