30/06/2014

La révolution d'un seul brin de paille (Masanobu Fukuoka)

La révolution d'un seul brin de paille.jpgIl suffit de lire le sous-titre « Une introduction à l'agriculture sauvage » pour se faire une idée du propos de ce livre. L'agriculture industrialisée moderne avec machines, engrais, pesticides, insecticides, intrants divers et OGM mène l'humanité dans une impasse. Ni le producteur, ni le consommateur n'en tirent vraiment profit. Seuls les commerçants, les semenciers, les industriels de la chimie et autres constructeurs de machines agricoles sont gagnants alors que notre santé se dégrade et que le problème de la faim dans le monde, loin d'être résolu, risque encore de s'aggraver. Et là, Fukuoka, avec ses méthodes révolutionnaires de culture, pourrait bien détenir la solution. Depuis des dizaines d'années, il ne laboure plus, sème à tous vents, se contente de récolter le riz puis de resemer des céréales locales d'hiver en laissant la paille sur le sol. Tout repose sur le respect et l'imitation de la nature. Fukuoka n'utilise aucun engrais si ce n'est quelques fientes de ses poules et obtient des rendements équivalents aux meilleurs de l'agriculture moderne, mais sans épuiser la terre et en la rendant d'années en années de plus en plus fertile. En fait, il prône un retour au traditionnel, aux méthodes d'avant les machines, et même d'avant la traction animale. Pour lui, il suffit d'observer la nature, d'être moins intrusif et de toujours lui restituer tout ce qu'on lui prend. Toujours rejeté, méprisé ou moqué par l'institution, il a fait pourtant de nombreux adeptes. Des étudiants du monde entier viennent en stage sur sa ferme pour observer cette révolution tranquille et apprendre pour reproduire chez eux. Il fut l'inspirateur de la permaculture, technique qui rencontre de plus en plus d'écho dans le monde.

Qui veut s'informer sur cette agriculture « sauvage » doit lire ce livre finalement assez peu technique et en forme de témoignage touchant et poétique. Le message de paix et de respect de Fukuoka est aussi touchant que passionnant. Il nous fait toucher du doigt combien nous nous sommes éloignés de la nature et combien il est temps de s'en rapprocher. Produire sain, savoureux et local. Tout un programme... Magnifique objectif peut-être moins difficile à atteindre qu'on croît. Il suffit sans doute d'une bonne poignée de paille et d'un soupçon de bon sens.

5/5

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28/06/2014

Le jardinier-maraîcher (Jean-Martin Fortier)

Le jardinier-maraîcher.jpgJean-Martin Fortier et sa compagne Maude-Hélène Desroches ont fondé « Les jardins de la Grelinette » à Saint Amand, en Estrie (Québec), une microferme de moins d'un hectare qui est considérée comme un modèle de maraîchage biologique. Avec si peu de terrain et des conditions météos souvent difficiles, il parvient à produire suffisamment de légumes pour approvisionner deux cents familles, vivre de ses productions et même salarier un employé. Il fonctionne dans un système voisin des AMAP et pratique une agriculture respectueuse de l'environnement, s'inspirant de la permaculture et d'autres techniques naturelles mais en restant conscients de certaines limites. Ainsi ce qui est supportable (fruits ou légumes tachés, mal formés, biscornus) dans le jardinage familial ne l'est pas dans la vente aux particuliers et oblige à certains compromis. Et là se trouve la grande différence entre jardinage et maraîchage. Ce livre permet d'en mesurer toutes les joies et toutes les difficultés. De manière particulièrement concrète, l'auteur présente tous les aspects techniques et même financiers de ce genre d'entreprise, depuis l'étude de sol de départ jusqu'aux investissements, matériel et constructions indispensables en passant par les plannings de rotation de cultures et mille autres choses qui permettent de passer de l'amateurisme et le professionnalisme.

Si les puristes pourront reprocher certaines « adaptations » dans les méthodes de culture, les autres lui seront reconnaissants d'avoir très honnêtement mis cartes sur table et pourront plus facilement envisager leur reconversion en maraîchage biologique. Ils comprendront que ce n'est pas si simple et si merveilleux qu'ils se l'étaient peut-être imaginé. Cultiver des légumes et en vivre correctement est un vrai métier à plein temps qui ne supporte pas l'à peu près semble-t-il. Ce livre contrairement à tant d'autres, trop optimistes ou trop ésotériques, permettra aux postulants et aux passionnés de culture propre et saine de se faire une idée réaliste des choses. A noter également, une présentation soignée avec des tableaux de toutes sortes et de magnifiques illustrations de Marie Bilodeau.

4/5

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26/06/2014

Les cavaliers afghans (Louis Meunier)

Les cavaliers afghans.jpgEn 2002, enthousiasmé par la lecture des « Cavaliers » de Joseph Kessel, le jeune Louis Meunier, frais émoulu d'une grande école de commerce, décide de partir à l'aventure en Afghanistan plutôt que de se lancer dans le monde impitoyable des affaires. Employé par une ONG, il commence à découvrir le pays à Kaboul puis à Maïmaya, tout au nord du pays, aux confins du Turkménistan. Il est ébloui par la beauté des paysages et saisi par la dignité farouche de ses habitants. Il découvre un jeu (ou un sport équestre) ancestral, le « buzkashi », sorte de tournoi dans lequel s'affrontent des cavaliers qui doivent s'emparer d'une carcasse de veau bourrée de sable pour aller la jeter dans un « cercle de justice » et marquer le point. Tous les coups, même les plus rudes et les moins fair-play, sont autorisés. Les parties sont d'une violence et d'une sauvagerie si envoutantes que Louis Meunier n'aura de cesse de vouloir être le premier européen apte à y participer quel qu'en soit le prix à payer.

Témoignage aussi surprenant que saisissant, « Les cavaliers afghans » ne peuvent pas laisser indifférent tant y souffle un grand vent de passion et de liberté. Il nous fait partager, au fil de voyages et de périples mémorables en des lieux où aucun touriste ne se risque (et pour cause !), toutes ses découvertes dans un pays à la fois conforme aux clichés véhiculés par les médias (talibans, drogue, burka et guerres tribales) et également fort différent (mentalité aussi moyenâgeuse que chevaleresque, accueil de l'étranger mais aussi loi du plus fort et esprit clanique n'admettant aucune influence venue d'ailleurs). Jamais colonisé, l'Afghan est resté un peuple fier et intransigeant sur ses moeurs et ses valeurs. Au fil de pages qui se dévorent comme celle d'un excellent roman (et même mieux car tout ce qui est raconté est authentique), le lecteur découvrira qu'avec le temps et la dégradation des rapports entre les locaux et les occidentaux (américains principalement), le coup de foudre pour ce pays attachant puis la belle histoire d'amour équestre et humaine va malheureusement se déliter avant de devenir de moins en moins possible. Accueillis comme des libérateurs, les Occidentaux sont lentement passés au statut d'occupants avec le rejet et la résistance qui l'accompagne, ce qui désole Meunier bien évidemment... Un magnifique livre à lire absolument si l'on veut en savoir un peu plus sur l'Afghanistan et sur une discipline qui n'a rien à voir avec le concours complet ou avec le Derby d'Epsom...

4,5/5

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24/06/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitre 1)

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22/06/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 3/ 5ème partie)

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20/06/2014

Le secret des rois (Steve Berry)

Le secret des rois.jpgDe nos jours, Cotton Malone espion devenu libraire, en transit à Londres en compagnie de son fils Gary, se retrouve mêlé de près à une étrange affaire impliquant la CIA et le MI6 britannique. Une mystérieuse organisation vient de profaner le tombeau du roi Henri VIII dans la crypte de la chapelle royale du château de Windsor. Divers documents historiques ont été volés. Apparemment tout le monde cherche à percer le secret des Tudor. Au même moment, le gouvernement écossais s'apprête à libérer le terroriste lybien responsable de l'attentat de Lockerbie. L'homme souffrirait d'un cancer en phase terminale. Mais les américains soupçonnent d'autres raisons moins humanitaires.

En 1547, au Palais de Whitehall, Henri VIII, sentant sa mort prochaine, convoque à son chevet sa dernière épouse et lui confie son fameux secret...

Une fois de plus (nous en sommes au onzième roman publié en France), Steve Berry, le plus sérieux concurrent de l'inénarrable Dan Brown nous délivre un thriller historico-politique sur fond d'élucubrations remontant au règne d'Henri VIII, le monarque aux six épouses, responsable du schisme anglican et de la spoliation des biens de l'église catholique. La plus énorme révélation, basée sur une légende rapportée par un certain Bram Stocker, concerne Elisabeth Ière, dernière reine de la dynastie Tudor, qui mourut sans descendance, ayant toujours refusé de se marier. Tous les ingrédients du genre sont présents : action, suspens, mystère et rebondissements, mais la mayonnaise ne prend plus très bien. Le lecteur se lasse de toutes ces poursuites dans Londres, de ces hécatombes (sept morts quand même) de comparses alors que les héros passent systématiquement à travers balles et explosions. Assez vite une certaine lassitude se fait sentir. On notera cependant au dernier chapitre, l'habituel exercice de décryptage dans lequel, très honnêtement, Steve Berry démêle le vrai du faux, l'historique du romanesque. Bien que présenté comme « fabuleux », « thriller palpitant » et autre « thriller vif et saisissant », cet opus n'est quand même pas le meilleur de l'auteur.

3,5/5

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17/06/2014

Face à eux (Jason Mott)

Face à eux.jpgA Arcadia, petite ville du Sud des Etats-Unis, deux septuagénaires, Harold et Lucille Hargrave, vivent une retraite mélancolique, l'un se réconfortant dans la fumée de ses chères cigarettes et l'autre dans les consolations de la religion. Leur vie a été cruellement marquée par la disparition de Jason, leur fils unique, noyé à l'âge de huit ans. Et voilà qu'un petit garçon du même âge vient sonner à leur porte. C'est le portrait craché de leur fils. Serait-il revenu de l'au-delà ? Les Hargrave le recueillent immédiatement. L'ennui c'est qu'un peu partout dans le pays et dans le monde d'autres revenants apparaissent un peu partout. Les gouvernements n'ont rien d'autre à proposer que des réponses brutales et totalitaires. Il s'agit d'endiguer le phénomène, de le cacher en enfermant ces êtres dans des camps de plus en plus importants...

Sur un thème classique mais particulièrement porteur, le retour sur terre des défunts, « Face à eux » développe une histoire sentimentale, intimiste et finalement assez peu fantastique. Quelques autres exemples de retours sont traités de façon rapide et subreptice, comme des pauses entre deux chapitres, sans suivi ni exploitation particulière, ce qui est un peu dommage et empêche de sortir du drame familial, et finalement du roman sentimental. L'intrigue est simple pour ne pas dire simpliste et traitée sans grand rythme ni rebondissement, excepté la fin qui sauve un peu un ensemble qui n'a pas grand chose à voir avec « Word war Z » ou « La nuit des morts vivants ». Dans une note de fin, l'auteur avoue lui-même s'être inspiré d'un rêve de sa maman décédée. Quand on sait que Mosaïc est un département des éditions Harlequin, on comprend mieux pourquoi ce fantastique a été autant baptisé à l'eau de rose.

3/5

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15/06/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 3/ 4ème partie)

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13/06/2014

Les chérubins électriques (Guillaume Serp)

Les chérubins électriques.jpgDans les années 80, à Paris, quelques jeunes fils et filles de famille traînent leur ennui, vont, viennent, se cherchent et ne se trouvent pas forcément. Il y a Philippe, dit Rodney ou Phoebus, qui se rêve une vie de chanteur punk et d'écrivain, ses copines et petites amies Cassandre, de son vrai nom Valérie, Ancilla, Déliciosa et ses copains Alexandre, X1 et X2, guitariste, bassiste et batteur avec lesquels il monte le groupe « Philippe et les chics types ». Les nuits de tout ce petit monde sont toujours marquées de sexe, drogues et rock n'roll. Tous les excès sont permis même la conduite alcoolisée et à tombeau ouvert d'un bolide dans les rues de la capitale.

Publié pour la première fois en 1983, « Les Chérubins électriques » trace le portrait cynique et désolé d'une jeunesse dorée se cherchant dans les chimères habituelles d'années d'apprentissage de plus en plus glauques et de moins en moins naïves. Quel intérêt de rééditer ce texte qui n'a pas très bien vieilli ? L'auteur est décédé d'un excès d'alcool et de médicaments. Nul doute que tous les protagonistes si rebelles sont devenus « flics ou fonctionnaires » et que plusieurs autres « nouvelles générations » ont renvoyés « punks et punkettes » au rayon des antiquités du Musée Grévin pas très loin des hippies, rockers et autres apaches. D'un point de vue purement littéraire, on notera une absence d'intrigue, des personnages pas vraiment attachants et un style nébuleux et très approximatif présenté, sur la quatrième de couverture, comme protéiforme ondulant « entre classicisme, psychédélisme et une sécheresse électrique annonçant un certain Bret Easton Ellis ! » Rien que cela incite fortement à lire le bouquin et à très vite rager de découvrir qu'on s'est fait rouler (une fois de plus) par de la publicité mensongère...

2,5/5

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11/06/2014

Le Monarque / Tome 1 (Julien Cabanel)

Le monarque.jpgDans un futur relativement lointain, le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources et les rejets polluants ont rendu la vie pratiquement impossible sur la Terre dans des conditions normales. Les humains en sont réduits à se réfugier dans des villes gigantesques au milieu de zones protégées par des dômes. Suite à un accident biologique, un étudiant soupçonné d'être un des vecteurs de propagation d'un virus mortel est placé en quarantaine dans un stade en compagnie d'un grand nombre d'autres suspects avant de se retrouver abandonné hors de la zone de sécurité dans des territoires laissés à l'abandon. Le jeune Ethan se révèle vite comme le chercheur le plus performant du groupe alors que Pitt, venu du milieu médical, cherche un traitement pour juguler l'épidémie. Il se retrouve tout de suite dans le rôle du leader de la petite communauté qui commence à très bien s'organiser dans les souterrains de l'Université de la ville Prague complètement déserte.

Plus roman d'anticipation que de pure science-fiction, « Le Monarque » nous projette dans un monde qui, en dehors de quelques découvertes scientifiques improbables mais bienvenues comme la création de nourriture à partir de rien ou l'exploitation d'une énergie inépuisable grâce au « terradium », un élément chimique miraculeux, ressemble quand même étrangement au nôtre. L'intrigue repose sur un schéma simple et maintes fois utilisé : une vie en vase clos sous un champ de forces pour se protéger d'un monde hostile et des exclus, rejetés dans les ténèbres extérieures qui profitent d'un matériel abandonné depuis des dizaines d'années. Le lecteur est d'ailleurs émerveillé de s'apercevoir que non seulement tous ces appareils fonctionnent encore à merveille mais qu'en plus, les exilés en profitent pour réaliser de véritables exploits techniques... On pourrait accepter facilement ce manque d'originalité et ces facilités s'ils étaient compensés par une description poussée de la réalité de ce monde post-apocalyptique, par la présence de personnages intéressants et pétris d'humanité et par des péripéties et autres rebondissements allant au-delà d'une série de combats, batailles et embuscades. Un dernier mot sur la fin qui tombe comme un couperet et qu'on dirait tranchée à la hache ou taillée au sécateur. Le récit s'interrompt brusquement en plein milieu d'une bataille rangée entre machines de guerre. Cela laisse une impression d'inachevé même si c'est le début d'une saga.

3/5

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09/06/2014

Benoît Le Borgne, maharadjah (Ghislaine Schoeller)

Benoît le borgne.jpgBenoît Leborgne, plus connu sous le nom de comte de Boigne ou encore général-comte de Boigne, né le 24 mars 1751 à Chambéry et mort dans la même ville, le 21 juin 1830, est un aventurier savoyard qui fit fortune aux Indes. Il fut également nommé président du Conseil général du département du Mont-Blanc par l'empereur Napoléon Ier. Fils d'un commerçant pelletier bien établi, il fit une carrière militaire dans diverses armées. Formé au sein de régiments européens, il rencontra le succès en Inde en se mettant au service de Mahâdâjî Sindhia, qui régnait sur l'empire marathe. Celui-ci lui confia la création et l'organisation d'une armée. Devenu général, il entraîna et commanda une force de près de cent mille hommes organisée sur le modèle européen qui permit à la Confédération marathe de dominer l'Inde du nord et de rester le dernier État autochtone de l'Hindoustan à résister aux Anglais. Parallèlement au métier des armes, Benoît de Boigne exerça également des activités commerciales et administratives. Il fut, entre autres, titulaire d'un jaghir. Après une vie mouvementée, Benoît de Boigne revint en Europe, d'abord en Angleterre, où il se remaria avec une émigrée française après avoir répudié sa première épouse d'origine persane, puis en France, à Paris durant le Consulat, et enfin en Savoie, sa terre d'origine.

L'ouvrage de Ghislaine Schoeller, se présente comme un roman est très fidèle à la réalité de ce destin exceptionnel, à cette vie aventureuse sur ce sous-continent ravagé par les luttes de pouvoir et les guerres, dans une époque où les soldats de fortune, pourvu qu'ils soient dotés d'intelligence et de courage, pouvaient se bâtir un petit empire à la pointe de l'épée et surtout à grands coups de canon. Il n'en est pas tout à fait de même avec les amours du personnages. Il se maria en Inde avec une dénommée Nour qu'on ne retrouve pas sous ce nom dans l'histoire. De même, l'auteure lui prête bon nombre d'autres conquêtes féminines ainsi qu'un mariage raté en fin de vie avec Adèle, une très jeune aristocrate issue d'une famille désargentée. Tout le livre est surtout axé sur les innombrables batailles et sur la vie sentimentale compliquée du héros. Peu de mise en relief du contexte politique de l'époque et du travail de sape des Britanniques pour nous évincer de l'Inde, très peu sur son mariage avec Adèle et rien du tout sur ses oeuvres de bienfaisance à Chambéry. Nous n'avons donc pas affaire à une véritable biographie, bien que presque tout soit étayé par une documentation sérieuse, mais à un simple roman dans la mesure où l'accent est mis sur certains aspects du personnage. Livre intéressant, mais d'une lecture un tantinet laborieuse.

3/5

08:50 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/06/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 3/ 3ème partie)

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05/06/2014

Le fabuleux secret de l'alchimiste (Gilbert Prouteau)

Le fabuleux secret de l'alchimiste.jpgDe nos jours, à Paris, un très vieil homme se présente chez Maître Raymond Belin, avocat d'Assises. Il dit s'appeler Nicolas Flamel et vouloir, à près de six siècles de distance, rétablir la vérité sur ce qu'on a raconté sur lui dans des centaines de livres, tous plus remplis d'erreurs les uns que les autres. Prophète ou imposteur, Flamel, l'alchimiste capable de transformer le plomb en or et de découvrir la pierre philosophale ou l'élixir de longue vie, va tenter de répondre à toutes les questions le concernant en reprenant le problème à la source, c'est à dire ses propres textes, livres et déclarations.

Dans cet ouvrage qui n'est ni une biographie ni un roman, Gilbert Prouteau prend le parti d'écrire sous la dictée de Nicolas Flamel, procédé littéraire habile et tout à fait capable de séduire la grande majorité des lecteurs. Bien entendu, il ne convaincra ni les rationalistes ni les cartésiens, même s'il convoque Helvétius, Leibniz et Spinoza pour étayer ses thèses... Plus troublants sont les liens qu'il réussit à établir entre la démarche du faiseur d'or et les découvertes de Pierre et Curie Curie. La découverte du radium et la fabrication de la bombe atomique ne seraient qu'un nouvel et monstrueux vol du feu de Dieu qui, d'ailleurs ne serait pas le premier. On notera également la participation sans doute involontaire d'Edmond Rostand, d'Henri Laborit et de quelques autres. Un ouvrage de vulgarisation, facile à lire, qui passionnera certainement quiconque cherche à explorer les arcanes de l'hermétisme qui ne serait qu'une science conscientisée et interdite au vulgaire, ce qui aurait longtemps mis l'humanité à l'abri d'expériences d'apprentis-sorciers.

3,5/5

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03/06/2014

Le système de guérison du régime sans mucus (Arnold Ehret)

Le système de guérison (Ehret).jpgSous-titré « La méthode scientifique pour croquer la santé à pleines dents », cette nouvelle édition d'un ouvrage datant du début de l'autre siècle contient l'intégralité de l'oeuvre originale, elle-même présentée sous forme d'un cours en 25 leçons données par Ehret à ses étudiants, le tout complété par une introduction du docteur Benedict Lust et par une très intéressante biographie de l'inventeur d'une méthode de guérison révolutionnaire pour l'époque. A l'âge de 31 ans, Ehret fut déclaré incurable car atteint d'une maladie rénale, le mal de Bright. Il essaya de se soigner par de nombreuses cures, traitements et autres thérapies sans jamais obtenir le moindre soulagement. Il reprit ses études et s'intéressa particulièrement à la diététique en partant du principe que nous étions ce que nous mangions et que tous nos maux venaient d'une nourriture inadaptée et encrassante. Le végétarisme, le végétalisme, le crudivorisme et finalement un régime à base de fruits frais (cure de raisin ou autre) lui permirent d'approcher d'une guérison qu'il rendit totale et irréversible par de longues séquences de jeûne.

Selon Ehret, il ne suffit pas de se nourrir de fruits et de légumes crus (nourriture idéale préconisée par les pythagoriciens, les esséniens et clairement prônée par la Bible), encore faut-il procéder à un grand nettoyage des déchets accumulés depuis des années dans le corps et particulièrement dans le tube digestif, d'où l'importance des phases de jeunes, des lavements et des bains de soleil, d'air et d'eau. Très clairement expliquée et très simple d'accès, cette méthode peut représenter une des pierres angulaires de la naturopathie (le terme n'existait même pas à l'époque) et se placer au niveau des ouvrages d'autres précurseurs comme les docteurs Shelton, Carton voire Dextreit dans une moindre mesure. Des personnes ayant à long terme expérimenté ces procédés ont vu leur obésité et leurs maux disparaître, leur santé s'améliorer et leurs performances physiques se retrouver décuplées. Un ouvrage important écrit par un précurseur qui va bien au-delà du régime de l'été cher à nos magazines féminins.

4,5/5

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01/06/2014

Maigrir vite et bien (Dr Jacques Fricker)

Maigrir vite et bien.jpgA l'approche des beaux jours, qui n'a envie d'apparaître à son avantage sur la plage, qui ne souhaite disposer d'une silhouette plus élégante, plus gracieuse ? Pour y parvenir, nombreux sont les régimes qui font les choux gras des magazines quelques mois avant l'été. Tous plus ou moins efficaces, plus ou moins farfelus, plus ou moins dangereux. Dans un esprit plus modéré, plus responsable et plus scientifique, le docteur Jacques Fricker, qui travailla dix ans dans l'unité de l'INSERM dirigée par le professeur Marian Apfelbaum dont les travaux inspirèrent les Dukan et autres Cohen, nous propose une méthode pour maigrir rapidement et surtout bien, c'est à dire sans prendre de risque pour sa santé. La maxime bien connue : « Que l'aliment soit ton seul médicament » se vérifie dans ce régime simple à mettre en pratique. Il s'agit de commencer par un régime à grande vitesse à base de viande, de poisson et de légumes avec une petite quantité de matières grasses (une cuiller à café maximum), des laitages (en l'occurrence des yaourts à 0%) et un seul et unique fruit comme dessert. Il faudra bannir le pain, le beurre, la confiture et bien sûr les viennoiseries du petit déjeuner et les remplacer par des protéines et des laitages maigres dès le réveil. Il faudra garder trois repas par jour. Il sera possible de le faire durer jusqu'à huit semaines sans risquer les problèmes rénaux ou la fonte musculaire. En un mois, la perte de poids pourra aller de 5 à 7 kg pour une femme et de 6 à 9 kg pour un homme. L'après régime, c'est à dire le rythme de croisière verra réintroduire les céréales avec une part égale ou supérieure de légumes, un fruit en dessert tout en excluant les sucres, sodas et graisses diverses et variées.

Un livre clair, précis, bien documenté et très convaincant qui passe en revue également les méfaits des jeunes, diètes protéiques et autres régimes yoyo qui font tant de ravages et obtiennent sur le long terme un effet inverse à celui recherché. Le docteur Fricker présente également les avantages et les inconvénients de la pose d'anneaux gastriques ou de by-pass, chirurgie réservée aux personnes en véritable sur-poids. Dans ce livre fort intéressant, le lecteur trouvera un tableau d'indice de masse corporel permettant de se situer par rapport au poids idéal en fonction de sa taille ainsi que de nombreuses recettes de cuisine pour pratiquer agréablement une méthode qui permet de manger de vrais aliments (et non d'horribles poudres...), de partagez de vrais repas avec ses proches, de changer en douceur ses habitudes de vie, de gérer les moments difficiles et de stabiliser son poids une fois l'objectif atteint. Nul doute qu'un tel ouvrage ne donne envie de s'y mettre sans plus attendre...

4/5

09:25 Écrit par CCRIDER dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |