30/05/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 3/2ème partie)

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28/05/2014

Les Français, mode d'emploi (Jean Amadou)

Les Français mode d'emploi.jpgA Paris, Robert Stilvens, attaché d'ambassade américain, demande à rencontrer Jean Amadou pour qu'il l'aide à décrypter le comportement, les habitudes et les réflexes des Français qui lui semblent paradoxaux. Le chansonnier accepte à condition qu'ils se rencontrent dans ses diverses « cantines », de bons restaurants, devant quelques spécialités culinaires bien de chez nous. Ainsi l'Américain découvrira-t-il l'andouillette et le roquefort ainsi que la description de toutes sortes d'étrangetés assez uniques régnant dans le « plus beau pays du monde » lequel est habité comme chacun sait par le peuple « le plus spirituel de la terre ». A ce propos, Amadou dit de Voltaire et de De Gaulle : « Ces hommes ont eu une influence néfaste. Le premier nous a dit que nous étions le peuple le plus intelligent de la planète ; le second nous a dit que nous étions encore une grande puissance. Et nous les avons crus. » En fait, les Français sont un peuple sceptique, riche de son patrimoine, rempli d'esprit de contradiction, champion de la revendication et de la grève avec des services publics que le monde entier leur envie tellement qu'il prend tout son temps pour prendre modèle sur eux...

« Il est sans doute le seul sur terre à se vanter de ses défauts, proclamant haut et fort avant que les autres le lui reprochent, qu'il est le plus difficile à saisir, le plus délicat à comprendre et le plus impossible à gouverner », note l'humoriste qui aime bien et châtie bien ! Moraliste un tantinet anar, philosophe détaché, penseur taquin, Jean Amadou profite de ce livre et de ce cadre déjà largement utilisé par Ted Stanger (« Sacrés Français ») pour nous livrer sa vision des travers et faiblesses de nos compatriotes qui, étrangement, se sont trouvés, tout au long d'une très longue histoire, face à toutes sortes d'experts qui se sont toujours trompés, de prévisionnistes si nuls qu'ils prévoient le contraire de ce qui arrive ou de généraux si sots qu'ils sont incapables d'évaluer correctement les potentialités des nouveautés comme un certain Foch qui voyait dans les avions « de beaux jouets à l'efficacité militaire nulle » ou comme Pétain qui pensait que les tanks étaient d'une « inaptitude flagrante aux combats qui nous attendent. » Un bouquin amusant, tonique, sympathique, roboratif et réconfortant. Une charmante et indulgente description de cet esprit français qui est fait d'humour, de bon sens, de fronde et de regard critique ou décalé proposée par un humaniste de talent. On conseille vivement car il est toujours bon de rire de soi-même.

4/5

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26/05/2014

Detroit (Arthur Hailey)

Detroit 2.jpgA Detroit, Emerson Vale, un journaliste de renom, accuse les constructeurs automobiles de tout faire pour empêcher l'arrivée sur le marché des voitures propres (à propulsion électrique ou à vapeur) et d'en rester aux véhicules polluants pour des raisons bassement mercantiles. Les responsables des trois majors, General Motors, Ford et Chrysler, n'apprécient pas d'être ainsi dénoncés dans les medias. Matt Zaleski, ancien pilote et héros de l'US Air Force pendant la Seconde Guerre Mondiale, maintenant sous-directeur, doit intervenir sur une chaîne de montage au bord du débrayage suite à un incident dû au racisme ordinaire et quotidien. Adam Trenton, le directeur des services de recherche, est si occupé par le lancement de l'Orion, le tout nouveau modèle, qu'il en néglige sa femme Erica, laquelle ne tarde pas à aller voir ailleurs...

« Detroit » est un roman réaliste et social sur le monde de l'automobile analysé dans la capitale de son empire, son lieu le plus mythique et le plus emblématique, surnommé d'ailleurs « Motor City ». En apparence, tout semble imaginaire et romancé, mais pourtant tout est vraisemblable et même solidement basé sur une enquête d'investigation quasiment journalistique. Le résultat donne un livre foisonnant, plein de personnages hauts en couleur et bien pétris d'humanité. Il s'en passe des choses bizarres à tous les niveaux de cette pyramide ! Depuis le sommet, avec ses dirigeants qui, du haut de leurs luxueux bureaux, prennent des décisions capitales et engagent des sommes si énormes « qu'on joue plus gros jeu à Detroit qu'à Las Vegas », jusqu'à la base où l'on embauche d'anciens taulards fort peu fiables pour travailler sur des chaînes inhumaines et abrutissantes en passant par toutes les strates intermédiaires, celle des concessionnaires, véritables margoulins qui arrivent à rouler le client tout autant que le constructeur ou celle des sous-traitants pris entre le marteau et l'enclume. Avec en toile de fond, les problèmes de racisme, les adultères de luxe, les femmes richement entretenues, sans oublier le plus terrible et le plus insupportable, le fardeau de l'omniprésente mafia qui règne par la terreur, l'appât du gain ou la corruption et qui organise les jeux, le trafic de drogue et jusqu'au pillage systématique des stocks de pièces détachées du constructeur. Tous les aspects et tous les problèmes de cet univers très particulier sont traités avec finesse, intelligence et sans la moindre complaisance. Du roman-vérité de grande qualité tel celui pratiqué par un certain Tom Wolfe et d'un niveau stylistique équivalent, c'est dire ! La traduction de Max Roth est impeccable. Ce livre qui, bien que paru en 1972, n'a pas pris une seule ride, apprendra bien des choses à qui veut en savoir un peu plus sur la vie dans ce milieu très particulier.

4,5/5

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24/05/2014

Fiorinda la belle (Michel Zévaco)

Florinda la belle.jpgLe jeune Vicomte de Ferrière, ami et défenseur du Comte de Louvre (pseudonyme du très jeune François II) est tombé éperdument amoureux de Fiorinda, la belle gitane diseuse de bonne aventure rencontrée dans le premier tome (« Le Pré aux Clercs »). Il veut à tout prix la revoir. La maison qu'elle habitait n'est plus qu'un amas de décombres fumants. Il finit par la retrouver au détour d'une rue. Il lui déclare sa flamme et la demande en mariage. Presque aussitôt, elle est enlevée par l'horrible Rospignac, âme damnée de Catherine de Médicis...

Toujours dans le style « cape et épée » feuilletonnesque, mais avec une nuance plus sentimentale et plus politique que le tome précédent, « Fiorinda la belle » permet de connaître le dénouement des aventures du vaillant et imbattable Beaurevers, de la charmante et fragile Fiorinda et de Ferrière, son amoureux transi. On passera sur le côté fleur bleue qui date un peu et semble même désuet de nos jours pour apprécier le contexte historique plus travaillé dans cette suite : importance du rôle des Guise dans les prémisses des guerres de religion qui se profilent à l'horizon, attitude machiavélique de Catherine de Médicis, sans doute caricaturée à dessein par l'auteur et intervention de Nostradamus dans le rôle du père du Vicomte. Dans ce bon roman de détente et divertissement qui se lit aussi facilement et agréablement qu'un roman de gare, il ne faudra pas se montrer trop exigeant sur la vérité historique et ne pas s'attarder sur les effets convenus d'une intrigue pleine de rebondissements assez téléphonés. Un honnête Zévaco, mais pas vraiment le meilleur. Pour les inconditionnels du genre.

3,5/5

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22/05/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 3/1ère partie)

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20/05/2014

Le Pré aux Clercs (Michel Zévaco)

Pré aux clercs.jpgDans une taverne parisienne un peu louche se retrouvent attablés le Vicomte de Ferrière et cinq de ses compagnons qui, ayant beaucoup trop abusé de la boisson, s'en prennent à Fiorinda, une jolie fille des rues qui exerce la profession de diseuse de bonne aventure. L'un d'eux lui manque particulièrement de respect. Le Comte de Louvre et le Chevalier de Beaurevers sont témoins de la scène. Mais très vite, Ferrière règle cela sur le pré, seul face aux cinq bretteurs avinés qu'il ramène bien vite à la raison. Et pendant ce temps, Rospignac rassemble deux groupes de spadassins pour tendre une embuscade au Comte de Louvre et au Vicomte. Une intervention musclée de Beaurevers fera rater cette première tentative.

« Le Pré aux Clerc », premier tome d'une dyptique qui s'achèvera avec « Fiorinda la belle », est un vrai roman de cape et d'épée sur contexte historique très romancé, genre dans lequel s'illustrèrent des Dumas, Gautier et Féval. Ici, nous nous trouvons sous le règne de Catherine de Médicis laquelle voit d'un très mauvais oeil l'accession au trône de François, son fils aîné. Elle lui préfère nettement son cadet, Henri. Heureusement pour lui, le jeune François bénéficie de l'appui inconditionnel de deux jeunes chevaliers aussi braves que loyaux qui n'auront de cesse de faire échouer un à un tous les complots, traitrises et coups tordus manigancés en sous-main par cette reine-mère indigne. Les combats, guet-apens et batailles rangées ne manquent pas et se succèdent à un rythme soutenu dans ce premier épisode bien agréable à lire et peut-être un peu moins manichéen et orienté que d'autres opus de Michel Zévaco. Il n'est ici question que de courage, de droiture et de fidélité au service d'un roi qui prend un main plaisir à aller se promener dans Paris déguisé, sous une fausse identité et encadré par les meilleures lames du royaume, lesquelles ont un petit côté invincible qui peut agacer. Pour les inconditionnels du genre.

4/5

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17/05/2014

Histoires à ne pas fermer l'oeil de la nuit (Présenté par A.Hitchcock)

Histoires à ne pas fermer l'oeil.jpgLa vieille Mrs Brady vient de perdre sa soeur Alice. Elle décide de mener elle-même l'enquête car ce décès lui semble suspect... Pour faire plaisir à sa grand-mère, le jeune Ed, 6 ans, a l'habitude d'aller voler des fleurs dans le cimetière tout proche. Mais un jour, les services sociaux le retirent à l'affection de la vieille femme et de ses étranges amis pour le placer dans un orphelinat... En Malaisie, Paul Vernier est sur les traces de Jérôme Steeks, un meurtrier américain. Il s'adresse à un certain Heert Koert, contrôleur civil à Bornéo, pour qu'il lui signale les rares américains présents dans son secteur. Ainsi pense-t-il facilement trouver son homme... Un bouquiniste laisse à l'abandon le jardin situé derrière la maison qui lui sert de boutique. Il semble de plus en plus fasciné par ce coin de nature où règnent ronces et herbes folles. Dans un casino de Las Vegas, un joueur malchanceux ne fait que perdre au blackjack. Il fait un scandale et insiste pour obtenir un nouveau jeu de cartes et pour qu'on change de croupier...

« Histoires à ne pas fermer l'oeil de la nuit » est un recueil de nouvelles de divers auteurs plus ou moins célèbres (on notera au passage la contribution de Jack London dans une histoire de chien-loup assez cruelle et celle de Theodore Sturgeon dans un registre de science-fiction illustrant bien ses qualités de visionnaire) qui sont simplement présentées par Alfred Hitchcock et rien de plus. Le « grand maître du suspens » n'a pas rédigé une seule ligne de ce livre et peut-être même pas sélectionné ces textes très disparates et de qualité fort inégale. Toutes sortes de genres sont représentés. De la nouvelle policière classique style Agatha Christie au thriller aux ambiances noires, au gore en passant par le fantastique le plus échevelé comme « Tribut floral » ou « Canavan et son terrain », peut-être une des deux meilleures de cette compilation. « Mort sur décision du tribunal » est sans doute celle qui mérite le plus le détour par son intrigue (une histoire d'altruisme quasi christique), son thème (une machination qui se retourne contre son auteur) et par son style narratif impeccable. Un petit bijou à lui tout seul. Ainsi en va-t-il de ce genre de bouquin de détente qui attire le chaland surtout par le nom prestigieux inscrit sur la couverture.

4/5

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14/05/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 2/3ème partie)

08:21 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2014

Quatre pensées qui guérissent...

08:39 Écrit par CCRIDER dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 2/2ème partie)

08:20 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/05/2014

Le sang des sept rois / Livre Premier (Régis Goddyn)

Le sang des sept rois.jpgAu pays des sept royaumes, un vieux paysan a été victime d'une étrange agression. Des hommes armés ont enlevé sa petite fille ainsi que le jeune fils de sa bru. Ils se sont enfuis vers les crêtes perdues des montagnes environnantes après avoir laissé une bourse remplie de pièces d'or sur le lit de l'enfant. Alerté, le vicomte Edmond de Hautterre décide de lancer une expédition aux trousses des kidnappeurs. Il place à sa tête le capitaine-ambassadeur Orville, guerrier redoutable car doté du pouvoir d'outre-vision. Le jeune Léo voudrait l'accompagner mais cette mission va se révéler bien plus longue, bien plus compliquée et source de beaucoup plus de conséquences que prévu.

« Le sang des sept rois » n'est que le premier tome d'une saga qui devrait en comporter pas moins de sept ! C'est déjà un gros pavé de 400 pages, dense, touffu qui non seulement sert de présentation des personnages principaux comme Orville, sorte de super-héros quasi invincible ou comme l'énigmatique Rosa, sauvée in extremis du bûcher par un théocrate mais également de mise en place de l'action. Toutes sortes de pistes ou d'ébauches d'intrigues sont esquissées comme la création ab nihilo, sur un archipel aride, d'un huitième royaume qui n'est pas du goût de tout le monde. Le lecteur achève la lecture de ce premier opus dans une sorte de confusion assez déstabilisante. Il a été plongé dans un monde fort complexe, aux règles bizarres, aux us et coutumes étranges (machisme, droit de cuissage, primauté du sang, de la race, eugénisme, rudesse primitive pour ne pas dire sauvagerie ou barbarie) et il a l'impression de n'avoir pas tout compris. Même en lisant et relisant le glossaire situé en fin de volume qui précise fort utilement le rôle de chacune des strates de cette société assez particulière. Sans doute l'auteur en garde-t-il sous le coude pour alimenter les six autres tomes et pour fidéliser son lectorat. L'ennui c'est que, même si tous les ingrédients de la bonne fantaisie sont présents (magie, sorcellerie, clairvoyance, sociétés secrètes, castes, « résurgents »,highlanders etc...), même si le style est bon quoique très descriptif, la narration manque énormément de rythme, de suspens et de rebondissements. Il faut parfois se faire violence pour ne pas décrocher. Il est vrai que s'agissant d'une sorte de marathon de lecture (7X400 pages, soit 2800 pages pour une seule histoire, une sorte de record !) il reste quand même à savoir qui se lassera le premier, l'auteur ou le lecteur.

3/5

(Livre chroniqué pour le jury du Prix Futuriales d'Aulnay sous Bois)

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