30/04/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 2/1ère partie)

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28/04/2014

Aux frontières de la soif (Kettly Mars)

Aux frontières de la soif.jpgA Haïti, un an après la catastrophe du grand tremblement de terre de 2010, Fito, auteur d'un unique mais très rémunérateur best-seller, se laisse conduire par un maquereau auprès de Mirline, une petite fille que sa mère prostitue sous une tente du camp de réfugiés de Canaan. Dans cet endroit désolé, les gens sont si pauvres et si démunis que tous les moyens sont bons pour parvenir à survivre. Le lendemain, Fito va accueillir à l'aéroport Tatsumi, une journaliste japonaise avec qui il a longuement correspondu via Internet.

« Aux frontières de la soif » est un court roman (160 pages) qui se situe entre le sentimental et le social. Les conséquences du malheur qui a frappé Haïti ne sont envisagées que sous un angle particulier, celui du sexe autant dire par le petit bout de la lorgnette. Les mères poussent leurs petites filles à coucher avec des hommes riches qui viennent ainsi raviver une sexualité souvent défaillante et assouvir leurs pires fantasmes. Plus les gamines sont jeunes, mieux c'est. Et si elles sont vierges, elles n'en ont que plus de valeur. Kettly Mars a choisi un ton distancié et parfaitement neutre pour raconter les « exploits » de Fito qui n'en demeure pas moins un vieux pédophile pervers pour lequel il est difficile voire impossible d'éprouver la moindre empathie. Pire, Tatsumi, personnage sans épaisseur et réduite à sa seule dimension d'androgyne érotique, laisse également indifférent. Et pour ne rien arranger, une intrigue qui tiendrait sur la surface d'un timbre poste. Un style assez agréable, bien entrelardé de phrases et d'expressions créoles (heureusement traduites), mais sans originalité particulière. Heureusement, qu'on ne perd pas trop de temps avec ce livre qui sera donc vite lu et vite... oublié.

3/5

(Livre chroniqué pour le jury du Prix Océans de France Ô)

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25/04/2014

La grâce des brigands (Véronique Ovaldé)

La grâce des brigands.jpgAu début des années 70, Maria Cristina Väätonen a quitté Lapérouse, une bourgade perdue du grand nord canadien pour venir s'installer en Californie à Santa Monica. Elle a laissé derrière elle une mère dérangée, un père alcoolique et une soeur jalouse et handicapée suite à un accident. Elle s'est installée en colocation avec Joanne, une jeune hippie qui est enceinte. Maria Cristina rêve de devenir écrivain. Pour subvenir à ses besoins, elle accepte un poste de secrétaire auprès de Rafael Claramunt, un auteur célèbre en lice pour le prix Nobel de littérature. Sera-t-il le Pygmalion ou le mauvais génie de la jeune fille ?

« La grâce des brigands » est un roman sentimental dans lequel, comme souvent chez Véronique Ovaldé, les femmes ont le beau rôle, même si elles ont des vies difficiles et se retrouvent souvent dans des situations dramatiques. Maria Cristina est un joli personnage plein de traumatismes et de contradictions auquel on s'attache facilement et qui, à elle seule, maintient l'intérêt pour cette histoire douce-amère. On n'en dira pas autant de Claramunt, le vieux jouisseur qui, après avoir collectionné les conquêtes, se prend d'affection pour cette très jeune fille dont la pureté réanime une sexualité chancelante. Il n'écrit plus depuis longtemps et envisage même un instant de s'approprier le travail de Maria Cristina. Le style de l'auteure est agréable même si celle-ci se permet certaines privautés avec les règles de ponctuation. (Quel besoin de se servir de la virgule en lieu et place des deux points/ guillemets ?) Bien que ce roman reste quelques crans en dessous de « Ce que je sais de Véra Candida », il n'en demeure pas moins de belle qualité et d'un intérêt certain à la condition de se montrer indulgent sur la faiblesse de personnages masculins plutôt caricaturaux.

3,5/5

(Livre chroniqué pour le Prix Océans de France Ô)

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22/04/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 1/2ème partie)

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20/04/2014

Il faut beaucoup aimer les hommes (Marie Darrieusecq)

Il faut beaucoup aimer les hommes.jpgA Los Angeles, Solange, jeune actrice française cantonnée dans les seconds rôles et les utilités pour le cinéma hollywoodien, rencontre Kouhouesso, un bel acteur d'origine camerounaise, qui débute dans la mise en scène et voudrait tourner son premier film au Congo. C'est vite le coup de foudre entre cette blanche et ce noir. Solange ne vit plus que dans l'attente du retour de Kouhouesso lequel semble un peu moins emballé que sa nouvelle partenaire tout occupé qu'il est par la préparation de son film. Il lui propose néanmoins un petit rôle aux côtés de George (Clooney ?) et de Vincent Cassel. Sur quoi débouchera leur relation ?

Roman sentimental à fort potentiel introspectif, « Il faut beaucoup aimer les hommes » présente surtout l'intérêt de dépeindre à petites touches, de façon impressionniste et aléatoire, les moeurs du petit milieu du cinéma américain, un monde un peu (beaucoup) frelaté, faisandé, hypocrite et snob avec ses fêtes, ses excès (sex, drugs & rock n' roll) et ses paillettes. Trompe l'oeil, miroir aux alouettes et convivialité artificielle avec de cruelles déceptions à l'arrivée. Solange et Kouhouesso donnent l'image d'un couple « beau, riche et heureux », mais est-ce bien la réalité ? Qu'y a-t-il derrière tout ce glamour ? La présentation de la quatrième de couverture donne dans le minimalisme : « Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors ? » Elle se veut provocatrice et choquante. L'éditeur a dû se tromper de siècle. En 2014, un thème comme celui-là est d'une parfaite banalité. Il suffit de mettre le nez dehors pour s'en convaincre. Nous ne sommes plus dans les années 60 de l'autre siècle quand un certain Guy des Cars décrivait les amours d'un noir et d'une blanche et choquait le bourgeois bien pensant. Alors qu'est-ce qui distingue vraiment ce livre ? Sans doute le style particulier de l'auteure. Il sort de l'ordinaire par la magie d'une suite de maladresses voulues, de répétitions, de lourdeurs et de redondances assumées. L'ennui c'est que l'intrigue et les personnages laissent relativement indifférents. Plus intéressantes sont les difficultés que rencontre le héros pour réaliser son film. Sans doute faut-il être très fleur bleue et très sensible à la psycho style « Biba » ou « Cosmopolitan » pour crier au chef d'oeuvre. Pourtant ce livre a déjà obtenu le Prix Médicis.

3/5

(Livre chroniqué pour le jury du Prix Océans France Ô)

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17/04/2014

Point Zéro (Antoine Tracqui)

Point Zéro.jpgEn Mars 1938, Ettore Majorana, un jeune scientifique de l'équipe de Fermi, tente d'échapper aux sbires de la police secrète de Mussolini. Il parvient à monter à bord d'un bateau ancré dans le port de Palerme. Il emporte avec lui une mallette qui semble exciter toutes sortes de convoitises...

En Février 2018, au Zimbabwe, un tremblement de terre provoque l'effondrement de plusieurs galeries d'une mine d'or. Parmi les mineurs survivants mais prisonniers dans les entrailles de la terre se trouve un certain Caleb Mackay, mercenaire spécialiste des opérations sensibles. Poppy Borghese va tout mettre en oeuvre pour tenter de le ramener à la surface sain et sauf.

« Point Zéro » se présente comme un thriller historique et technologique très légèrement teinté d'anticipation vu que le plus important de l'action se situe en 2018. La première chose qui saute aux yeux du lecteur c'est l'importance et le poids de l'ouvrage, un véritable pavé de près de 900 pages dont l'action part dans tous les sens aussi bien dans l'espace que dans le temps. L'auteur le promène de l'Afrique à la Sicile en passant par l'Antarctique, la Terre Adélie, les Etats-Unis etc... Il le ballade également entre plusieurs époques : de celle de l'avant-guerre dans le monde du fascisme mussolinien à celle du vingt et unième siècle pleine de technologies extraordinaires comme les nano-particules, ou la régénération des tissus humains. Il est frappant de remarquer que tout le contexte historique est respecté (Majorana et quelques autres personnages plus ou moins célèbres ont réellement existé et ont bien vécu ce qui est raconté, c'est facilement vérifiable), les données géographiques, scientifiques, astronomiques ou médicales se révèlent tout aussi exactes. On mesure l'extraordinaire travail de recherche et de documentation qu'a dû fournir l'auteur. Et sur cette base solide comme le roc, il a bâti une histoire abracadabrante dans la lignée des plus incroyables élucubrations d'un Clive Cussler avec hydravion géant des années 30 en parfait état de marche, arme de destruction massive et base secrète abandonnées en un lieu improbable. Un cocktail étrange et pas désagréable de sérieux et de fantaisie débridée. Beaucoup de combats, d'embuscades, de suspens et de rebondissements. On se retrouve en réalité avec un scénario de blockbuster hollyoodien ou de BD remplie de superhéros aussi invincibles que caricaturaux. C'est si bien écrit et professionnellement si abouti qu'on a de la peine à croire qu'il s'agisse vraiment d'un premier roman.

4/5

 

(Livre chroniqué pour le Prix Futuriales d'Aulnay sous Bois)

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14/04/2014

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 1)

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11/04/2014

Dominium mundi (François Baranger)

Dominium Mundi.jpgEn 2202, le « Saint Michel », un immense vaisseau spatial d'une capacité d'un million de personnes est en partance pour une lointaine planète, Akya du Centaure. A son bord montent Liétaud et Engelbert Tournai, deux guerriers flamands, engagés volontaires qui serviront sous les ordres de Tancrède de Tarente, un terrible méta-guerrier au caractère on ne peut plus fougueux ainsi qu'Albéric Villejust et son ami Pascal Jalogny, deux « inermes », c'est à dire conscrits ou enrôlés de force, qui feront partie des informaticiens et autres programmeurs. C'est tout un peuple qui se retrouve embarqué pour cette expédition lancée par le pape Urbain X et prêchée par un fanatique appelé Pierre l'Ermite. Il s'agit d'aller punir les Atamides, un peuple qui a osé trucider les premiers missionnaires envoyés du nouvel Empire Chrétien Moderne et de délivrer le tombeau du Christ. Godefroy de Bouillon est le chef de cette croisade d'un genre nouveau. L'Histoire ne serait-elle qu'un perpétuel recommencement ?

« Dominium Mundi » est à la fois un véritable roman de science-fiction avec un très long voyage dans l'espace, une uchronie ou une dystopie avec cette improbable et anachronique nouvelle croisade, un thriller avec un mystérieux tueur en série qu'on n'en finit pas de rechercher et un roman sentimental avec les amours du super-guerrier et de la belle amazone. Un cocktail original et pas désagréable du tout. L'ennui c'est que ce livre n'est que le premier tome d'une série qui devrait en compter deux et que toute l'intrigue se passe à l'intérieur du vaisseau spatial et qu'on ne sait rien de ce qui arrivera sur Akya du Centaure. Obligation de lire le deuxième tome pour le découvrir ! D'où une impression de simple mise en place avec parfois un peu trop d'exercices militaires, d'entrainements et de simulations de combats. Heureusement le style est excellent et d'une totale fluidité, les personnages sont intéressants et les péripéties suffisamment nombreuses pour maintenir l'intérêt sur la longue distance de ce pavé de plus de 600 pages qui a le mérite de l'intelligence, de l'originalité et du dépaysement même si l'Histoire paraphrasée finit par peser nettement plus lourd que la projection dans ce futur étrangement archaïque.

4/5

 

 

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09/04/2014

La première colonie (Gaëlle Dupille)

La première colonie.jpgAlice Baron, linguiste, et ses quatre compagnons scientifiques, un archéologue, un anthropologue, un immunologiste et un médecin, sont les membres d'une expédition spatiale chargée d'explorer une lointaine planète qui aurait pu receler certaines formes de vie. Ils finissent par découvrir un site abandonné ressemblant à un lieu de culte celtique avec menhirs et dolmens. En cherchant des indices, Alice découvre une petite jarre, sans doute précieuse, la casse par inadvertance ce qui ne sera pas sans conséquence dans ses rapports avec Alex, le médecin de l'équipe, qui ne souhaite qu'une chose, aller avec elle au-delà des simples rapports professionnels.

« La première colonie » est un court roman ou une longue nouvelle, en fait une « novella », format très apprécié dans le monde anglo-saxon, qui ouvre sur un préambule de type science-fiction tout ce qu'il y a de classique pour dériver assez rapidement vers les sombres territoires du fantastique et de l'ésotérique. Ce mélange des genres reste assez réussi et, en tous cas, ne choque pas. C'est sans doute dû au style agréable et enlevé de Gaëlle Dupille qui ne se contente pas de nous faire revisiter le mythe du génie dans la bouteille sans exaucer de voeu, mais pour nous précipiter immédiatement dans le monde sulfureux des succubes et des incubes. Le résultat donne une histoire de possession à fort coefficient érotique qui pourra plaire aux amateurs du genre. L'auteure a eu l'art de faire du neuf avec de l'ancien et de l'étrange avec du recyclé. Sans être d'une stupéfiante originalité, l'ensemble ne semble pas inintéressant quand même.

3,5/5

 

 

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07/04/2014

Arimaspes (Alice Pervilhac)

Arimaspes.jpgClémence Escoffier, jeune médecin légiste se voit offrir par un groupe d'Arimaspes, créatures mythiques pourvues d'un seul oeil comme les cyclopes et cachant le manque par un bandeau, une offre d'emploi si alléchante (gros salaire plus prime de 100 000 euros en cas de réussite de la mission) qu'il lui est impossible de refuser. Elle devra séjourner dans un joli appartement de la station des Arimaspes située à Paris, sur la butte Montmartre. Mais ce que Aiakos Ioannis lui fait découvrir dans un des tiroirs de la morgue la terrorise à un tel point qu'elle veut abandonner avant même d'avoir commencé son travail. Mais on ne quitte pas aussi facilement ce genre de personnes. D'ailleurs qui sont-ils vraiment ? Des êtres supérieurs, élégants et plein de charme ou de simples monstres sans aucun scrupule ?

« Arimaspes » est un court roman ou une longue nouvelle (une novella) sur le thème de la monstruosité, de l'étrange et même de l'horreur, surtout vers la fin. L'héroïne et le lecteur qui s'identifie fort bien à elle oscillent en permanence entre un sentiment naturel de répulsion et une attirance un peu étrange voire malsaine. Alice Pervilhac sait très bien nous faire partager tous les ressentis de Clémence, candidate-cobaye choisie parce qu'elle est sans famille et que personne ne s'inquiétera si elle disparaît. Ainsi le lecteur est-il fixé dès le début de l'histoire. Il y a fort peu de chance que cette sombre et perverse affaire finisse sur un happy end ! L'intrigue est rondement menée, sur un style enlevé et bien rythmé au point qu'il est difficile voire impossible de lâcher la lecture avant la fin. On notera toutefois quelques (rares) expressions malheureuses ou phrases un peu bancales. La chute est aussi logique que terrifiante. Elle clôt une histoire qui plaira sans nul doute à celles et à ceux qui aiment lire pour se faire peur !

 

4/5

 

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05/04/2014

Les contes du Grand Veneur (Romain Billot)

Les contes du grand veneur.jpgJack n' a que deux amis, son voisin Eliot et son chat Keats. Mais un jour, l'affreux Tommy dit « Boule de Suif » lui subtilise son animal de compagnie... Chloé et de ses amies partent se promener dans le bois du Grand Veneur. Elles profitent de l'absence de Lady Crowley, une vieille femme laide et solitaire qui passe pour une sorcière, pour aller fouiner chez elle... Adrien Beaumond, adolescent rêveur, rencontre dans une clairière du bois du Grand Veneur, Lou, une belle jeune fille qui lui joue de la flûte. Tombé sous son charme, il ne voit pas le temps passer... Après une agréable baignade, Otis, Michaël et quelques copains passent la nuit dans le bois pour observer les étoiles... Danny, un petit malfrat, fait régner la terreur parmi les enfants du village de Malcombe... Kévin Longemain part explorer la cave de la maison familiale... Yann, Georges et Allan organisent une expédition nocturne dans la propriété d'un certain Van Strasser, un original qui vit seul et qui a une très mauvaise réputation... Pour Halloween, Anton veut faire une mauvaise blague à son frère... Baptiste, garçon maltraité, fait une fugue et se retrouve perdu dans la forêt du Grand Veneur... Joshua et ses copains décident de passer une nuit entière dans la maison hantée et abandonnée de la famille Grey...

« Les contes du Grand Veneur » est un recueil de dix contes pourvus d'une grande unité et d'une belle cohérence. Unité de lieu : tout se passe dans le bois du Grand Veneur ou dans le village de Malcombe. Unité de temps : un bel été propice aux baignades, aux jeux, à la rêverie et certainement pas aux horreurs. La cohérence vient des personnages, tous jeunes entre 11 et 14 ans, que l'on retrouve au détour de chacun des contes, même si, au fil de la lecture, certains malchanceux disparaissent tragiquement. Ce recueil pourrait être destiné aux adolescents et porter comme sous-titre « Terreurs enfantines » car il y a un petit côté « Club des Cinq » chez Dracula ou Frankenstein dans tous ces textes qui forment un ensemble et (presque) un roman complet. Romain Billot possède une jolie plume et un très réel talent. Il nous propose des textes agréables à lire et divertissants, même si certains sont plus forts ou plus passionnants que d'autres (« Phantasmagoria », par exemple, m'a semblé un tantinet plus faible et moins travaillé que les autres). Donc, rien à reprocher sur le fond ou sur la forme à ceci près que le lecteur se demande pourquoi l'auteur utilise systématiquement des noms et prénoms anglo-saxons alors que ses histoires se déroulent apparemment en France ou dans un pays francophone. Du fantastique dans le quotidien, bien écrit et bien présenté, dans la lignée d'Edgar Poe ou de Conan Doyle, c'est dire la qualité de l'ensemble.

4/5

 

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02/04/2014

Le sang que l'on verse (Yann de Saint-Rat)

Le sang que l'on verse.jpgEtréham, 19 ans, est un jeune guerrier des troupes d'élite du puissant Empire de Pryamée qui est très fier de ce qu'il appelle son « Art » de tuer. Sur tous les champs de bataille, il est capable de semer la mort et de faire un grand carnage parmi ses ennemis. Il les tue sans jamais faiblir et semble y trouver un plaisir aussi immense que malsain. Il est même persuadé d'être invincible. Mais au soir d'une bataille décisive contre les Véjuniens, il rencontre Asa, une très étrange jeune femme, envoyée par Mérydès, son père, le dernier des dieux, qui lui annonce tout de go qu'elle est venue pour le protéger, le sauver et lui permettre d'accomplir de grandes choses. Sans elle, il pourrait être mort demain. En effet, Mérydès a envoyé Eyll, une créature maléfique particulièrement cruelle, pour en finir avec Etréham. Mais le jeune homme doit-il se fier aux apparences ? Asa n'a-t-elle pas un projet secret en tête ?

« Le sang que l'on verse » est un roman de dark fantasy particulièrement violent et particulièrement glauque. Aucun héros positif, aucun personnage attachant, rien que des monstres, des traitres, des dieux psychopathes et dégénérés. Tous sont si caricaturaux dans leur violence et leur méchanceté qu'on peine à s'y intéresser. L'intrigue est simpliste, basique, tout juste digne d'un scénario de bande dessinée de faible niveau. Très vite, on se lasse de cette interminable suite de combats, batailles et tueries, de ces répétitions, de ce manque de rythme et d'inspiration. Le lecteur a l'impression de se retrouver dans un jeu video pour minus habens. Le seul intérêt étant de tuer, tuer et encore tuer. Le style est assez bon encore que l'on puisse regretter l'emploi de la première personne du singulier pour tous les personnage et relever ici ou là quelques coquilles oubliées comme l'énorme erreur de conjugaison de la page 224 (« dévêtit »). Un ensemble simpliste, ennuyeux et d'une lecture laborieuse. On est très loin du « véritable tour de force » promis en quatrième de couverture !

2,5/5

(Livre chroniqué pour le Prix Futuriales d'Aulnay sous Bois)

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