27/03/2014

La machine pour parler avec l'au-delà (Philip José Farmer)

La machine à parler avec l'au-delà.jpgA Los Angeles, Gordon Carfax, professeur d'histoire à l'Université Traybeil de Busiris Illinois et ancien détective privé, fait une déclaration fracassante dans un journal, le National Questioner à propos du Médium, un appareil censé permettre de dialoguer avec l'au-delà. Il pense qu'il permet d'entrer en contact avec un autre monde, mais que pour expliquer ce phénomène, il est inutile de recourir au surnaturel. Comme Western, le propriétaire de cette extraordinaire invention, en tire un énorme profit, un sénateur demande qu'on en étende l'usage à l'homme de la rue. Et Western va encore plus loin, il brandit l'immortalité sous le nez des hommes politiques et des milliardaires et propose même d'en faire une sorte d'assurance « éternité » grâce à diverses manipulations et transferts d'identités. Mais très vite, Patricia, la nièce de Carfax, débarque avec armes et bagages chez son oncle. Elle est persuadée que Western en veut à sa vie...

Cette « machine pour parler avec l'au-delà » ne se contente pas de permettre d'entrer en contact avec les défunts. C'est beaucoup plus qu'une table tournante. Ses potentialités sont vraiment impressionnantes : résurrections, transferts et bien d'autres manipulations sont possibles. Et déjà là, le bât commence à blesser. Trop c'est trop. Le lecteur se retrouve dans une histoire qui ne tient plus debout, n'a quasiment aucune logique et pas la moindre pan de vraisemblance, ce qui serait acceptable si c'était fait avec légèreté, humour et style. Mais ce n'est pas le cas. Pour ne rien arranger, Farmer tente de jouer à la fois sur le terrain du fantastique et sur celui de l'intrigue policière comme s'il courait deux lièvres à la fois. Le résultat n'est pas loin d'être catastrophique. Avec un sujet aussi original, il est vraiment dommage de ne pas avoir su exploiter toutes les conséquences. La mafia, par exemple, voit d'un très mauvais oeil que l'on puisse dialoguer et même ramener à la vie des gens assassinés par ses soins... Ils pourraient parler... Ce pan de l'affaire (comme bien d'autres) est bâclé en une ou deux pages alors qu'il aurait mérité un long développement. Et pour ne rien arranger, trop de dialogues, aucune explication, des personnages sans consistance et une intrigue qui ne tient pas la route. On dirait une sorte de scénario pour le cinéma ou un brouillon assez peu compréhensible. Un ensemble décevant. Pas le meilleur livre du grand Philip José Farmer !

2,5/5

08:52 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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