15/09/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitres 4/2)

Et les deux individus se lancèrent dans un étrange épluchage de leur victime toujours étendue inerte sur le tapis du vestibule. A mesure que Renard incisait le veston du tailleur de Virginie en long, en large ou en travers, Loup de sa grosse pogne finissait de déchirer le tissu. Les poignets entravés génèrent un peu aux entournures, mais cela ne dura pas. Assez vite, la victime se retrouva simplement vêtue de son chemisier de soie rouge. Les deux malfrats passèrent ensuite au pantalon qui, sous le cutter de ces étranges couturiers se transforma bien vite en mini-short effiloché.

- Maintenant tu me la laisses, tu sais que je suis le plus délicat de nous deux, minauda Renard.

Le gros renauda un peu avant de filer dans l’étroit cagibi qui faisait office de cuisine. « Je vais voir s’il y a quelque chose de sympa à boire là-dedans… »

- C’est ça. Tu pourrais même faire chauffer du café, si t’en trouves. On risque d’en avoir besoin. La nuit va être longue.

Et le maigrichon se pencha plus près de Virginie qui était maintenant étendue sur le dos. Il dégrafa deux boutons du chemisier rouge, révélant un soutien-gorge de même couleur. En trois coups de cutter, il se débarrassa du sous-vêtement affriolant et laissa apparaître au jour une poitrine suffisamment bombée pour troubler n’importe quel homme normalement constitué…

- Quelle horreur, quelle saloperie ! lança Renard au comble du dégoût. Mais c’est une vieille, elle est formée. Beurk, des miches, si je m’écoutais…

A cet instant précis, le gros sortit de la cuisine une fiole de kirsch à la main. Il interrompit son acolyte juste avant que celui-ci ne joigne le geste à la parole : « Ca va maintenant, ça suffit. Elle a beaucoup de valeur cette fille, c’est toi qui me l’as dit, Renard ! »

Le visage blême et l’air mauvais, l’autre eut l’air de bien vouloir s’en remettre à l’injonction de son comparse. Il fit rentrer la lame du cutter dans son manche et le remit dans sa poche. « Allez, je vais m’occuper du kawa, ça vaudra mieux que de faire une connerie… », admit-il. Sans plus attendre, Loup avala une grande goulée de sa fiole de kirsch, la vidant à moitié. Le feu lui monta immédiatement aux joues. Il sentit une excitation primaire monter du tréfonds de lui-même.

A SUIVRE

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09:00 Écrit par CCRIDER | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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