30/03/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 3/3)

OPERATION BAUCENT Chapitre 3/3

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28/03/2013

Les nuits de l'Androcée (Thierry Rollet)

Les nuits de l'androcée.jpgSur la planète Subar IV, le jeune Morowat 104, alias Mo 104, confié au couple Suwari et Waza, est un jour capturé par un chaoukk, policier de la garde impériale, pour lui faire intégrer une école d'éphèbes installée à bord d'une hypernef. Ses apprentissages et sa conduite lui sont dictées par son « code psychique », sorte de puce électronique à laquelle il doit se soumettre sous peine de sanctions diverses : malaises, nausées, maladies pouvant aller jusqu'au coma ou même à la mort. Comme Mo 104 se comporte en bon élève, un nouveau nom « Arweli », c'est à dire « fidèle et avenant » lui est attribué puis il est rapidement embarqué à bord de « l'Androcée », le plus grand harem d'hommes de l'Empire. Il accepte d'être le partenaire de Rimak, un dignitaire égoïste et très porté sur l'onanisme, mais, très vite, sa condition d'esclave sexuel lui pèse de plus en plus. Le décès subit de l'Empereur va précipiter le cours des évènements...

Un intéressant et court (129 pages) roman de science-fiction qui a de quoi surprendre car il permet plusieurs niveaux de lecture. En effet, au-delà de la simple aventure de ces éphèbes révoltés contre un système injuste et aliénant, le lecteur pourra également découvrir une fable voire un conte philosophique sur le thème de la liberté, du libre-arbitre, de la soumission à l'autorité. En plus de nous décrire un monde étrange et aussi inquiétant qu'exotique, Thierry Rollet fait oeuvre de philosophe et de moraliste en poussant jusqu'à ses limites extrêmes une forme ultra-sophistiquée de totalitarisme. Par cette sombre histoire, il démontre qu'il est possible d'amener l'homme à intégrer totalement des codes qui, au départ, lui semblent pénibles et à l'arrivée ne le dérangent plus et lui apparaissent même comme parfaitement justifiés. Le lecteur découvrira également que le pouvoir est capable de dépasser le mécanisme provocation-répression ou révolte-sanction pour arriver à la manipulation ultime, la récupération dont il est bien plus difficile encore de s'affranchir. Les éphèbes se révoltent ? Qu'à cela ne tienne, ils ne rempliront plus cette fonction mais monteront en grade, deviendront dignitaires et se retrouveront même formateurs d'éphèbes, mais de manière plus douce, plus pernicieuse. Une opération gagnant-gagnant en quelque sorte... Bien écrit dans son ensemble (malgré quelques caractères et citations en grec dans le texte qui n'apportent pas grand chose), agréable et rapide à lire, cet ouvrage apporte, s'il était besoin, la preuve que la science-fiction peut aussi être intelligente et donner à réfléchir. Un auteur à suivre.

4/5  

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26/03/2013

Luther : l'alerte (Neil Cross)

luther l'alerte.jpgA Londres, vient de se produire un carnage monstrueux dans un pavillon de banlieue. Tom et Sarah Lambert viennent d'être assassinés. L'homme a été châtré. Ses organes génitaux ont été introduits dans sa bouche. Sa femme, enceinte de huit mois, a été éventrée et le bébé, une petite fille, a été extraite et emmenée on ne sait où par le détraqué responsable de la boucherie. John Luther, un excellent flic, costaud mais sujet à des insomnies à répétition et à des phases dépressives, est chargé de l'enquête. Sans soin, il sait que le nouveau-né a peu de chance de survivre. Il tente d'obtenir une réaction en lançant un appel lors d'une conférence de presse. Le tueur prend très mal cette intervention et menace de tuer un autre couple et de kidnapper un autre enfant. L'affaire se complique. Et Luther est loin d'être au bout de ses peines...

Ce thriller très efficace et très bien écrit (à quelques répétitions près) a ceci de particulier qu'il est basé sur une série policière de la BBC dont Neil Cross a été le créateur et le scénariste. Contrairement à l'habitude, ce ne sont pas le cinéma ou la télévision qui adaptent un livre, mais l'inverse. Le résultat donne un véritable roman qui est une totale réussite. Le style de Neil Cross est rythmé et dynamique, le suspens maintenu sans relâche et les dialogues percutants. Une ambiance glauque à souhait qui montre un Londres « crépusculaire », en proie aux trafiquants, aux vendeurs de femmes et d'enfants, aux organisateurs de combats de chiens, aux pédophiles et autres détraqués sexuels en tous genres. Au-delà du thriller gore, inquiétant et angoissant à souhait, le lecteur pourra apprécier la description d'un environnement social dégradé et de personnages présentés de façon réaliste voire naturaliste, mais toujours avec compréhension et humanisme. Il pourra également se poser toutes sortes de questions sur les conséquences parfois difficiles de l'adoption de certains enfants, sur la misère sexuelle des classes défavorisées souvent liée à leur misère culturelle, économique et sociale et, bien évidemment, sur toutes les noirceurs et les turpitudes de la nature humaine. Un livre qui ne laisse pas indifférent mais qu'il faut déconseiller aux âmes sensibles.

4/5

(A paraître le 4/04)

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24/03/2013

Main basse sur Alger (Pierre Péan)

main basse sur alger.jpgEn 1830, le trône de Charles X tremble sur ses bases. Louis de Bourmont, futur Maréchal de France et quelques-uns de ses amis suggèrent au Roi de les laisser tenter une expédition contre ce nid de pirates qu'est Alger, histoire de remporter facilement une victoire militaire qui permettrait de redorer à peu de frais le blason de la monarchie. Le fameux coup d'éventail donné par le Dey (gouverneur au nom des occupants turcs) au Consul de France est un prétexte tout trouvé. Commandée par l'amiral Duperré, libéral qui mettra la plus totale mauvaise volonté dans cette affaire, une impressionnante escadre réussit le débarquement d'un corps expéditionnaire de 37 000 hommes sur la plage de Sidi Ferruch. La ville d'Alger est prise presque sans combat. S'en suivent trois jours de pillage systématique des immenses trésors de la Casbah. Qui s'en est mis plein les poches ? Où et comment ce trésor a-t-il disparu ? Et à quoi tout cet argent a-t-il servi ?

Une enquête historique sur un fait méconnu qui apporte un éclairage totalement différent sur une page d'histoire toujours présentée sous l'aspect plus positif de la pacification de la Méditerranée, de la libération des peuples autochtones du joug de la Sublime Porte et sous l'apport des bienfaits de la démocratie et de la civilisation. Péan donne pour sienne la version selon laquelle, avant toute autre motivation, c'est le trésor de la Casbah qui aurait été le principal pour ne pas dire l'unique raison de cette conquête. Le livre présente nombre de documents, de témoignages de l'époque et de travaux de commissions d'enquête. Il suit pas à pas Bourmont personnage ambigu, tour à tour royaliste, bonapartiste puis à nouveau royaliste et surtout Flandin, l'homme qui à l'époque porta les plus graves accusations en parlant d'un trésor quatre à dix fois plus important que ce que l'Etat avait pu récupérer (50 millions de francs). Sa voix fut étouffée et l'affaire enterrée à plusieurs reprises car il se comporta en mythomane et en maître-chanteur, ce qui arrangea pas mal de monde. Aussi bien les banquiers comme Seillière, les affairistes comme Schneider sans oublier les militaires, les fonctionnaires, les aventuriers et jusqu'à Louis-Philippe lui-même. Le lecteur terminera ce livre très documenté (le journaliste Péan a fait un très gros travail de recherche historique) sans trop savoir quel était le montant réel de ce fameux trésor. 150 millions de francs, 200, 300 ou 500 ? L'estimation la plus haute plafonnerait à l'équivalent d'un milliard d'euros d'aujourd'hui. Un dossier très intéressant pour qui s'intéresse à cette période particulière de l'histoire. Avec un bémol cependant. Que signifie cette focalisation sur un fait finalement fort banal dans toute guerre ? De tout temps, les armées victorieuses se sont toujours servies sur le pays. Napoléon pilla sans vergogne les richesses de l'Italie du nord, tout comme Hitler le fit en France ou Staline en Allemagne et plus récemment les Américains à Bagdad. De plus, ce trésor était surtout constitué d'argent et d'or portugais, espagnol, italien et français, fruit d'années de pillage et de rapine des pirates barbaresques. Une affaire de voleur volé en quelque sorte.

2,5/5

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22/03/2013

Un baiser de Malmédy (Pascal Basset-Chercot)

Un baiser de Malmédy.jpgA quelques semaines de quitter la PJ, le lieutenant Déveure, alias « Le Boiteux », est en planque avec son adjoint Garnier devant la prison de Forgette. Ils attendent la sortie d'un taulard, Albertin, qui vient d'obtenir une libération conditionnelle. Déveure s'intéresse à Albertin surtout en raison du passif qu'il a avec lui. En effet, lors d'un hold-up raté, le gangster a tiré sur le flic et l'a grièvement blessé à la jambe. Déveure, mal opéré, en est resté boiteux. Et voilà que c'est le pharmacien de Seillans qui vient chercher Albertin dans une confortable limousine et l'emmène au château de Boivillère. Sa tante a décidé de l'employer comme jardinier. L'ennui, c'est que la charmante vieille dame est vite retrouvée assassinée et de la pire façon. On lui a coupé la tête en utilisant la guillotine qui est la principale attraction du château. Albertin est immédiatement inculpé car un faisceau de présomptions l'accablent. Mais « Le Boiteux » a des doutes. Aidé de son fidèle Garnier et de Claire, une jeune et jolie stagiaire, il reprend à zéro toute l'enquête.

Un excellent roman policier de facture parfaitement classique. Fausse piste au départ et accusation qui se délite bribe par bribe. Découverte d'une galerie de personnages plus ou moins ragoûtants souvent issus du beau monde de la bourgeoisie provinciale, membres honorables du Rotary-Club, notables respectés, junkie allumé, guide archéologue nudiste et même un car de Belges passionnés par les exécutions à la guillotine. Que de monde s'agite autour de la fameuse machine du bon docteur Guillotin ! Le lecteur passera un moment distrayant avec cet ouvrage et ne sera pas trop surpris par la chute de cette histoire s'il a deviné à quelques indices un peu trop voyants l'identité du principal coupable. Le style de l'auteur est agréable, vif et enlevé. En un mot d'autant plus facile à lire qu'il est émaillé de traits d'humour grinçant et de pas mal d'ironie caustique. Une histoire qui pourrait donner lieu à une bonne adaptation cinématographique.

4/5

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20/03/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 3/2)

OPERATION BAUCENT Chapitre 3/2

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18/03/2013

Les jardins statuaires (Jacques Abeille)

Les jardins statuaires.jpgA une époque indéterminée, dans une région aussi lointaine qu'indéfinie, un voyageur découvre un monde étrangement organisé, constitué de vastes domaines agricoles clos de hauts murs et vivant en autarcie, comme de petits univers indépendants les uns des autres. Les hommes y vivent séparés des femmes, sous la houlette d'un ancêtre plus ou moins bienveillant. Ils cultivent des statues de pierre qui poussent naturellement dans le sol mais qu'il faut élaguer, entretenir, laver et soigner comme on le ferait pour de simples rosiers. L'ennui, c'est que ces statues peuvent attraper la maladie de la pierre, laquelle peut être néfaste pour l'ensemble des cultures. Parfois apparaît une statue représentant non pas un ancêtre défunt, comme d'ordinaire, mais un jardinier bien vivant, ce qui est très mauvais signe pour l'homme qui sait que ces derniers moments ne vont pas tarder. Autre évènement alarmant et qui risque de changer cet ordre immuable : des jeunes gens se sont rebellés contre ce mode de vie patriarcal. Ils ont quitté leurs domaines, sont montés vers le nord et ont rejoint un chef mythique capable de fédérer toutes sortes de tribus de nomades et de mettre en péril la vieille civilisation...

Un des livres les plus étranges que le lecteur ait jamais pu lire. Cette histoire inclassable relève à la fois de la fable, du conte philosophique, du récit de voyage et du roman d'aventures. On sent une filiation assez évidente avec le monde de Tolkien ou avec celui de Kafka. Un univers à la fois absurde et totalement archaïque. Une société hiérarchisée au maximum dans laquelle tous les rapports humains sont codifiés par des règles si strictes qu'elles en deviennent presque inhumaines. La vie des femmes et l'organisation des mariages par échanges réciproques entre les différents domaines agricoles en sont les exemples les plus criants. Le style de Jacques Abeille est d'une très grande qualité, à la fois fluide, agréable, enlevé et également poétique, sophistiqué, ciselé (tournures et vocabulaire recherché et grande maestria dans l'emploi du subjonctif passé...) En un mot, l'amateur d'étrange, de fantastique et de surréalisme échevelé trouvera énormément de plaisir à cette découverte alors que le cartésien et le rationaliste se demandera où l'entraine la fantaisie d'un auteur pas très net. Lequel termine d'ailleurs cette oeuvre hors du commun par ces deux phrases sibyllines : « Le reste manque. Le conquérant n'avait pas promis d'épargner les livres. » et « Je crus avoir écrit l'oeuvre d'un fou. » Que dire de plus ?

4,5/5

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16/03/2013

Donatienne (René Bazin)

Donatienne.jpgAu début de l'autre siècle, en Bretagne, la closerie de Ros Grignon est tenue par un jeune couple composé de Jean Louarn et de son épouse Donatienne. Ils vivent chichement sur cette petite ferme de quatre hectares, ne ménagent ni leur temps ni leur peine mais connaissent pourtant la misère et les fins de mois difficile. Donatienne vient juste d'accoucher de son troisième enfant quand arrive une lettre de Paris lui proposant une place de nourrice chez un médecin aisé. La mort dans l'âme, la jeune femme accepte de quitter enfants et mari dans l'espoir d'améliorer par son sacrifice le sort de sa famille. Jean doit embaucher une petite servante pour s'occuper des enfants et travailler deux fois plus sur des terres dont il n'arrive pas à payer la location. Quatre mois passent. Aucune nouvelle de Donatienne. Aucun argent n'arrive. Les dettes s'accumulant, un huissier vient saisir les biens de la famille. Il ne reste plus d'autre solution à Jean que de partir sur les routes avec les deux petits dans une charrette et l'aînée à ses côtés pour aller louer ses bras ici et là sans savoir s'il pourra retrouver sa femme un jour.

Un très beau roman de terroir plein de tendresse et d'humanité comme on n'en écrit plus de nos jours. Une tragédie de la pauvreté à une époque où la Bretagne était une des régions les plus pauvres de France, où les femmes venaient se louer comme nourrices dans la capitale et où les hommes émigraient vers des provinces moins pauvres dans l'espoir d'y trouver un peu de travail. Les personnages de Donatienne et de Jean sont attachants. Le lecteur découvrira que même si la pauvre Bretonne s'est laissée griser par les sortilèges d'une vie plus douce et plus facile et même si Jean s'est retrouvé dans la peau d'une sorte de « père courage », tous deux ne sont en fait que d'innocentes victimes d'un sort contraire, de la pauvreté et de l'injustice sociale. René Bazin montre dans ce livre des accents humanistes dignes d'un Emile Zola ou d'un Victor Hugo. Une écriture fluide, claire, limpide et particulièrement agréable. Un livre qui n'a pas pris une seule ride. A conseiller aux fans d'Anglade, Bordes, Michelet et autres Ragon.

4,5/5

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14/03/2013

Röh-lan (Corentin)

Röh-lan.jpgRöh-lan est un jeune membre de la tribu préhistorique du Paresseux Priapique. A douze ans, il est déjà considéré comme un adulte et doit donc faire ses preuves : montrer qu'il peut devenir un grand chasseur et un grand guerrier. L'ennui, c'est que Röh-lan est plutôt du genre couard et stupide et que ses chasses au canditaure, au bougnoulodon, au kalamarous ou au mégalofion se soldent le plus souvent par des échecs quand elles ne tournent pas au fiasco complet...

Ce court roman est une parodie du célèbre « Rahan », revue et corrigée sur le mode fantaisiste de la blague potache quand ce n'est pas carrément sur celui de la pantalonnade ou de l'humour de corps de garde (c'est à dire souvent en dessous du niveau de la ceinture). Toute l'écriture repose sur l'emploi de jeux de mots plus ou moins réussis, sur l'utilisation de tournures amusantes, de calembours et les tournures orthographiques détournées chères au maître Alphonse Allais (telles énaurme, pauvre bäte ou taurbwayauh). Et cela peut donner des résultats étonnants comme : « Le hagard fait décidément bien les choses », « Se réveiller en cerceau », « Paumé dans les paummiers, prostré dans les prostates », « s'en tirer sans concombres », « jusqu'aux couffins du monde » ou « une chance inuit ». Ce livre, constitué de petites anecdotes sans véritable intrigue ni enchaînement bien construit, tourne rapidement à l'exercice de style humoristique ce qui, à la longue, peut sembler un tantinet monocorde. On prend quand même beaucoup de plaisir à lire l'ouvrage d'un jeune auteur pétillant de cocasserie.

4/5

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12/03/2013

L'indien blanc (Will Henry)

L'indien blanc.jpgEn 1844, à la fin de la guerre de Sécession, le colonel John Buell Clayton, ancien officier confédéré, doit escorter un convoi de chariots bâchés à travers les territoires indiens en empruntant une piste non autorisée. Bien entendu, la caravane est attaquée et les Blancs sont massacrés. Clayton est laissé pour mort. Il se réveille après un long coma dans la tente du grand chef Crazy Horse qui le fera soigner, l'adoptera et en fera un indien. Sous le nom d'Aigle qui marche, il partagera l'existence de sa tribu d'adoption, se mariera avec Etoile, une belle indienne Oglala et participera aux Conseils des Sages, à tous les combats des guerres indiennes et même à l'épisode sanglant de Little Big Horn mais du mauvais côté cette fois, celui du Général Custer...

Ce roman n'en est pas vraiment un, vu qu'il a été inspiré du journal retrouvé de J.B.Clayton, personnage ayant réellement existé. « Le document original se trouve actuellement dans les archives de la famille Clayton de LaGrange, Georgie », peut-on lire en exergue de ce livre. Mais dans cette affaire, la réalité dépasse tellement la fiction, les péripéties sont tellement improbables et les évènements tellement extraordinaires qu'on se demande quand même si l'auteur, par ailleurs scénariste préféré de Tex Avery, n'aurait pas tout inventé. Les histoires d'hommes blancs adoptés par des Peaux-Rouges ne sont pas rares dans l'Ouest américain de cette époque trouble (1844-1878). Le lecteur fera d'ailleurs un parallèle avec le célèbre « Little Big Man » en trouvant que « L'indien blanc » le dépasse encore de plusieurs coudées dans l'improbable. Il n'empêche que cette lecture permet d'avoir une vision indienne de ces guerres si proches du génocide et d'approcher de l'intérieur un mode de vie en harmonie avec la nature mais non dépourvu d'une certaine rudesse, d'une réelle cruauté et de pas mal de superstitions. Ouvrage bien écrit et passionnant.

4,5/5

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10/03/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 3/1)

OPERATION BAUCENT Chapitre 3/1

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08/03/2013

La femme de Paul (Guy de Maupassant)

La femme de Paul.jpgPrès de Chatou, Paul Baron, fils d'un digne sénateur, est en train de se détendre dans une guinguette des bords de Seine en compagnie de Marguerite, sa jeune maîtresse, quand arrivent sous les vivats des canotiers et autres danseurs quatre lesbiennes qui semblent bien connaître Marguerite... Monsieur Lantin est un homme heureux. Il a une femme qui adore aller aux théâtre avec ses amies et qui en profite pour se parer de bijoux de pacotille bien clinquants. Mais quand celle-ci décède, la nécessité oblige Lantin à aller proposer un collier de sa femme à un bijoutier... Dans un champ, un couple marié, dans la soixantaine, se fait surprendre en pleine action par un garde-champêtre qui les traîne devant le maire. Lequel les somme d'expliquer les raisons de l'attentat à la pudeur qu'ils viennent de perpétrer... Une servante d'auberge violée par un client meurt en couche. L'enfant deviendra un valet de ferme boiteux, demeuré et souffre-douleur des ricaneurs du coin... Un homme décide de se marier juste pour ne plus jamais se retrouver seul dans son appartement...

« La femme de Paul » est un recueil de douze nouvelles de Guy de Maupassant. Le lecteur y trouvera un peu de tout. De petits faits de vie, des descriptions d'ambiances disparues comme celle de la faune des bords de Seine, des personnages atypiques et haut en couleurs comme « Tombouctou » ou comme le uhlan d' « Un duel » et des situations banales voire triviales qui, au fil du récit, révèleront toutes sortes de facettes plus ou moins honteuses de la condition humaine. Maupassant, maître inégalé du genre, a su se servir de tous les registres, allant de la comédie de moeurs, au drame en passant par l'étrange ou le fantastique (« Lui ? », « La morte ») et même le romantique sentimental. Mais toujours avec cette maîtrise stylistique exceptionnelle, cette légèreté faite d'élégance et de précision et cette acuité du regard teintée d'ironie, de dérision et d'une certaine mélancolie. Ce recueil ne peut que donner envie d'en lire plus. En effet, les nouvelles de Maupassant n'ayant pas pris une ride, sont, encore et toujours, de petits chefs d'oeuvre à déguster sans modération...

5/5 

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06/03/2013

Call me (Alain Bezançon)

call-me-alain-bezancon.jpgMilos est un des VJ (Vibration Jockey) les plus connus de la scène underground du mouvement « Feelers », fils à papa, adeptes des sensations extrêmes qui, grâce à des nano-implants au niveau de leur cerveau ont la capacité de s'éclater en ressentant plus fortement certaines vibrations appelées « Xtrems Vibes ». Bien entendu, ces pratiques ne sont pas sans conséquences sur la santé de ces drogués d'un nouveau genre. Leur espérance de vie ne dépasse pas les dix années. Un jour, dans un avion en partance pour New-York, Milos découvre dans un magazine russe la photo d'une magnifique jeune femme avec la mention « Call me » suivi d'un numéro de téléphone. Il n'en faut pas plus pour qu'il le compose et tente d'entrer en contact avec elle.

« Call me » est un très court roman ou une très longue nouvelle (les anglo-saxons parlent de « novella ») d'anticipation assez intéressante et assez réussie. Le thème des nano-implants pose une problématique qui ne tardera certainement pas à apparaître tout comme les conséquences sur la santé et la vie sociale des humains. Le lecteur bascule assez vite dans l'étrange et l'inquiétant avant de découvrir une fin surprenante et un peu trop rapidement exécutée. C'est agréable à lire et bien écrit. Dommage que ce format particulier ne permette pas de déployer une intrigue plus consistante ni de donner une véritable épaisseur psychologique aux divers personnages. Un e-book à conseiller aux amateurs de récits d'anticipation d'accès facile et de lecture rapide.

3,5/5

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04/03/2013

Jacques Ortis (Alexandre Dumas)

Jacques Ortis.jpgA Padoue, Jacques Ortis, jeune poète italien inconnu, est tombé éperdument amoureux de la belle Thérèse qui ne lui a accordé en tout et pour tout qu'un petit baiser avant de lui signifier son congé. Elle ne veut pas désobéir à son père qui la destine à un certain Odouard. Le coeur brisé, Ortis qui se sait incapable de l'oublier, entreprend un long voyage à travers une Italie occupée par l'armée de Napoléon Bonaparte et fort perturbée par l'irruption des idées nouvelles... Un certain docteur Miraglia, après avoir très sérieusement étudié la « lypermanie ascétique », une maladie mentale caractérisée par des hallucinations et une impression de possession diabolique permanente, se sert du théâtre comme d'une thérapie pour ses malades...

Deux textes du grand Alexandre Dumas qui ne font pas partie des grandes oeuvres historiques qui ont fait sa réputation, mais de son cycle d'impressions de voyage (comme « Le Corricolo », « Une année à Florence » ou le « Capitaine Aréna » entre autres ) quoi que dans un registre un peu différent. Dumas dit s'être inspiré du texte de Foscolo, « Jacopo Ortis », lui même très proche des « Souffrances du jeune Werther » de Goethe. Le lecteur comprendra que cette histoire d'amour platonique relève du romantisme le plus échevelé, genre qui ne passe plus du tout la rampe de nos jours. Il s'ennuie très vite devant cette longue suite de soupirs, de lamentations et des larmes. Tout ce spleen dégoulinant qui s'achève dans le mélo et le pathos insupporte très vite. Quand aux « découvertes » du Docteur Miraglia dans le domaine psychiatrique, inutile de préciser qu'elles sont si largement dépassées qu'elles en deviennent presque humoristiques. Il faut vraiment être un inconditionnel ou un érudit spécialiste d'Alexandre Dumas pour trouver un intérêt quelconque à ces textes qui ont malheureusement très mal vieilli.

1,5/5

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02/03/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 2/2)

OPERATION BAUCENT Chapitre 2/2

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