30/01/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 1/4)

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28/01/2013

Les femmes d'à bord (France Guillain)

Les femmes d'à bord.jpgLa navigatrice polynésienne, France Guillain, s'est fait connaître à travers un précédent livre « Le bonheur sur la mer » écrit avec son compagnon. Cet ouvrage rencontra un grand succès. Il relatait les aventures d'un couple parti pour un tour du monde improbable car avec des enfants en bas âge et sur un voilier de 9 mètres de long, autant dire une coque de noix. Dans « Les femmes d'à bord », le lecteur a le plaisir de retrouver France, mère de cinq filles et qui maintenant voyage seule mais sans se séparer de sa progéniture et sur des voiliers de plus grande taille. Mais son propos est moins de parler d'elle que de présenter quelques portraits de navigatrices voyageant seules ou accompagnées et de s'interroger sur le rôle de la femme sur un bateau et sur son autorité plus ou moins mal reconnue, même quand elle se trouve dans la peau du capitaine. Dans les temps anciens, il était fort mal vu d'emmener une femme en mer. La superstition voulait même que cela porte malheur. Heureusement, les mentalités ont évolué mais notre narratrice trouve qu'il reste encore pas mal de chemin à parcourir avant d'atteindre l'égalité...

Un livre sympathique, agréable à lire et d'esprit soixante-huitard qui permet de prendre un bon bol d'air pur et une giclée d'embruns revigorants en compagnie d'une série de femmes atypiques. Cela va de la pirate malaise à Titou, compagne et mousse du célèbre Antoine, à July, la militante MLF, en passant par Géraldine, l'épouse et la mère accomplie et par Françoise Moitessier, la courageuse compagne du grand navigateur hélas disparu. Et tant d'autres plus intéressantes, touchantes, intrigantes ou agaçantes les unes que les autres, chacune croquée en quatre ou cinq pages. Un bouquin à réserver pour celles et ceux qui aiment la mer et les gens de mer...

4/5

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26/01/2013

Confidences auvergnates (Jean Anglade)

Confidences auvergnates.jpgNé en 1915 à Thiers, capitale de la coutellerie auvergnate, Jean Anglade s'est retrouvé orphelin à l'âge de un an, son père ayant été tué sur le front de la Somme. Issu d'un milieu très modeste (sa mère était femme de ménage et son beau-père charretier), il est bon élève et devient d'abord instituteur après une formation classique à l'école normale. Il fait son service militaire dans un corps de météorologie et est mobilisé en 1939 lors de la drôle de guerre. Sa seule blessure sera un arrachage de dent un peu pénible. Son unité s'étant retrouvée en Bigorre au moment de l'armistice, il est démobilisé sans problème. Il n'a plus qu'à rentrer chez lui, à rejoindre sa femme et sa fille et à reprendre son métier d'enseignant. Il poursuivra encore des études afin de devenir professeur d'italien d'abord à Tunis puis à Clermont-Ferrand avant d'entamer la longue et prolifique carrière littéraire que l'on sait.

Ces confidences sont un long témoignage plein de vie et de tendresse pour la longue galerie de personnages qu'Anglade nous fait découvrir : le père prématurément disparu et qu'il recherche toujours, l'oncle coutelier dans son petit atelier, la grand-mère gâteau et tant d'autres. Des pages vivantes, captivantes, des périodes troublées, de la Première guerre mondiale aux évènements de Mai 68 en passant par l'entre-deux guerres, la Seconde guerre mondiale et l'Epuration. Le principal intérêt réside peut-être dans l'évocation de cette Auvergne d'autrefois avec ses coutumes, son patois, son mode de vie si particulier et ses mille activités de petites gens pauvres et besogneux. Tout un monde disparu et recrée par ces souvenirs vécus. Bien sûr, cet ouvrage très intimiste n'est certainement pas le meilleur du grand écrivain, mais il permet de mieux connaître le parcours de l'auteur.

4/5

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24/01/2013

L'ombre du grand mur (Léo Malet)

L'ombre du grand mur.jpgLewis Ted Crawford, honnête chirurgien new-yorkais, se retrouve condamné pour le meurtre d'une jeune femme qu'il n'a pas tuée. Tout l'accuse. Des indices, des témoins et un manque d'alibi flagrant. Mais pour ne pas compromettre une femme dont il est l'amant, de guerre lasse, il finit par avouer. Il purge une peine de trois ans derrière les barreaux de la prison d'Ossining. A sa sortie, impossible de reprendre une vie normale. L'ombre du grand mur plane toujours sur lui. Une visite à la femme d'un codétenu le ramène vers le monde des gangsters. Il devient médecin de la pègre et complice d'un parrain, Ralph Stryke. Petit à petit, par paliers successifs, il descendra tous les échelons de la déchéance.

Ecrit en 1942, alors que les autorités d'occupation interdisaient la diffusion du moindre texte d'origine anglo-saxonne, ce faux roman noir américain est en réalité un roman policier « made in France », mais avec une intrigue, des personnages et des décors américains, publié par Léo Malet sous le pseudonyme de Franck Harding. C'est à la fois une sorte d'OVNI littéraire et une oeuvre de précurseur puisqu'à l'époque, les grands auteurs de ce genre (Chandler, Himes, etc...) étaient encore inconnus en France. Nous sommes ici dans la tragédie, la fatalité dont on ne peut jamais se détacher quelque effort que l'on puisse faire. L'écriture est efficace, simple, enlevée, facile à lire. Encore un texte de Malet qui n'a pas pris une ride, même s'il est proposé dans un style simple assez différent des « Nouveaux mystères de Paris ». On trouve d'ailleurs en fin d'ouvrage, une nouvelle également très noire et désespérée « Le sang innocent » sur le thème d'un règlement de compte qui tourne si mal qu'un enfant de cinq ans en est la victime collatérale. Ce récit terrible pour un conte de Noël s'achève d'ailleurs sur une chute aussi horrible que surprenante. Si la vision pessimiste du monde est la même, le style est différent. La langue verte, l'argot, la gouaille du titi parisien, absente de « L'ombre du grand mur » réapparait pour notre plus grand plaisir bien sûr.

4/5

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22/01/2013

M'as-tu vu en cadavre ?

M'as-tu vu en cadavre ?.jpgUn certain Auguste Colin, dit « Nicolss », artiste lyrique sur le retour, se présente dans les bureaux de l'agence Fiat Lux de Nestor Burma. Il vient solliciter ses services mais d'une manière évasive. Il lui donne rendez-vous chez lui avec un luxe de précautions des plus bizarres. Et voilà que Colin disparaît sans laisser de traces. Peu après, l'imprésario de Gil d'Andréa, le chanteur à la mode, demande à Burma de surveiller son poulain qui lui semble filer un mauvais coton. C'est le début d'une enquête difficile avec son lot de cadavres. Une jeune fan du chanteur s'est suicidée, l'imprésario sera étranglée, des gangsters sud-américains se retrouveront pris dans une fusillade et un cadavre sera caché sous un tas de charbon. Avec sa chance habituelle, Nestor Burma aura son lot habituel : passage à tabac en règle et cuite carabinée pour la bonne cause, cela va de soi.

Publié en 1956, ce roman se déroule principalement dans le dixième arrondissement, Malet respectant le plan de création de ses « Nouveaux Mystères de Paris » avec un livre par quartier. Faisant écho à « Corrida aux Champs Elysées » qui traitait des milieux du cinéma, ce roman policier d'ambiance explore l'univers du music-hall (de nos jours on parlerait de show-biz) pour en dénoncer les apparences trompeuses. La description du club de fans servant de vivier ou de harem au chanteur de charme de ces dames et celle de l'agence de tournées en province et à l'étranger avec ses ramifications style « traite des blanches » ne sont pas piquées des vers. Léo Malet y déploie tout son esprit critique, son ironie et son cynisme désabusé. Combien de naïfs et naïves ne se sont-ils pas brûlés les ailes, combien se sont laissés prendre à ce miroir aux alouettes, combien admirent des bellâtres, jouisseurs, chanteurs de pacotille et finissent par tomber dans l'alcool comme la chanteuse qui lui a fait la courte échelle ou dans la prostitution comme ces sottes qui croient qu'il suffit de coucher pour arriver en haut de l'affiche ? On apprend au passage que les faveurs de Burma et donc de l'auteur vont plutôt vers Brassens, Patachou et Piaf. Un roman pas complètement noir mais qui dégage quand même une impression de malaise et de tristesse. L'énigme est résolue. La justice va passer mais dans les dernières pages, on sent que le détective ne se fait plus aucune illusion sur l'intérêt de son action. Livre intéressant ne serait-ce que pour le style et l'humour féroce.

4,5/5

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20/01/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 1/3)

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18/01/2013

Au fil du temps (Arthur Miller)

Au fil du temps.jpgFils d'émigrants juifs d'origine polonaise, Arthur Miller a été élevé dans un milieu de classe moyenne aisée. Son père qui possédait une usine de confection florissante, dut fermer boutique et se retrouva dépourvu lors de la crise de 1929. La famille dut alors quitter Brooklyn et la proximité de Central Park pour s'installer dans le quartier moins favorisé de Harlem qui, à l'époque, n'avait pas grand chose à voir avec ce qu'il est devenu maintenant. Miller ne participa pas à la deuxième guerre mondiale car il fut réformé suite à une blessure sur un terrain de base-ball. Auteur dramatique majeur, il écrivit et monta un grand nombre de pièces de théâtre à succès comme « Les sorcières de Salem » ou « Mort d'un commis voyageur » qui sont toujours jouées un peu partout dans le monde. Il fut marié trois fois. Sa deuxième épouse fut l'actrice Marilyn Monroe avec laquelle il ne resta en couple qu'environ quatre ans. Il s'apprêtait à se marier une quatrième fois quand il est mort en février 2005. Il était considéré comme un membre influent du monde littéraire et artistique américain, couvert d'honneurs et classé à gauche, soupçonné de communisme pendant le maccarthisme (ce dont il se défend dans le livre, se considérant lui-même comme progressiste modéré) et, en réalité, sympathisant démocrate.

Que penser d'une autobiographie en général ? Ecrit par l'auteur lui-même, le récit d'une vie peut être passé au filtre de lunettes roses et le résultat final peut facilement dériver en hagiographie, ce qui n'est pas tout à fait le cas pour « Au fil du temps », même si le lecteur peut relever de ci de là une certaine indulgence voire une réelle complaisance de cet homme brillant qui se regarde dans le miroir et qui se désole quand il s'observe avant de se consoler quand il se compare aux autres. Ainsi nous fait-il croiser Lucky Luciano et Elia Kazan (qui lui fera rencontrer Marilyn), John Huston et Clark Gable, Steinbeck et Tennessee Williams, Norman Mailer et Malraux, Kennedy et Reagan. Né en 1915, il a traversé toutes sortes de drames comme la guerre d'Espagne qu'il a entr'aperçue de très loin, la seconde guerre mondiale à laquelle il n'a pas participé et surtout la grande crise économique des années trente qui a, pour un temps, déclassé sa famille. Dense, touffu, rempli d'anecdotes croquées sur le vif, de personnages hauts en couleurs, célèbres ou non, toujours décrits à la volée, comme au fil de la plume, cette énorme biographie (plus de 500 pages en petits caractères) un peu indigeste retrace presque toute la vie d'un intellectuel qui a brillamment réussi. A conseiller aux fans d'Arthur Miller et à ceux que l'histoire des Etats-Unis et celle de son théâtre intéressent.

3,5/5

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16/01/2013

Les rats de Montsouris (Léo Malet)

Les rats de Montsouris.jpgAncien voyou rangé des voitures, Ferrand rencontre Burma devant un billard dans un cercle de jeu. Les deux hommes se sont connus quand ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne. Ferrand fait une drôle de proposition au détective privé parisien. Participer à une opération qui peut rapporter plusieurs millions. Il précise qu'il n'y a rien de malhonnête dans cette affaire. L'ennui c'est que Ferrand est retrouvé égorgé quelque temps plus tard et que la jeune femme rousse qu'on soupçonnait du meurtre se suicide en se jetant sous un train. Un démarrage plutôt louche pour une enquête qui s'annonce difficile et qui a un rapport avec un vol de perles qui aurait eu lieu avant guerre...

Cette enquête de Nestor Burma se déroule dans le XIVème arrondissement, quartier Montsouris avec son parc, la villa des Camélias, l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne et le grand réservoir d'eau souterrain qui permet de ravitailler en eau une grande partie de la capitale. Autant de lieux pittoresques et importants fort minutieusement décrits et d'une grande importance pour cette histoire. Publié en 1955, ce roman policier de facture classique permet à Léo Mallet de multiplier les clins d'oeil et de prêter de nombreux éléments biographiques personnels à son personnage, ce qui lui donne encore plus d'épaisseur tout en maintenant le flou et l'équivoque. Si on y constate également une certaine évolution du style vers plus de poésie, voire d'onirisme, on sait qu'on tient là, un ouvrage particulièrement réussi et qui n'a d'ailleurs pas pris une ride.

4,5/5

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14/01/2013

Corrida aux Champs-Elysées (Léo Malet)

Corrida aux Champs-Elysées.jpgL'actrice Grace Stanford dont il était le garde du corps (et un peu plus) étant repartie à Hollywood, Nestor Burma se retrouve seul dans le quartier des Champs-Elysées. Il profite de l'appartement que la star a laissé à sa disposition au Cosmopolitan Hôtel et décide de s'accorder un temps de repos à visionner des films lors de premières en compagnie de Marc Covet, un ami journaliste et d'un certain Rabastens. Mais rien ne se passe comme prévu. Alors qu'elle venait de réussir un come-back des plus surprenants, Lucie Ponceau, une étoile sur le déclin est retrouvée morte suite à l'ingestion d'une grande quantité d'opium, une starlette se retrouve dans le lit de Nestor et un producteur lui demande de surveiller un certain Tony Charente, acteur spécialisé dans les rôles de truands et drogué notoire.

Quand Burma intervient dans quelque milieu que ce soit, il faut s'attendre au pire. C'est du moins ce que pense son vieux partenaire , le commissaire Florimond Faroux. Et là, une fois de plus, le lecteur est servi. Les crimes, agressions et rebondissements s'accumulent dans cette sombre affaire de guerre entre trafiquants de drogue. « Corrida aux Champs-Elysées » fait partie des « Nouveaux mystères de Paris » tous centrés sur un quartier particulier de la capitale. Ici, nous sommes dans le milieu du cinéma avec sa faune interlope, ses étoiles montantes, ses vieilles gloires sur le retour, ses metteurs en scène besogneux, prétentieux ou inspirés. C'est croqué sur le vif, ça sent le vécu et n'a pas pris une ride. Bien que daté de 1956, ce roman est encore bien agréable à lire de nos jours ne serait-ce que par le style fleuri et enlevé de Malet. Un bon moment de divertissement. Un style de littérature policière comme on n'en écrit plus.

4/5

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12/01/2013

Opération Baucent (Chapitre 1/2)

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10/01/2013

Casse-pipe à la Nation (Léo Malet)

casse-pipe à la nation.jpgSon amie et assistante Hélène devant rentrer en train de la Côte d'Azur, Nestor Burma l'attend à la gare de Lyon. La jeune femme n'étant pas au rendez-vous, le détective privé va prendre un peu de bon temps à la foire du Trône. Comme il aperçoit une très jolie femme qui s'installe dans le Scenic Railway, il la suit et s'asseoit juste derrière elle. Mais, alors qu'il se trouve au plus haut de cette attraction à sensation, un inconnu tente de le précipiter dans le vide. Burma voit la mort de près. Il parvient néanmoins à se débarrasser de son agresseur qui finira écrasé au sol. Ainsi débute cette enquête du fin limier parisien qui se retrouve mêlé à une affaire qui n'a pas grand chose à voir avec les fêtes foraines.

Un roman policier de facture classique, bien mené, bien enlevé et encore très agréable à lire aujourd'hui en dépit de son grand âge (1957). Malet nous décrit un monde qui date un peu, le microcosme un peu interlope du quartier de la Nation, avec ses forains, ses voyous et ses pinardiers de Bercy. Bien sûr, tout cela a depuis longtemps disparu, tout autant que le Londres de Sherlock Holmès, mais ne lit-on pas encore les aventures du héros de Conan Doyle avec un grand plaisir ? Il en va de même pour cet ouvrage de Malet, fine plume s'il en fut et grand artisan de la langue verte, du parler « titi parisien » humoristique et décalé (malheureusement plus ou moins disparu de nos jours). Le lecteur passe un bon moment de détente avec ce livre et en profite pour s'offrir une jolie plongée dans le passé. Soit deux bonheurs pour le prix d'un : polar et histoire. Pourquoi s'en priver ?

4/5

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08/01/2013

Du Rébecca rue des Rosiers (Léo Malet)

Du rebecca rue es rosiers.jpgDans l'île Saint Louis à Paris, suite à une petite fête très copieusement arrosée, le peintre Fred Baget découvre à son réveil le cadavre d'une jeune femme poignardée dans son appartement. Craignant que cette affaire ne ruine sa réputation et ne l'empêche d'obtenir la Légion d'honneur, Baget demande l'aide de Nestor Burma qui se retrouve avec une affaire assez louche sur les bras. La victime est une jeune juive que le peintre ne connait pas mais qui a un lien avec le milieu communautaire de la rue des Rosiers en plein émoi à cause d'un certain Bramovici, gangster juif, trafiquant et collaborateur responsable de l'arrestation et de la déportation d'un grand nombre de ses coreligionnaires.

Publié pour la première fois en 1958, ce roman policier de facture classique est, encore aujourd'hui, fort agréable à lire pour toutes sortes de raisons. D'abord pour l'ambiance d'un Paris et d'une France d'une autre époque, celle des films de Lautner, des dialogues d'Audiard et des chansons de Piaf. Ensuite, pour le petit monde du Sentier qui est fort bien décrit. Malet se réfère à mots couverts à une affaire qui fit grand bruit à l'époque. Et enfin et surtout, pour le style enlevé, vif, agréable, porté par des dialogues percutants et par une langue fleurie de titi parisien avec cette truculence merveilleuse faite d'argot et de langue verte qui rapproche Malet des Frédéric Dard, des ADG et autres Blondin. Un bon moment de détente garanti.

4,5/5

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06/01/2013

La conjuration de la Rose Noire (Anne-Marie et Jean Mauduit)

La conjuration de la rose noire.jpgSous la régence d'Anne d'Autriche, alors que le Dauphin, futur Louis XIV n'est encore qu'un tout jeune garçon, la présence au pouvoir du cardinal Mazarin suscite tous les rejets. La Fronde des Princes vient d'être mâtée suite à l'arrestation des principaux meneurs. Celle du Parlement continue, attisée par Gondi. Et voilà que pour ne rien arranger, une série de crimes étranges se produit en divers endroits du royaume. Et sur chaque cadavre, on trouve une rose noire en tissu. Guilio de Beauclair, jeune protégé italien du cardinal se retrouve propulsé dans les cercles les plus fermés de Paris pour mener l'enquête et découvrir qui sont ces étranges conjurés prêts à tout pour renverser le trône. Pourra-t-il sauver la royauté chancelante ?

Un roman historique qui prend pas mal de liberté avec l'Histoire (avec un grand H). Vrai-faux enlèvement du jeune Louis XIV, intervention des Rose-Croix en la personne d'Andreae, alliance improbable entre les nobles et le peuple de Paris, fuite de Mazarin à Saint Germain. En réalité, le lecteur a plus affaire à un grand roman d'aventures style cape et épée dans lequel il doit se laisser emporter par les nombreux rebondissements en général fort bien amenés sans se soucier de leur manque de vraisemblance. Un gros roman bien écrit dans la lignée des oeuvres de Dumas, Féval ou Zévaco, ce qui n'est pas un mince compliment.

4/5

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05/01/2013

Opération Baucent (Chapitre 1/1)

08:38 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2013

Aphorismes

Palais bourbon.jpgLa politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. »

(Paul Valéry)

« En politique, les insensés peuvent faire de sorte que ce soient les sages qui aient tort. »

(Jean Rostand)

« On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres. »

(Voltaire)

« Comme il importe plus en politique de se justifier que de faire, les mots y ont plus d’importance que les choses. »

(Bernard Grasset)

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03/01/2013

Nouvelle année, nouveau bouquin...

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre « Opération Baucent », un thriller décalé, dans un registre totalement différent de mes précédents ouvrages. En espérant qu'il vous plaira, voici un aperçu de la quatrième de couverture...

 

"Un bouquiniste, spécialisé dans le paranormal et l'ésotérisme, se voit proposer une somme mirobolante pour l'achat de son commerce alors qu'il ne l'a même pas proposé à la vente... Une jeune femme se retrouve enlevée par deux psychopathes tout juste sortis d'un hôpital psychiatrique... Une confrérie de Templiers, en quête du Graal, suit aveuglément son chef, un notable respecté... Et, en invité surprise, débarque une jeune et riche américaine, travaillant pour un mystérieux sous traitant des services secrets.

En se ralliant au « Baucent », le célèbre oriflamme noir et blanc des Templiers, tout ce petit monde se retrouve entraîné dans une course au trésor aussi haletante qu'effrénée où tous les coups sont permis. Autant thriller que livre d'espionnage et d'aventures, « Opération Baucent » fait partie de ces ouvrages que l'on ne peut plus quitter une fois qu'on les a ouverts tant le rythme est soutenu, l'action trépidante et les péripéties surprenantes. A découvrir absolument !"

 

La version papier est déjà disponible sur TheBookEdition.com et, pour celles et ceux qui ont fait le grand saut vers le numérique (PC, tablettes et autres liseuses), une version e-book est également proposée sur Amazon Kindle.

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02/01/2013

900 jours, 900 nuits dans l'enfer d'une prison équatorienne (Daniel Tibi)

900 jours 900 nuits.jpgA Guayaquil (Equateur), alors qu'il s'apprête à embarquer dans un avion pour Paris, Daniel Tibi, jeune négociant en pierres précieuses, est arrêté par la police qui le soupçonne de faire partie d'un cartel de narco-traficants colombiens. Il subi un interrogatoire « musclé » mais n'avoue rien car il est innocent et simplement victime d'un coup monté par un ancien ami, concurrent envieux de sa réussite et désireux de se venger de l'inconstance de son amie. Daniel Tibi est incarcéré dans la « quarantaine » de la monstrueuse prison de la ville. Un véritable enfer où la vie d'un homme n'a pas le moindre prix, où voleurs, tueurs et autres drogués font la loi. Il lui faudra payer pour tout : repas, protection, simple accès à la promenade. Il sera battu, agressé, volé, torturé par la police à plusieurs reprises. Un calvaire qui durera 848 jours et 848 nuits (de septembre 1995 à janvier 1998), le laissant aux frontières de la mort et de la folie. Malade, blessé gravement et ne pesant plus que 46 kg, il devra subir plusieurs opérations et une longue convalescence lors de son retour en France. Il mettra 12 ans avant d'arriver à se décider à écrire ce livre.

Témoignage aussi poignant qu'émouvant, digne des récits des prisonniers du Goulag russe ou du Lao Gaï chinois avec cette injustice supplémentaire d'être emprisonné pour rien, sans raison et cette impression d'être la victime d'une administration kafkaïenne, arbitraire (Tibi n'a jamais été interrogé par un juge d'instruction, il n'a pas eu l'aide d'un avocat et tous ses droits ont été bafoués) et totalement corrompue (sa voiture ainsi qu'une mallette pleine de pierres précieuses lui ont été dérobées par la police et à chaque niveau, on lui a toujours demandé de l'argent pour tout). Dans ce dernier cercle de l'enfer, sa survie n'a tenu qu'à un fil. Il lui a fallu une rage de vivre exceptionnelle pour en réchapper. Il se surprend d'ailleurs lui-même par certaines de ses réactions d'une violence quasi insensée . Il doit se battre comme un fauve pour s'emparer d'une cellule, pour ne pas se faire détrousser et même pour respirer autre chose que du crack. Un document hallucinant qui montre que l'homme peut vraiment être un loup pour l'homme et que dans l'univers carcéral il existe bien des degrés dans l'horreur. A déconseiller aux âmes sensibles.

4,5/5

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