21/09/2012

Freedom (Jonathan Franzen)

Freedom.jpgEtudiante et très bonne joueuse de basket, Patty tombe amoureuse de Richard, chanteur et compositeur dans un groupe de rock. Mais le « bad boy » charmeur et papillonnant ne se montre pas à la hauteur de ses attentes. Déçue, Patty se rabat sur Walter Berglund, le meilleur ami de Richard, un garçon sérieux, responsable et qui cherche toujours à bien faire. Ils se marient, ont deux enfants Joey et Jessica et semblent être parvenus à accomplir le rêve américain : une famille épanouie, une jolie maison, une mère au foyer qui s'occupe des enfants et à père disposant d'un bon revenu. Mais un jour, Patty commence à déprimer... Les enfants ont grandi. Ils posent des problèmes. Et pour ne rien arranger, Richard réapparait...

Une chronique familiale douce-amère, une description de l'intérieur d'une famille de la classe moyenne américaine qui s'étale dans la durée sur trois générations. Des grands-parents alcooliques ou autoritaires aux enfants paumés de la génération internet en passant par les parents baby-boomers désabusés ou marqués par les lubies écologiques de leur époque. Un véritable pavé (718 pages en petits caracètres) dont le lecteur s'est demandé du début à la fin pourquoi il continuait la pénible lecture. Certainement pas pour son intrigue digne d'une série télé type « Desperate House Wives » avec ses histoires de tromperies minables, pas non plus pour ses personnages tous plus quelconques et minables les uns que les autres et encore moins pour son style lourd, filandreux, truffé de répétitions et de phrases mal construites... (Damned ! Que se passe-t-il chez nos grands éditeurs ? Pas les moyens de s'offrir de bons traducteurs ?) Alors, pourquoi ? Sans doute parce que ce livre sent le vécu, parce que l'observation est nette, précise, juste et minutieuse. Franzen a un oeil d'entomologiste. Il passe ses personnages et ses situations au microscope, nous raconte tout par le détail, ne nous cache rien et le lecteur en reste bluffé, ne pouvant que se dire : « Mais oui, mais bien sûr, c'est comme ça que nous réagissons (ou réagirions) tous autant que nous sommes... » Au final, un grand bouquin quand même et qui ne laissera personne indifférent.

4/5

08:30 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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