06/06/2012

Jésus, fils du charpentier (Bernard Clavel)

jésus le fils du charpentier.jpgDans « Jésus, le fils du charpentier », le regretté Bernard Clavel nous raconte avec simplicité et humilité l'histoire bien connue du Christ, de sa naissance à Bethléem, son enfance à Nazareth et bien sûr les années d'enseignement en Galilée en compagnie de ses disciples, le tout couronné par la mort sur la croix et la résurrection. « Ce qui m'a conduit à raconter cette histoire, dit-il, c'est l'enfant Jésus et ceux qui l'aimaient. Tant de tendresse et tant d'amour pour aboutir à tant de violence et de cruauté.

Un livre magnifique, écrit avec ferveur, comme un roman, donnant une image terriblement humaine à son personnage principal et également à la plupart des autres, tous autant de magnifiques figures, tels Joseph, Pierre, Jean ou Marie, bien sûr. Des mots et des images d'une grande beauté et d'une certaine naïveté apportent au lecteur une émotion extraordinaire. Au sommet de son art, Clavel parvient, grâce à ce livre, à se hisser au niveau des plus grands (Hemingway, Saint-Exupéry ou Hesse). En lisant « Jésus, le fils du charpentier », on pense à des titres comme « Le vieil homme et la mer », « Le petit Prince » ou « Siddartha », même style éblouissant et dépouillé, même simplicité sereine et même évidence qui parle au coeur. Magnifique. A ne pas manquer.

5/5

Citations : « Joseph allait sa vie sans se soucier des commérages. Et sa vie c'était le travail du bois. La charpente surtout, mais aussi la menuiserie à la grande et à la petite cognée. Il s'entendait aussi bien à bâtir et couvrir une maison qu'à fabriquer une huche à pain, une maie, une table et ses bancs, un lit, un coffre ou un métier à tisser. Quand on le complimentait sur la qualité de son travail, il souriait dans sa barbe, frottait l'une contre l'autre ses grosses mains qui faisaient un bruit de râpe, et lançait un regard vers un angle de son atelier. Son oeil luisait de telle sorte qu'on voyait bien qu'il y avait dans cette direction quelque chose à découvrir.

Eh oui ! Il y avait un berceau. »

« Comme leur chemin allait vers le sud, ils durent marcher avec cette neige qui leur piquait la joue droite et ce vent qui se coulait sous leurs vêtements. Marie qui grelottait devait souvent descendre de sa monture pour se réchauffer en marchant. Mais elle se fatiguait vite et son ventre lourd lui donnait beaucoup d'inquiétude. Elle avait fait la fière devant les craintes de Joseph, à présent, elle devait serrer les dents pour ne pas se plaindre.

- Nous allons retarder tout le monde, s'inquiétait-elle. »

« Dès qu'elle eut apporté le pain, Jésus le bénit au nom de son Père, le rompit et le leur tendit. Quand ils l'eurent pris, il ouvrit largement ses bras et montra ses poignets où saignaient encore les plaies laissées par les clous. Aussitôt, les disciples le reconnurent et se prosternèrent à ses pieds.

- Relevez-vous, ordonna Jésus. Mangez et buvez, et soyez dans la joie !

Ils se redressèrent. Tous pleuraient de bonheur et la femme qui les avait servis pleurait avec eux en remerciant le ciel. »

08:45 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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