29/05/2012

Clair de lune (Guy de Maupassant)

Clair de lune.jpgL'abbé Marignan n'a de cesse de pourfendre les péchés de chair. Quand il apprend que sa propre nièce n'a pas su y résister, il voit rouge... Après la défaite de Sedan, le Second Empire est remplacé par la République. Dans un petit village normand, deux notables se disputent farouchement la Mairie devant un rassemblement de paysans en armes complètement indifférents à ce passage de l'ombre à la lumière... Jacques rencontre Berthe, une jeune fille qu'il épouse. Mais voilà que sa vieille maîtresse meurt en donnant naissance à un enfant de lui... Pour tenter de la désensorceler, on fait contempler un ostensoir à une possédée... Une vieille fille un peu hommasse meurt en regrettant d'abandonner des enfants qu'elle n'a jamais eu... Un homme présente sa maîtresse à son épouse. Contre toute attente, les deux femmes deviennent les meilleurs amies du monde... Un cocher adopte une chienne qui affole tous les corniauds du quartier. La mort dans l'âme, il lui faut s'en séparer.

« Clair de lune » est un recueil de douze nouvelles du grand maître Maupassant. Avec un art et une technique remarquable, il parvient à rendre passionnantes de toutes petites histoires plus ou moins triviales. Le lecteur y retrouve tous ses sujets de prédilection : l'étrange, les amours coupables ou contrariées, les bassesses quotidiennes, le fantastique (Le pardon), la folie (Une veuve) et même les légendes normandes (Légende du Mont Saint Michel). Les caractères des personnages sont tellement intéressants, le style est tellement impeccable et les observations tellement incisives voire vachardes que ces textes qui ont parfaitement résisté à l'épreuve du temps se lisent avec grand plaisir encore aujourd'hui.

5/5

Citations : « Jamais on ne l'avait entendue se plaindre, regretter quoi que ce fut, envier n'importe qui. Elle disait : « Chacun sa part » avec une conviction de fataliste. Elle n'allait pas à l'église, n'aimait pas les prêtres, ne croyait guère à Dieu, appelant toutes les choses religieuses de la « marchandise à pleureurs ».

« Dieu, à son avis, n'avait créé la femme que pour tenter l'homme et l'éprouver. Il ne fallait approcher d'elle qu'avec des précautions défensives, et les craintes qu'on a des pièges. Elle était, en effet, toute pareille à un piège avec ses bras tendus et ses lèvres ouvertes vers l'homme. »

« On parlait d'un loup colossal, au pelage gris, presque blanc, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d'une femme, étranglé tous les chiens de garde du pays et qui pénétrait sans peur dans les enclos pour venir flairer sous les portes. (…) Et bientôt une panique courut par toute la province. Personne n'osait plus sortir dès que tombait le soir. »

08:47 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Je ne connaissais pas du tout ! Merci beaucoup d'avoir partagé, c'est beau ! Marie

Écrit par : cherche femme de ménage | 29/05/2012

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