26/11/2011

Jim Glass (Tony Earley)

jim glass.jpgJim Glass est un orphelin âgé de dix ans qui habite à Aliceville, une toute petite bourgade de Caroline du Nord. Son père est mort d'un arrêt cardiaque en plein champ une semaine avant sa naissance. Aidée de trois oncles bourrus mais bienveillants, Zeno, Coran et Al, sa mère Cissy l'élève dans le souvenir d'un père dont il porte le même prénom et selon des valeurs d'honnêteté et de travail bien fait. Nous sommes dans les années trente au moment où la dépression économique commence à frapper les campagnes. La vie simple et frugale de Jim est marquée par un premier essai de travail de sarclage des maïs avec ses oncles, par l'édification d'une nouvelle école, premier édifice pourvu du courant électrique, par des parties de base-ball avec ses partenaires de la montagne, par un voyage à la mer, une fête de village et une visite au grand-père mourant après une vie de distillateur clandestin puis de taulard...

Le récit simple mais non simpliste d'une année de la vie d'un enfant de la campagne racontée sans fioritures et en donnant la part belle aux dialogues. La quatrième de couverture parle d'un « retour aux sources du classicisme américain, du côté de Tom Sawyer ». On nous permettra d'être nettement moins dithyrambique et de faire remarquer que ce premier « petit » roman est loin de l'imagination, de la verve et du style du grand auteur américain. N'est pas Mark Twain qui veut. Cette histoire de gamin repose malheureusement sur une intrigue plate et peu originale et, pire, le contexte historique n'est absolument pas traité, ni même évoqué ou suggéré, ce qui est bien regrettable. Déception au bout du compte.

2,5/5

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18/11/2011

Le complot Romanov (Steve Berry)

Le complot romanov.jpgMiles Lord, un jeune et talentueux avocat américain, est chargé par son chef Hayes de chercher dans les archives secrètes des documents permettant d'étayer devant la commission tsariste la candidature d'un certain Baklanov qui se présente comme étant le dernier descendant des Romanov. En effet, le gouvernement russe aux abois, les principaux chefs de la mafia et quelques businessmen américains prêts à investir des millions de dollars dans l'affaire, ont décidé de restaurer la monarchie en plaçant un fantoche à la tête de l'état. Mais voilà que Miles met la main sur des documents troublants : une étrange prophétie de Raspoutine et surtout une lettre de Lénine dans laquelle celui-ci se demande si tous les membres de la famille royale ont bien été exécutés dans la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Mais très vite, Lord devient la cible d'une terrible chasse à l'homme, il n'a alors plus d'autre solution que de se battre pour rester en vie à tout prix et pour mener son enquête jusqu'à sa fin logique : démasquer Baklanov et retrouver le véritable descendant s'il en existe réellement un.

Un thriller sur fond historique dont il est difficile de lâcher la lecture en dépit d'une certaine longueur (509 pages) qui n'est pas gênante tant le sujet est passionnant, le rythme narratif enlevé et le style fluide et agréable. Tout comme son devancier Dan Brown qui déclare que c'est le genre de livre qu'il aime « brillant, ingénieux, séduisant », Steve Berry utilise exactement la même recette. Celle du pâté d'alouette : une alouette de vérité historique et un cheval de fantaisie débridée ! Une solide documentation historique astucieusement assaisonnée d'une bonne partie d'inventions plus ou moins fantaisistes (lignée secrète, prophéties bizarres, méchants comploteurs et une douzaine de cadavres en prime) . Il part de deux éléments indéniables : l'exhumation des cadavres de la famille du tsar Nicolas II, au cours de laquelle on n'en retrouva que neuf sur les onze. Les deux manquants seraient le petit tsarévitch Alexis et la fameuse Anastasia et la fameuse lettre de Lénine. Et là-dessus, son imagination fertile extrapole en nous brodant tout un complot et une improbable remise sur le trône d'un descendant sauvé par Youssoupov. Mis à part ce côté invraisemblable qui peut agacé les puristes de Clio, le lecteur trouvera un grand plaisir à lire cet excellent ouvrage de divertissement auquel on souhaite le même succès qu'à un certain « Code ».

5/5

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12/11/2011

Vertige (Franck Thilliez)

Vertige.jpegJonathan Touvier, un ancien alpiniste d'une cinquantaine d'années, se réveille au fond d'un gouffre. Il est retenu prisonnier par une longue chaine qui lui enserre le poignet et qui est solidement fixée à la roche. Il ne comprend pas pourquoi il se retrouve dans cette désagréable position. Mais il n'est pas seul, il y a aussi Pokhara, son chien, Farid un jeune beur enchaîné par la cheville et Michel Marquis, un grand costaud du même âge que lui, qui semble libre de ses mouvements mais qui porte un masque de fer solidement verrouillé. Une lettre les prévient qu'au cas où Marquis s'éloignerait de plus de cinquante mètres des deux autres, le masque garni d'explosifs sauterait. De plus, les trois malheureux découvrent ce message sibyllin : «  Qui sera le menteur ? Qui sera le voleur ? Qui sera le tueur ? »

Ainsi débute une aventure de survie absolument démoniaque. Les nerfs du pauvre lecteur sont soumis à rude épreuve. La tension dramatique de ce huis clos improbable et le suspens sont insoutenables. Comment ces hommes vont-ils pouvoir survivre dans les terribles conditions où ils se trouvent ? Pourquoi leur a-t-on tendu ce piège abominable ? Il va sans dire qu'une fois la lecture commencée, le lecteur ne peut plus lâcher ce thriller particulièrement original qu'il faudra réserver aux amateurs (trices) de sensations fortes. Les âmes sensibles pourront s'abstenir car cette affaire frise souvent l'horrible, le gore. Quand l'homme se retrouve en mode survie, les pires horreurs se deviennent possibles. Et Thilliez ne s'est pas gêné pas pour mettre le paquet dans ce registre particulier. Peur et frissons garantis...

5/5

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