22/01/2010

René Daumal

rené daumal(Photo de René Daumal prise 3 jours avant sa mort)Biographie : René Daumal, né à Boulzicourt, Ardennes le 16 mars 1908 et mort à Paris, le 21 mai 1944, était un poète, critique, essayiste, indianiste et écrivain français.Son père, Léon Daumal, est instituteur puis fonctionnaire au ministère des Finances. Très tôt engagé dans des expériences littéraires novatrices, il crée avec trois amis, à Reims, le groupe des « Phrères simplistes », notamment inspiré de Alfred Jarry, Arthur Rimbaud et des surréalistes. Il s’agit de Roger Vailland, Roger Gilbert-Lecomte et Robert Meyrat. Bons élèves au lycée, ils cherchent comme Rimbaud « le dérèglement de tous les sens » (drogue, roulette russe, même)[réf. nécessaire], dans un esprit de découverte. Autour de 1924, Daumal connaît une expérience unique qu'il qualifiera de « déterminante », en utilisant le tétrachlorométhane (CCl4)dont il se sert pour tuer les coléoptères qu'il collectionne. Il a l’intuition qu’il pourra rencontrer un autre monde en se plongeant volontairement dans un coma proche de ce que nous appelons aujourd’hui les expériences de mort imminente. L’utilisation du tétrachlorométhane fragilisera sa santé, et il est possible que cela l’ait sensibilisé à sa future tuberculose.Pensionnaire au lycée Henri-IV à Paris de dix-sept à dix-neuf ans, il y est l'élève d’Alain et y rencontre la future philosophe Simone Weil, avec laquelle il aura des échanges au sujet du sanskrit. En effet, « Re-Né » s’est précocement intéressé aux textes sacrés de l’Inde, et a décidé d’apprendre le sanskrit, quitte à composer lui-même sa propre grammaire sanskrite (celle-ci a été reproduite en fac-similé sous le titre La langue sanskrite – Grammaire, Poésie, Théâtre).À Paris, avec Roger-Gilbert Lecomte et Pierre Minet, après avoir rompu avec Vailland, ils fondent la revue "Le Grand Jeu", qui connaîtra trois numéros de 1928 à 1930, le quatrième numéro restera dans les cartons. On y rencontre notamment le peintre Josef Sima, et Hendrik Cramer, le mari de Véra Milanova (future épouse de René Daumal).En 1930, René Daumal fait la connaissance d’Alexandre de Salzmann, disciple de Gurdjieff, qui lui permet de vérifier un certain nombre de ses intuitions : il décide de rompre avec sa vie littéraire et de s’accorder les chances d’une vie nouvelle par ce qu'il appelait de ses vœux: "une métaphysique expérimentale", accessible par les exercices proposés par Gurdjieff. Il est engagé comme attaché de presse auprès du danseur Uday Shankar et part avec lui durant l'hiver 1932-1933 dans sa tournée aux États-Unis.Cette période est relatée dans « La Grande beuverie », premier grand travail littéraire de Daumal. On en découvre les clefs dans les Fragments inédits. Sur le ton de l'humour, « La Grande beuverie » présente une critique des rouages de la société pour un homme qui a brûlé son ego, et la question est posée de ce que la vie réelle pourrait être.Revenu à Paris en 1933, René Daumal vit dans des conditions matérielles très difficiles. Il obtient le prix Doucet pour « Le Contre-ciel », écrit quelques traductions de l’anglais (Ernest Hemingway, Daisetz Teitaro Suzuki) et du sanskrit, des articles pour la NRF, et une abondante correspondance. Il rédige le texte « Poésie noire, poésie blanche », où il explicite les fondements d'une expérience poétique véritable.Quasiment sans domicile fixe, il se déplace d’un endroit à un autre avec Véra Milanova. Il rencontre Philippe Lavastine et, par son intermédiaire (il travaille chez l'éditeur Denoël), l’écrivain Luc Dietrich et son grand ami Lanza del Vasto.Ayant pris connaissance de sa maladie, une tuberculose déjà avancée, René Daumal séjourne le plus possible en montagne, dans les Pyrénées mais surtout dans les Alpes, au Plateau d’Assy chez la pharmacienne Geneviève Lief qui deviendra une élève. C’est la guerre. Il s’est marié avec Véra, israélite. Il vit dans des conditions matérielles extrêmement difficiles. Il compose ses plus belles lettres, se remet à la poésie, écrit La Guerre sainte et commence son œuvre majeure, le célèbre et inachevé Mont Analogue, démonstration du langage analogique et de l’écriture à multiples strates de compréhension.Il meurt rue Monticelli, près de la porte d'Orléans, à l’âge de 36 ans.(Source Wikipédia)

09:00 Écrit par CCRIDER dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : litterature, ecrivains celebres |  Facebook |

Commentaires

Bonjour,
Je viens de publier "Les machines de René Daumal" :
http://jfsterell.blogspot.com/2011/03/les-machines-de-rene-daumal-mars-2011.html
J'espère que vous pardonnez cette page d'auto-publicité : c'est de l'autoédition.
J-F Sterell

Écrit par : Jean-François Sterell | 15/05/2011

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